Nous étions vingt-deux personnes à participer à ce café philo, le vendredi 24 avril 2015, au centre culturel de Bouffémont, sur le thème : «Expliquer le fanatisme ? Y faire face ?»
dimanche 26 avril 2015
Compte rendu du café philo du 24 avril 2015 ; fanatisme
Nous étions vingt-deux personnes à participer à ce café philo, le vendredi 24 avril 2015, au centre culturel de Bouffémont, sur le thème : «Expliquer le fanatisme ? Y faire face ?»
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Télécharger
les contributions de Catherine Delaunay (en préparation) et de Pierre
Haller, ainsi que le poème d'Arlette Coutin.
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Paroles entendues
-
Hitler ne
tolérait pas qu’on justifiât ses thèses, qu’il considérait comme des vérités en
soi.
-
Le comportement fanatique
de meute se constate dans les stades de football, dans les concerts de rock. La
meute dépersonnalise.
-
Hitler et Staline
étaient des pauvres types, mais il est incompréhensible que des millions de
gens les aient suivis, y compris des intellectuels. Les diplômes ne préservent
pas du fanatisme.
-
Le fanatisme est
complexe. Les jeunes recrues américaines pendant la guerre du Vietnam
(1955-1975) tuaient fanatiquement les Viêt-Congs qu’ils ne connaissaient pas. En
même temps, le président américain Johnson initiait des actions humanitaires.
-
Pour Freud, les
pulsions de vie et de mort, Eros et Thanatos, sont liées.
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Le véritable bourreau
est la foule au pied de l’échafaud.
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Il y a ceux qui croient
savoir et ceux qui sont en recherche.
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On peut craindre
d’être pris en otage par ceux qui ont des certitudes.
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L’art est parfois
iconoclaste.
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Le fanatisme est
aussi une réponse contre le relativisme et une recherche d’absolu, de
transcendance et d’identité. C’est un désir de revenir à une vérité originelle.
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Le problème est
que le fanatique impose sa vérité aux autres.
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Il y a le
fanatique intelligent, machiavélique et le fanatique mouton.
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Le fanatisme islamique
est une lutte contre les pouvoirs autoritaires. La religion n’est qu’un
prétexte. Le projet est très logique et dispose de gros moyens.
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Tout fanatisme
cache une lutte de pouvoir.
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C’est une volonté
de puissance et de vérité.
-
Les cours du
pétrole suivent les événements guerriers.
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Le fanatique
intelligent ne va pas jusqu’au bout.
Y faire face
-
Il faut faire
face par la connaissance, en construisant la fraternité par des rencontres
interreligieuses.
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Il faut instruire
les moutons, pour les fanatiques intelligents, c’est plus difficile.
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Il faut arrêter
de mettre les religions en avant.
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Fraternité, oui
mais les forces des ténèbres reviennent toujours.
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La politique très
répressive de Singapour porte ses fruits en matière de sécurité.
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Tout être a
besoin d’amour.
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Le fanatisme est
une pathologie. Les nations ont été construites sur le fanatisme, mais aussi
sur l’empathie.
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Lecture de l’article
« Fanatisme » de Voltaire du « Dictionnaire philosophique
portatif, 1764 ».
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Le fanatisme, c’est
le refus de la souffrance.
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Locke : « Face
au fanatisme, la raison doit être notre dernier refuge. »
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En France, les
fanatiques sont encore pour le moment marginaux.
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L’Europe est
moins touchée par le fanatisme que le reste du monde.
-
Krisnamurti :
« Soyons notre propre guide. »
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Nous ne vivons
pas dans un monde de bizounounours. Il faut repérer les fanatiques.
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Le sacré et la
transcendance, c’est la mort et la vie.
-
On souhaite que
le fanatisme reste à la marge, mais c’est mal parti.
-
Est-ce qu’on est
un héros lorsqu’on donne la mort ? Le fanatique ne met aucune distance
entre son être et ses croyances.
-
On comprend ceux
qui partent, ici il n’y a plus de cause à défendre.
-
En France nous
récoltons les fruits de la colonisation.
-
Il faut aussi se
méfier de la raison.
-
« Ils ont
voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines. »
-
Après de siècles
d’hostilités entre catholiques, juifs et protestants en Europe, les relations
sont largement pacifiées aujourd’hui. On peut venir à bout du fanatisme quand
on veut.
samedi 4 avril 2015
samedi 28 mars 2015
Compte rendu du café philo du 27 mars 2015 ; dignité
Nous étions trente personnes à participer à ce café philo, le vendredi 27 mars 2015, au centre culturel de Bouffémont, sur le thème : « La dignité est-elle le propre de la personne humaine ? »
Les thèmes des prochains
cafés philo ont été choisis :
+ Vendredi 24 avril 2015 :
« Expliquer le fanatisme ? Y faire face ? »
+ Vendredi 29 mai 2015 :
« Révolution numérique : quels enjeux pour l’homme ? »
+ Vendredi 26 juin
2015 : « Transmettre. »
Arlette Coutin a lu son poème
reproduit à la fin de cet article en téléchargement.
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Télécharger les contributions de Catherine Delaunay et de Pierre Haller, ainsi que le poème d'Arlette Coutin.
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Propos entendus
-
Ne vend-on pas
les hommes dans le monde économique actuel ?
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La dignité se
fonde sur la sensibilité.
-
Le concept de
dignité est issu du monothéisme.
-
La Bible fait
remonter la dignité au fruit de l’arbre de la connaissance, que le serpent est
venu corrompre. La constatation de sa nudité est à l’origine de la conscience
de la pudeur et de la dignité.
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La dignité est
liée à la conscience de soi.
-
Mais le malade
qui n’a plus de conscience a encore une dignité.
-
Le malade garde
sa dignité dans son regard.
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Le concept de
dignité est variable géographiquement et historiquement.
-
Notre dignité,
c’est ce que nous donnons aux autres.
-
L’esclavage
reposait sur l’utilité du travail des esclaves.
-
La dignité se
réalise par la reconnaissance de l’autre. C’est une valeur qui ne doit pas
connaître de hiérarchie.
-
Dans le judaïsme
antique, on libérait les esclaves au bout de sept ans.
-
Quand on est bien
dans sa peau, on se sent digne.
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Dire que l‘homme
est fait à l’image de Dieu conduit aux fanatismes et à l’inconscience vis-à-vis
de la nature.
-
Pour qu’il y ait
dignité, il faut être deux.
-
C’est un principe
abstrait.
-
Il faut respecter
les animaux en tant que tels.
-
Les criminels ont
droit à des procès dignes.
-
La punition, l’expiation
des peines restituent la dignité du criminel.
-
Je n’ai pas de
problème avec la peine de mort.
-
Les nazis n’obéissaient
pas, ils consentaient.
-
Françoise Dolto :
« le bébé est une personne ».
-
Que veut dire « rester
digne » dans la souffrance ?
-
Il n’y a pas de vadémécum
pour la dignité.
-
La dignité, c’est
l’idée qu’on se fait de soi-même.
-
La 20è siècle a
connu des génocides et des déshumanisations de masse.
-
Toute vie est
digne d’être respectée.
-
La dignité est un
concept forgé par l’homme qui a évolué.
-
C’est le droit de
chacun d’être respecté en tant qu’homme.
-
La dignité humaine
reste après la mort.
-
La dignité
humaine a été signifiée au départ par la sépulture des morts.
-
La dignité n’est
as le propre de l’homme, mais elle est due à toute la nature. C’est un moyen de
structuration et de complexification dans l’évolution.
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Etre digne, c’est
se maîtriser, maîtriser ses pulsions, sa douleur.
-
La réglementation
industrielle a évolué en un siècle du respect du travailleur au respect de la
nature.
-
La dignité c’est
vivre avec un travail et un logement.
-
La dignité
devrait guider l’évolution de la société.
-
On est plus
facilement indigne que digne.
-
Il n’y a pas de
peuples « primitifs ».
-
Dans certains
peuples animistes, on demande pardon à l’animal avant de le manger.
-
Le problème des terroristes
fanatiques est que les Etats de droit les traitent dignement selon le droit.
-
La lutte contre
la pauvreté est un fondement de la dignité.
-
Il faut reconnaître
le traitement digne à tous les niveaux de l’information autour de la tragédie
aérienne de l’A320 de Germanwings qui a fait 150 victimes le 24 mars 2015.
-
La dignité est
intrinsèque à l’homme ; c’est un droit et un devoir.
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Une cérémonie
vient d’avoir lieu place de la Bastille à Paris en mémoire de tous les sans
abris morts dans la rue.
-
La pire indignité
c’est de ne pas reconnaître la dignité de l’autre.
-
Une grande partie
de l’histoire de l’humanité s’est déroulée sans reconnaissance explicite de la
dignité humaine. Celle-ci permet de nous faire évoluer ensemble. L’institution
doit garantir cette dignité.
-
L’évolution du
système techno-économique porte la menace de chosification de l’être humain.
-
La transcendance
de la dignité de l’homme et de la création devrait guider l’évolution de la
civilisation.
dimanche 8 mars 2015
AG 2015 et fête annuelle du Chemin du philosophe
Cinquante-trois personnes
ont participé le samedi 7 mars 2015 à la fête annuelle de l’association du
Chemin du philosophe qui s’est tenue cette année à nouveau dans la salle polyvalente
de Moisselles (Val d’Oise). En fin d’après-midi, au cours de l’assemblée
générale 2015, le point a été fait sur l’ensemble des activités de
l’association depuis la dernière AG en mai 2014. Les activités principales ont
été présentées sous forme de diaporama
téléchargeable réalisé par Guy Bouchard. L’essentiel de ces activités est
rapporté régulièrement sur ce blog. Les membres de l’association ont approuvé
les rapports d’activité, financier et moral présentés.
+ Lors de la fête qui a suivi, l’apéritif et
le dessert ont été agrémentés par les musiciens Jean-Claude et Jean-Michel. Ecouter et voir.
+ Le conteur Christian
Pierron a présenté son spectacle « Le clin d’œil de la baleine » pour
le bonheur de tous. Une belle performance de littérature orale.
jeudi 5 mars 2015
samedi 28 février 2015
Compte rendu du café philo du 27 février 2015. Sens.
Nous étions vingt-neuf personnes
à participer à ce café philo, le vendredi 27 février 2015, au centre culturel
de Bouffémont, sur le thème « Avons-nous besoin de sens pour vivre ?»
préparé et animé par Catherine Delaunay, Daniel Croquette et Pierre Haller.
Jeannine Dion-Guérin et
Arlette Coutin ont lu chacune un poème de leur composition reproduit en fin des présentations.
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de Catherine Delaunay, Daniel Croquette et de Pierre
Haller
ainsi que les poèmes de Jeannine Dion-Guérin et
d’Arlette Coutin
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Propos entendus
-
Aucune religion
n’a le monopole du sens de la vie.
-
Dans les labos,
on étudie la génétique, pas la vie.
-
La vie est ce
qu’on en fait.
-
Le sens, c’est le
contenu de l’univers.
-
La science
raconte l’histoire de l’univers. Le récit crée le sens.
-
La vie est un
chaudron dans lequel nous existons. Chacun est porteur de sa nécessité de sens.
La création artistique crée du sens. Le sens, c’est être là où on est appelé.
-
Nous sommes
enfermés dans nos sens qui faussent la pensée. La beauté relève d’une autre
dimension. Elle associe la raison et la nature. Le système ultralibéral a
détruit le sens traditionnel de la vie.
-
Le sens est-il
universel ?
-
Je dois un sens à
ma vie car je vais disparaître. Je suis passeur de ce que j’ai appris. Je dois
transmettre un héritage.
-
La vie sans la
mort a-t-elle un sens ?
-
On invente du
sens pour se rassurer face à la mort.
-
Ce sont les
objets techniques qui formatent aujourd’hui le sens de nos vies.
-
Il y a une hiérarchie
des niveaux de sens. Il y a une pluralité de sens.
-
L’éducation forge
le jugement et le sens.
-
Nous sommes tous
uniques, mais sans sens unique.
-
La lecture
littérale des textes conduit parfois au non-sens.
-
Chaque individu
est une bulle qui éclate dans le chaudron de la vie.
-
Les sociétés, pour
exister, ont besoin de sens, de fraternité et d’amour.
-
Les principes de
la déclaration universelle des droits de l’homme sont interprétés différemment
selon les sociétés.
-
Notre société ne
porte plus d’autre sens que celui de l’économie, qui est en crise. Il n’y a
plus de sens global.
-
Cependant de
nouvelles économies et modes de vie émergent notamment grâce à Internet.
-
Les élèves ont
forcé la pédagogie scolaire à évoluer.
-
Tout le monde ne
se pose pas la question du sens de la vie. La classe politique ne donne pas de
sens au pays.
-
Tout le monde n’a
pas les mots pour construire du sens. Il manque des espaces de parole.
-
Le sens, c’est la
relation humaine.
-
Nous cherchons à
donner du sens à nos pulsions.
-
Chacun a sa place
dans le monde du vivant.
-
Proverbe
latino-américain : « Ils ont
voulu nous enterrer, mais ils ne savaient pas que nous étions des
graines. »
-
Vaincre la mort
par l’esprit.
-
Le sens de ma vie
a été de bien faire mon métier d’infirmière.
-
Chacun doit
trouver son sens et se maintenir en vie.
-
C’est un devoir
moral de donner du sens.
-
Certains se
tournent vers le populisme car beaucoup d’attentes sont sans réponse. Ces
populismes exercent une « gouvernance de la pensée ».
-
Le besoin d’universalité
nous distingue de l’animal.
-
Il faut du temps
pour trouver le sens.
-
Les obstacles
nous aident à trouver le sens.
-
Pour vivre
ensemble, il faut un sens transcendant.
-
De Gaulle a redonné
du sens à la nation.
-
Il faut des
responsables qui aient un sens humain.
-
On est condamné à
donner du sens à sa vie.
-
On a besoin de
sens pour traverser les épreuves de la vie.
-
La philosophie
donne du sens.
-
Le bon sens est
différent de l’universel.
-
Deux sens à la
vie : survivre et se reproduire.
-
Si j’étais
croyant j’aurai hâte de mourir pour rejoindre Dieu.
-
Prendre
conscience de soi et de l’univers.
-
J’ai eu la chance
de rencontrer des gens extraordinaires.
-
Je ne crois pas
au sens de l’Histoire.
-
Il faut attacher
son char à une étoile.
-
Pour Teilhard de
Chardin (1881-1955), la spiritualité est le plus haut niveau d’organisation
du vivant.
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Le sens varie au
cours des âges de la vie.
-
La relation au
divin peut donner du sens à la vie.
-
Selon François Cheng (né
en 1929), le monde aurait pu ne pas être beau mais simplement fonctionnel. C’est
la beauté qui lui donne du sens.
jeudi 5 février 2015
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