Nous étions vingt-sept personnes à participer à ce café philo, le vendredi 30 janvier 2015, au centre culturel de Bouffémont, sur le thème : « La démocratie a-t-elle besoin d’élites ? » préparé et animé par Catherine Delaunay et Pierre Haller.
samedi 31 janvier 2015
Compte rendu du café philo du 30 janvier 2015. Elites
Nous étions vingt-sept personnes à participer à ce café philo, le vendredi 30 janvier 2015, au centre culturel de Bouffémont, sur le thème : « La démocratie a-t-elle besoin d’élites ? » préparé et animé par Catherine Delaunay et Pierre Haller.
Daniel Croquette a annoncé sa participation à la
préparation et l’animation du prochain
café philo du vendredi 27 février 2015 : « Avons-nous besoin de sens
pour vivre ? » Nous l’en remercions.
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de Catherine Delaunay et de Pierre Haller
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Propos entendus
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Il faut différencier élitaire et élitiste.
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Le pouvoir syndical doit également reposer sur l’alternance du pouvoir et
avoir la culture du débat.
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Les espèces qui se reproduisent le plus vite, s’adaptent le mieux.
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Les élites sont coupées de la réalité.
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La pauvreté du langage de certaines catégories sociales est dramatique.
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La représentation et la démocratie sont contradictoires.
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La république n’est pas nécessairement la démocratie. La république c’est
un ensemble de domaines d’action.
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L’élitisme est à la portée de tout le monde. Tous ont des talents. Mais
pas tous porteurs des mêmes valeurs.
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On apprécie le bon professionnel manuel, on se méfie de l’intellectuel.
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Les élus ne sont pas tous les meilleurs. 10 % font fonctionner le système,
les autres sont les suiveurs.
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Sur quels critères, les gens votent-ils ? Faut-il passer un examen pour
avoir le droit de vote ?
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Les élites doivent tirer vers le haut, il faut que leur vie soit
exemplaire.
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Les élus sont le résultat du marketing politique.
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Les intellectuels issus des
grandes institutions françaises sont stériles. Ils se fichent des
masses. Il y a aussi un marketing intellectuel.
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Les élites sont souvent déconnectées du peuple. On a besoin de débats
démocratiques.
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L’écotaxe n’est pas objet de débat démocratique mais de rapport de force.
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Les arbitrages se font par les élites à leur avantage.
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Beaucoup de gens ne votent plus. Ils ont le sentiment qu’on se moque d’eux.
Chacun ne travaille que pour son intérêt immédiat.
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Le coût des grandes écoles est en général élevé. Mais pas toutes.
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En France il y a des règles concernant les fortunes personnelles des
politiciens.
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Ce ne sont pas nécessairement les personnels politiques qui possèdent le
vrai pouvoir.
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L’électeur est consentant. Il peut ne pas être le jouet du marketing
politique.
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Les politiques sont des élus et non des élites. Ce sont des techniciens.
Les élites sont les penseurs qui élaborent des concepts. Il faut le débat pour
améliorer l’élite.
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Les experts sont-ils des élites ?
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Le pessimisme ambiant est exagéré. Les manifestations du 11 janvier 2015
indiquent que les Français sont attachés à des valeurs.
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La démocratie est un système instable. Il faut des élites compétentes qui
ne phagocytent pas la démocratie et ne qui soient pas populistes non plus. La
démocratie est un équilibre.
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Le peuple a besoin d’élites actives se basant sur des valeurs. Le peuple
est sensible et réactif à des valeurs comme la liberté.
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Les élites doivent avoir des qualités morales d’exemplarité.
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Internet est un bon moyen de collecter l’opinion populaire.
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On a besoin d’élites intellectuelles. La pensée doit circuler.
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« Un arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse. »
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On ne peut pas imaginer une démocratie sans élites.
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Les élites marquent l’histoire. « Je suis élu par ce qui le pire en
moi et me maintiens par le meilleur. »
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Il existe une élite naturelle qui fabrique l’excellence.
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Il faut que chacun soit à sa place, même s’il n’est pas le meilleur.
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Il faut une formation citoyenne pour les enfants.
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L’élite doit aller sur le terrain et trouver un équilibre entre penser et
agir.
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A-t-on les bons critères pour sélectionner les élites ?
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Le but est de vivre ensemble.
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Le problème est la coupure des élites du peuple.
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Le problème est que les élus se prennent pour des élites. Ils orbitent
entre eux.
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Le problème, c’est le contrôle des élites.
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Les élites sont-elles capables d’humanisme ?
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Nous sommes tous des élites.
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Les élites sont un mal nécessaire à la démocratie.
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Nous avons accès à la pensée élitaire par France Culture et certains
médias.
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La démocratie a besoin de gens sensés qui donnent l’exemple.
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On aurait besoin d’élus qui soient des élites.
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Les élites sont trop autocentrées. Elles infantilisent le peuple.
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Internet devra se développer autour de l’intérêt collectif et non
personnel.
mardi 27 janvier 2015
jeudi 22 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
dimanche 7 décembre 2014
Sortie d'hiver du 7 décembre 2014
Nous étions une trentaine de
personnes à participer à cette promenade hivernale autour du thème du temps sur le Chemin du
philosophe ce dimanche 7 décembre 2014. Philippe Hartmann, René Martinez,
Catherine Delaunay, Christine Chauvois, Christine Seeboth et Denise Abehassera
ont préparé et présenté des contributions sur les différents aspects de la notion
de temps. Les textes de ces contributions sont
téléchargeables ICI. Une sympathique collation a été servie en intermède,
elle a contribué à faire face au froid de saison qui a enfin fait son
apparition ce jour.
jeudi 4 décembre 2014
samedi 29 novembre 2014
Compte rendu du café philo du 28 novembre 2014 - Science
Nous étions trente-deux personnes à participer à ce café philo, le vendredi 28 novembre 2014, au centre culturel de Bouffémont, sur le thème : « La science pourrait-elle sauver le monde ? »
Les thèmes des prochains cafés
philo ont été choisis :
Vendredi 30 janvier
2015 : « La démocratie a-t-elle besoin d’élites ? »
Vendredi 27 février
2015 : « Avons-nous besoin de sens pour vivre ? «
Vendredi 27 mars 2015 :
« La dignité de la personne est-elle primordiale ? »
Wladimir Gutowski a rapporté
des citations, reproduites à la fin de cet article, du philosophe polonais Leszek Kolakowski
en vue d’une conférence lors du voyage
à Cracovie en mars 2015.
Arlette Coutin et Jeannine
Dion Guérin ont lu leurs poèmes reproduits à la fin de cet article.
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Télécharger les présentations
de Catherine Delaunay et de Pierre Haller
ainsi que les poèmes d'Arlette Coutin, de Jeannine Dion-Guérin et le texte de Kolakowski.
de Catherine Delaunay et de Pierre Haller
ainsi que les poèmes d'Arlette Coutin, de Jeannine Dion-Guérin et le texte de Kolakowski.
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Propos entendus
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Il faut distinguer les
découvertes et les inventions. L’électricité est une découverte, le moteur
électrique est une invention.
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Les sciences
fondamentales relèvent de l’esprit de découverte.
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Le monde ce n’est
que l’humanité. La science n’est pas suffisante pour sauver le monde, l’ignorance
certainement pas.
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La science n’a
pas de pouvoir en soi.
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Entre la
découverte et l’invention il y a le processus d’essai-erreur. Comment éviter
l’apprentissage par la catastrophe ?
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L’évolution du
climat est à la fois naturelle et due à l’action de l’homme.
-
L’environnement
est hostile et créateur de vie à la fois.
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L’homme n’a que
sa science à disposition. Il se prend
pour Dieu.
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Au 20è siècle, la
foi en la science s’est estompée.
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Dans le passé on
a fait croire que l’avenir sera nécessairement meilleur. Aujourd’hui le progrès
nous échappe.
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Nous sommes des
apprentis sorciers.
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Le progrès ne
nous échappe pas. L’esclavage n’a pas été supprimé pour des raisons morales
mais parce que la machine a été plus efficace.
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Selon Hans Jonas (1903-1993),
l’archétype de la responsabilité c’est celle du père vis-à-vis de l’enfant.
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Plus on a de
connaissances, plus on a de responsabilités.
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Si un savant
arrête ses recherches pour des raisons éthiques, un autre va continuer.
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Les nouveaux outils
sont au service de qui ? Le problème est industriel et politique.
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Il y a l’auto-
responsabilité de chacun dans son âme et conscience.
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La science est
inscrite dans l’âme humaine.
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Les gens qui ont
travaillé sur l’atome, ne pensaient pas à la bombe. Mais ceux qui travaillent
aujourd’hui sur les cellules souches savent de quoi il retourne.
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Le développement
exponentiel de la science n’est pas maîtrisable.
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Jacques Testart (né en
1939) aurait dû aller au bout de ses recherches en biologie, il n’est pas
responsable de ce qu’on en aurait fait.
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En matière de
responsabilité scientifique chacun est libre de choisir son camp politique ou
éthique.
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Faust se damne parce que la
pulsion de savoir peut conduire à n’importe quoi. Le savant n’est pas l’idéal
de la perfection.
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Lise Meitner (1878-1968),
physicienne à l’origine de la compréhension du mécanisme de fission de l’atome,
a déploré la tiédeur de ses illustres collègues vis-à-vis du régime nazi.
- Le scientifique n'est ni le pyromane ni le pompier de la société.
- Le scientifique n'est ni le pyromane ni le pompier de la société.
-
Il faut des
catastrophes pour devenir responsable.
-
Jusqu’à présent,
les catastrophes étaient réversibles. Le changement climatique peut être
irréversible à l’échelle de l’humanité.
-
Le chercheur
n’obéit pas, il consent.
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Pour l’homme de Neandertal
(éteint il y a 28000 ans), la catastrophe a été irréversible.
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Toute science
doit être en adéquation avec le bien de l’homme.
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Selon Elias Canetti
(1905-1994), tout progrès social est une grande injustice. Nos illusions nous
trompent jamais, mais mentent toujours.
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Ce sont les
sociétés avec l’aide de la science qui sauveront le monde.
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Le philosophe David Hume (1711-1776) se
disait plus préoccupé par une égratignure à son doigt qu’à la fin du monde.
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Dans chaque
scientifique il y a un homme.
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Je suis très
pessimiste quant au sauvetage du monde.
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La science sans
conscience n’est que ruine de "l’homme"... Dans le mot conscience, il y a le mot...
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Il est déjà
difficile de vivre en ce monde, alors le sauver...La science relève de trois
aspects : physique – intellectuel – moral. Elle est une catastrophe
morale.
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La vie est
embellie par tout ce que la science permet.
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La science
propose, l’homme dispose.
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Sans la science,
le monde est perdu. Mais est-ce que l’homme évoluera aussi vite que la
science ?
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L’individu se
considère au centre du monde et il veut survivre. Un enfant n’a pas besoin de
science.
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Tout ce que
l’homme fait, il peut le défaire.
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La démocratie
doit évoluer.
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Pourquoi l’homme
serait-il la seule espèce à ne pas disparaître un jour ?
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C’est bien
l’homme qui sauvera le monde.
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L’homme doit
accepter d’être mortel et solidaire
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Le progrès humain
et l’éducation sont corrélés.
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Des milliards de
personnes attendent de la science des solutions à leurs problèmes. Nous sommes
sceptiques à bon compte. Nous avons été trop pessimistes.
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Les cafés philo
sauveront le monde.
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La science est
récupérée par les pouvoirs financiers.
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L’essentiel
échappe à la science.
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Les gens ne
réagissent que devant le désastre.
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Il ne devrait y
avoir des outils scientifiques de solidarité et pas que militaires.
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L’accélération
des sciences s’appuie sur leurs acquis.
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La technoscience
suit sa propre logique et ne s’occupe pas de morale.
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Il faut user de
la science à bon escient.
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L’homme est
embarqué en radeau sur la rivière sans retour de la science et de la
technoscience ; à lui de se débrouiller.
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Citations d’ Edgar Morin (né en 1921)
dans « Science avec conscience »:
+ « Les scientifiques produisent un pouvoir sur
lequel ils n'ont pas de pouvoir, mais qui relève des instances déjà
toutes-puissantes, aptes à utiliser à fond les possibilités de manipulation et
de destruction issues du développement même de la science. »
+ « La science est une affaire trop
sérieuse pour être laissée uniquement entre les mains des scientifiques. Je
dirai de plus que la science est devenue trop dangereuse pour être laissée aux
mains des hommes d'État et des Etats. Autrement dit, la science est devenue un
problème civique, un problème des citoyens. »
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