Qui sommes-nous ?

PRESENTATION

L’association du Chemin du philosophe comporte trois types d’activités :

1)  L’entretien et l’animation du Chemin du philosophe en forêt de Montmorency.

2)  L’organisation de cafés philos, de conférences, d’ateliers de lecture, de sorties à thèmes en forêt.

3)  La maintenance de ce blog qui tient à jour le programme des activités et qui les archive depuis 2008.

+ Retrouvez facilement le site Internet du Chemin du philosophe en tapant "cheminphilo" sur un moteur de recherche Internet.

+ Pour découvrir le Chemin du philosophe en forêt : un petit film .

+ Pour télécharger la brochure 2021 du Chemin du Philosophe.

+ Audioguide du Chemin du philosophe en forêt, télécharger sur smartphone via le lien ou avec le code QR (en forêt le chargement par QR dépend du réseau de votre fournisseur d'accès).

+ S'y promener avec ValdoiseMyBalade.

+ Pour trouver le Chemin du Philosophe : carte (avec le GPS, programmer 179, rue de Paris, Montlignon, le parking est proche).

+ La participation aux activités de l'association implique une éthique de neutralité et de tolérance ainsi qu'une étiquette de courtoisie. L’accès est libre à la plupart des activités.

+ Pour soutenir et adhérer à l'association ou renouveler annuellement : Bulletin d'adhésion.

+ Pour nous écrire : cheminduphilosophe(arobase)wanadoo.fr

 

 PROGRAMME DES ACTIVITÉS A JOUR – OUVRIR LE LIEN

Station "L'homme et le cosmos"

Station "L'homme et le cosmos"
Cadran solaire analemmatique - juin 2014
Affichage des articles dont le libellé est temps. Afficher tous les articles
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samedi 20 avril 2019

Compte rendu du Café philo du vendredi 19 avril 2019 : temps




Nous étions 19 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 19 avril 2019, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :

« Le temps est-il une expression de notre subjectivité ? »

Thèmes des prochains cafés philo :
Vendredi 24 mai 2019 à 20h : « L’art nous rend-il plus humains ? »
Vendredi 28 juin 2019 à 20 h : « Les rencontres changent-elles notre destin ? »
Télécharger ce compte rendu http://pc.cd/6eLrtalK avec les présentations de Catherine Delaunay et de Pierre Haller.
Les enregistrements audio peuvent être écoutés
Catherine Delaunay : http://pc.cd/6Ki
Pierre Haller : http://pc.cd/tkvitalK
ooo

Paroles entendues
+ Résumé audio par Catherine Delaunay : http://pc.cd/sh27

+ On peut tout dire du temps. C’est un défilement d’interactions.
+ La durabilité, c’est l’obsolescence.
+ Certains peuples n’ont pas de mots pour dire le retard. Le temps joue un grand rôle en musique. La matière a sa propre organisation.
+ Le temps n’est pas uniquement le mouvement. Le temps se renouvelle. La flèche du temps et le cours du temps sont différents. On peut voyager dans le futur d’un autre mais pas de soi-même.
+ La flèche du temps est linéaire. Il y a des langues où les temps grammaticaux n’existent pas, comme si les gens vivaient dans un présent permanent.
+ Le temps est volatil, il nous file entre les doigts.
+ Il semblerait que des soldats américains aient « rajeuni » suite à des traumatismes...
+ Explication du paradoxe des jumeaux.
+ Evocation d’Eckhart Tollé (né en 1948) et de son best-seller Le Pouvoir du moment présent.
+ L’humanité s’est développée grâce à la mémoire.
+ Les animaux et les plantes ont aussi une mémoire.
+ La maladie d’Alzheimer est un dérèglement de la mémoire. Pour aider ces malades, il faut comprendre leur référentiel.
+ La musique, c’est de la mémoire subjective qui s’accumule dans le temps.
+ La psychanalyse apprend à penser le temps subjectif. « C’est le cavalier qui conduit le cheval »
+ Le souvenir se situe davantage dans le temps que dans l’espace.
+ Les instruments de musique fabriquent du temps et sa perception.
+ Les civilisations primitives ont inventé le temps.
+ Que sommes-nous capables de savoir du monde à travers nos sens ? Nous sommes incapables de faire la différence entre l’objectif et le subjectif. Notre perception dépend de nos sens.
+ Citation de Philippe Guillemant, physicien auteur de la théorie de la double causalité, un modèle de création de la réalité fondé sur le libre arbitre via la rétrocausalité.

+ L’homme est la mesure de toute chose. Mais toutes les sensations sont entachées d’erreurs. La science dit qu’il y a un monde en dehors de l’homme. Le temps et l’espace sont indissociables. On est capable de raconter l’histoire du temps jusqu’au big bang.
+ La science n’est pas nécessairement objective puisqu’elle part du principe qu’elle peut tout expliquer.
+ Le temps existe objectivement et subjectivement. 
+ Le temps reste mystérieux. Il ne nous attend pas. Je me déplace dans l’espace et dans le temps.
+ Penser le temps donne le tournis.
+ C’est une notion infiniment élastique.
+ Le monde va vers la manipulation des consciences à penser tous dans le même sens.
+ Si la conscience n’existait pas, le temps existerait-il ?
+ Chacun a un temps propre.
+ Le temps, c’est un référentiel virtuel indispensable.
+ A partir de ce soir mon idée du temps ne sera plus comme avant.
+ Le temps, c’est un concept comme les nombres, ça n’existe pas matériellement.
+ Le temps, tout comme l’existence, sont des catégories qui dépassent l’entendement du cerveau humain.
+ La matière en mouvement a créé l’espace et le temps. Le minéral, le vivant, la conscience ont structuré des espaces et des temps spécifiques de plus en plus complexes au cours de l’évolution.



dimanche 7 décembre 2014

Sortie d'hiver du 7 décembre 2014





Nous étions une trentaine de personnes à participer à cette promenade hivernale autour du thème du temps sur le Chemin du philosophe ce dimanche 7 décembre 2014. Philippe Hartmann, René Martinez, Catherine Delaunay, Christine Chauvois, Christine Seeboth et Denise Abehassera ont préparé et présenté des contributions sur les différents aspects de la notion de temps. Les textes de ces contributions sont téléchargeables ICI. Une sympathique collation a été servie en intermède, elle a contribué à faire face au froid de saison qui a enfin fait son apparition ce jour. 

samedi 25 septembre 2010

Compte rendu du café philo du 24 septembre 2010 "Oublier le passé..."




Nous étions 32 à participer à ce café philo de la rentrée dans la pâtisserie Piérol de Margency. Le sujet « Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ? », qui avait été donné au bac 2010 en série L, a mobilisé les habitués plus quelques nouveaux. Le site Internet de Philosophie Magazine propose un corrigé-type de ce sujet et mérite d’être consulté.


La nature de tout temps a intégré dans son évolution des processus de destruction et d’oubli du passé. Chaque être vivant est la simple réplication de son ancêtre immédiat. L’oubli constitue un avantage pour l’évolution des espèces.
Les sociétés et les individus vivent et se construisent dans un présent bordé par un horizon du passé et un autre du futur. La conscience a besoin d’inclure dans le présent à la fois le passé et la projection dans le futur. Notre libre-arbitre également.
 Notre système cognitif gère en permanence la mémoire et l’oubli. Notre mémoire semble avoir son siège non seulement dans le cerveau, mais également dans tout l’organisme ainsi que dans les signes et symboles qui peuplent notre environnement et notre langage. La mémoire est une interrelation de signes. Un souvenir seul n’existe pas, il se définit par  rapport à d’autres souvenirs, à l’instar des mots d’un dictionnaire.
La mémoire, avec laquelle nous façonnons l’avenir, relève de trois ordres : le factuel, l’émotionnel et l’inconscient. L’émotionnel et l’inconscient déforment parfois la perception du factuel qui en principe devrait guider la raison. Le factuel doit être relativisé car il est sujet à interprétation.

Les leçons de l’histoire sont délicates à tirer en raison de la conjonction de causes multiples pour un évènement donné.
On ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière, disait Héraclite, le philosophe grec. L’histoire ne se reproduit jamais à l’identique, mais certaines causes génériques peuvent conduire à des situations similaires. La rivière reste la rivière, pendant un certain temps du moins.
Les phénomènes sociétaux continueront à évoluer à l’avenir lorsque les acteurs d’aujourd’hui auront disparu. Il s’agit de phénomènes complexes, où tout interagit avec tout. Comme la météo, ils sont théoriquement et pratiquement imprédictibles au-delà d’un certain horizon temporel. « Les prédictions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir », ironisait Pierre Dac. Des ruptures et des phénomènes nouveaux qui émergent ne sont pas clairement déductibles de la modélisation du passé. 

Les nouvelles technologies ont induit en quelques années des transformations radicales et imprévisibles des cultures. Jusqu’à présent, les sociétés humaines ont toujours évolué avec des horizons de mémoire temporelle, d’espace et de culture restreints. Il s’agissait sans doute d’avantages sélectionnés par l’évolution pour fonder des identités sociales viables. Les technologies de l’information actuelles permettent de ne plus rien oublier et de ne plus rien cacher à personne. Le monde va être conduit vers de nouveaux modes de fonctionnements, stables ou instables, tributaires de cette diffusion globale des informations.
Se donner un avenir c’est tenter de créer des conditions de survie relativement stables dans un horizon de temps restreint avec les moyens que nous pouvons maîtriser. Se donner un avenir c’est aussi tenter de contribuer à un monde de moindre souffrance, de plus de justice, de meilleure possibilité de vivre ensemble. Aujourd’hui l’avenir de l’humain passe également par le souci de la planète avec son climat et sa biosphère.

La mémoire du passé est douloureuse dans bien des domaines individuels ou collectifs. Le passé est ce qu’il est, mais ne devrait pas constituer une fatalité absolue ni pour l’individu, ni pour la société. Il faut tirer les leçons des erreurs et des drames passés. Toutefois la proclamation de la vérité objective est-elle toujours de mise ? Il est sûrement des circonstances où l’oubli est la meilleure solution : un criminel qui a purgé sa peine, quelqu’un qui veut refaire sa vie, une victime de maltraitance, le spectateur d’atrocités. Il faut pouvoir se refaire un semblant de virginité de la mémoire par le travail sur soi voire par le travail au sens propre, qui a la vertu parfois de remettre les idées en place. Combien de temps les crimes doivent-ils être imprescriptibles ? 

La plupart des pays sous-développées économiquement et démocratiquement le sont en rapport avec l’instrumentalisation de faits historiques, - certes indéniables comme l’esclavage, la colonisation ou les génocides - et de traditions religieuses et patriarcales. L’entretien des hostilités vis-à-vis d’un ennemi ou la victimisation réelle ou fantasmée sont des moyens archaïques encore bien en cours pour maintenir de l’identité et du pouvoir dans un groupe.
Il faut laisser le temps au temps pour refermer les cicatrices de l’histoire sans en rajouter, tout en sachant que ces cicatrices existeront toujours.

La nature humaine possède en général l’admirable propriété de pouvoir faire le deuil des malheurs subis. Le travail de deuil, ce n’est pas l’oubli, il débouche sur la possibilité de vivre raisonnablement avec le souvenir du malheur. Les cures psychanalytiques peuvent y contribuer. Ce travail de deuil enrichit l’expérience humaine. La rumination l’appauvrit.

Les discussions et les contributions des participants se sont articulées autour de deux questions : « Les raisons d’oublier le passé »  et « Les bons usages du passé ». Les aspects individuels et collectifs ont sous-tendu les propos. 

Voici quelques réflexions notées.
- Le verbe « oublier » devrait être pris au sens large à savoir « dépasser » pour permettre de vivre ensemble.
- Pour représenter le passé, le présent et le futur, on peut utiliser la métaphore de l’arbre avec les racines, le tronc et le feuillage.
- Autre métaphore : en informatique, il faut une bonne mémoire et un bon logiciel.
- Passé, présent et avenir sont inséparables.
- On ne sait pas qui maîtrise quoi dans la mémoire collective. Pour la mémoire individuelle c’est la personne elle-même. Encore que ...
- L’individu a, en général, une seconde chance, la collectivité non.
- Le passé est irréversible, mais on peut le réinterpréter.
- Les migrants doivent assumer leur passé pour construire l’avenir dans le pays d’accueil.
- Les mensonges d’Etat ne sont jamais rentables.
- Pour enjoliver ou dénigrer le passé, on construit des histoires.
- L’oubli du passé n’est pas de l’ordre de la simple volonté.
- « La jeunesse d’aujourd’hui oublie les valeurs »...
- L’avenir c’est le devenir.
- L’avenir, c’est l’espoir.
- L’avenir a un long passé.
- Le passé est inscrit dans les mots, selon Bourdieu.
- Il faut visiter le passé pour le sublimer.
- "Je respecte le passé."
- Il faut penser aux enfants adoptés venant d’autres pays.
- Le passé, c’est l’expérience.
- « Je me fiche du passé et de l’avenir, je crois à la providence. »
- « Il faudrait parler aussi de l’inconscient et de l’éducation. »
- « Si tu veux savoir où tu vas, souviens-toi d’où tu viens .»
- « Le mémoriel n’empêche pas d’être volontariste »
- « On se construit avec et contre le passé. »
- « Mai 68 m’a fait devenir conservateur. »
- « Il n’est pas sain d’oublier le passé. »
- L’avenir se passe toujours autrement que prévu.
- La volonté peut infléchir l’avenir.
- « Le futur et le passé sont incertains, c’est ce qui rend le présent supportable. »
- La cure psychanalytique permet de rompre avec les souvenirs négatifs.
- Sur le plan collectif, il faudrait trouver un équivalent de la cure psychanalytique.