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dimanche 24 juin 2018
Compte rendu du café philo du 23 juin 2018 ; Bibliothèque de Cormeilles ; Fraternité
Nous étions onze personnes à participer à ce
café philo, le samedi 23 juin 2018 de 15 h à 17 h à la Bibliothèque intercommunale de Cormeilles en Parisis (Val d’Oise). –salle café-jeux, sur le thème :
« Quelle
fraternité dans le monde moderne ? »
Ces cafés philo font partie d’une action "Tous philosophes" du Pôle philo des médiathèques de Valparisis. D’autres cafés philo, cours d’initiation à
la philo et conférences sont prévus pour 2018 dans ces médiathèques. Les
programmes sont consultables sur leurs sites Internet ainsi que sur le nôtre.
Télécharger ici
l’ensemble de ce compte rendu http://bit.ly/2K6U1cA avec
les présentations de Catherine Delaunay et
de Pierre Haller.
Écouter l'enregistrement audio de
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Paroles
entendues
+ L’humanisme est une fraternité universelle. Cette fraternité est difficile.
La France est parmi les meilleurs pour la solidarité nationale.
+ La fraternité, c’est le partage de la Terre. Tous en sont
propriétaires. L’intérêt personnel détruit tout.
+ Il n’y a pas d’équivalent féminin dans la langue pour le mot fratricide.
+ On est mangé par la mondialisation. Il y a des réflexes de repli sur
soi. Le problème, c’est la place de chacun.
+ Je suis pessimiste pour l’avenir. Les écrans séparent les gens. Mais il
y a beaucoup d’initiatives locales à Cormeilles : liens
intergénérationnels, écologie, covoiturage, esprit « colibri ».
+ On se cherche un idéal transcendantal. L’écologie en est un. La nature
transcende.
+Il est souvent facile de dialoguer avec un étranger de personne à
personne sans posture a priori.
+ La fraternité porte en elle ses contradictions.
+ L’ONU ne sert pas à grand-chose.
+ Fraternité et responsabilité sont liées.
+ Le gouvernement manipule les gens, on est impuissant.
+ Lecture d’un extrait de « Puissance
de la douceur » d’Anne Dufourmantelle
(1964-2017).
samedi 25 juin 2016
Compte rendu du café philo 24 juin 2016. Bénévolat.
Nous étions 34 personnes à participer à ce café
philo, le vendredi 24 juin 2016 au centre culturel de Bouffémont (Val d’Oise),
sur le thème :
« Le
bénévolat : pour quoi ? Pour qui ? »
Nous avons choisi ensemble les thèmes des prochains
cafés philo.
-
Vendredi 30 septembre 2016 : « Peut-on vivre en société sans
interdits ? »
-
Vendredi 14 octobre 2016 : « Travailler moins, est-ce vivre
mieux ? »
-
Vendredi 25 novembre 2016 : « Les rêves empêchent-ils la
lucidité ? »
Télécharger
les présentations, de Catherine Delaunay, Tanios Saïd et
de Pierre Haller, ainsi que le poème de et par Arlette Coutin.
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Paroles
entendues
-
Le bénévolat n’est pas anodin.
-
Dans toute transaction humaine il y a
choix et gain réciproque.
-
Le bénévolat est né de la révolution
industrielle.
-
J’ai eu de la chance dans la vie, j’ai
envie de partager avec les autres. Le partage est un plaisir.
-
Une mère de famille est aussi une
bénévole. La récompense est de voir l’enfant debout.
-
On confond faire le bien et le
bénévolat. Le militant promeut sa vision du monde. Le bénévole aide.
-
L’action collective rapporte plus que
l’individuelle.
-
L’humilité est importante. Les luttes de
pouvoir desservent les associations.
-
Les modalités d’exercice du pouvoir
dépendent de la taille de l’association.
-
Le bénévolat est une affaire de
personnes. On fait du bénévolat en fonction d’une vision du monde.
-
Une grosse association est gérée comme
une entreprise.
-
Comme handicapé, je bénéficie du
bénévolat d’autres personnes, mais j’en exerce aussi en jouant de la musique,
dans les maisons de retraite par exemple.
-
La militance politique perturbe parfois
les associations humanitaires.
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On est toujours la part de quelqu’un
d’autre et d’un tout.
-
Aux Etats-Unis, la participation à une
action bénévole est normale. En France on a tendance à se remettre à l’Etat
providence, que l’on critique par ailleurs.
-
Le bénévolat c‘est donner du temps. La bénévolance,
c’est par exemple porter secours à des persécutés.
-
Les personnes secourues ne pas toujours
en position de demande.
-
Le bénévolat n’est pas une sinécure, notamment
quand on est bénévole dans une structure de salariés, comme c’est le cas d’un
bénévole qui fait du soutien scolaire dans une école, ou d’un visiteur dans les
maisons de retraites, hôpitaux ou prisons.
-
Il peut y avoir conflit dans une
association lorsque le bénévole est beaucoup plus ou beaucoup moins compétent
que le salarié qui exerce la même tâche.
-
Le bénévolat sera toujours nécessaire à
côté du rôle de l’Etat.
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Les gens ne s’impliquent pas par
ignorance et indifférence.
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L’engagement n’est que personnel.
-
Le bénévolat exercé localement permet de
s’assurer du résultat de l’action.
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Beaucoup de besoins ne seraient pas
comblés sans le bénévolat.
-
La récompense est la satisfaction de
l’autre et la connivence mystérieuse qui s’établit.
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Je fais du bénévolat pour le plaisir et
pour le résultat.
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Le bénévolat va de soi.
-
Mettre mes compétences au service des
autres selon mes valeurs.
-
Le problème des associations aujourd’hui
est qu’il y a de moins en moins d’exécutifs. La gouvernance demande davantage
de professionnalisation et de formation.
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J’ai constaté des différences d’attitudes
vis-à-vis du bénévolat dans le monde catholique et protestant.
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Rechercher du sens à la vie, besoin d’exister
à travers le bénévolat.
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On peut calmer sa souffrance en donnant
du bonheur aux autres.
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Il faut se connaître soi-même pour être
efficace.
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Le bénévolat aujourd’hui se substitue à
la solidarité naturelle des anciennes sociétés.
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En élevant mes enfants, j’ai travaillé
pour la société.
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J’ai été déçue par mes activités au
conseil municipal de ma commune.
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On ne s’ennuie jamais comme bénévole.
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Le bénévolat découle des sentiments
naturels de compassion et d’empathie. La révolution de l’amour par la mondialisation
nous fait partager les souffrances de toute la planète. Jusqu’où ?
-
Il faut un équilibre des tâches entre le
bénévole et le salarié.
-
Le bénévolat est le service après vente
du libéralisme économique.
-
Les intervenants du café philo sont des
bénévoles, les participants aussi.
-
Lors des récentes inondations, on a
observé des solidarités spontanées dans les villages.
-
Les dons en argent accompagnent le
bénévolat.
-
Les bénévoles sont une richesse.
-
Il y a tellement d’inégalité qu’on ne peut
pas ne rien faire.
-
J’ai toujours été bénévole à cause de
mon histoire, de mes valeurs et de ma vision du monde.
-
J’ai beaucoup reçu. J’apporte ma part.
-
Etre utile socialement. Mais où est la
relève ?
-
Nous avons tous une communauté de
destin. Vivre c’est être utile aux autres.
-
Accomplir sa vie.
-
Il faut trouver la juste synergie entre
les actions de l’Etat, des associations et des personnes.
-
Il faut respecter ceux à qui on donne.
dimanche 27 mars 2016
Compte rendu du café philo du vendredi 25 mars 2016 « Sauver la Planète »
Nous étions trente personnes à participer à ce café
philo, le vendredi 25 mars 2016, au Centre culturel de Bouffémont, sur le thème
: « Sommes-nous prêts à changer de mode
de vie pour sauver la planète ? »
Les thèmes des prochains cafés philo ont été votés :
+ Vendredi 15 avril 2016 : « Les progrès scientifiques et techniques vont-ils
de pair avec les progrès social et moral ? »
+ Vendredi 27 mai 2016 : « Le bénévolat pour qui, pour quoi ? »
+Vendredi 24 juin 2016 : « La philosophie : matière à penser ou matière à
vivre ?»
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Télécharger les présentations, de Catherine Delaunay et de
Pierre Haller.
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Paroles
entendues
-
Il faut d’abord changer nos façons de
penser. Pour les monothéismes, l’Homme doit s’approprier la nature. Au Japon,
pour le shintoïsme, l’Homme est un élément de la nature.
-
Le chamanisme, qui est communion avec
les forces de la nature, a permis la survie de l’espèce humaine pendant des
dizaines de milliers d’années, mais sans doute avec davantage de souffrances.
-
Il faut baser la société sur l’être plutôt
que sur l’avoir. Le souci de la relation à l’autre fait baisser la consommation
de biens matériels.
-
Vivre est-ce consommer ?
-
La Chine et l’Inde, aujourd’hui, se
développent matériellement au détriment des valeurs traditionnelles.
-
La planète est un corps dans un univers
infini. Il s’est créé un équilibre qui a permis la vie. Nous bouleversons cet
équilibre. La question n’est pas de savoir si nous sommes prêts, nous devons
respecter cet équilibre.
-
Il faut maitriser la fécondité.
-
Le risque principal, c’est la croissance
des injustices. Quatre-vingt-cinq des gens les plus riches sur terre possèdent
autant que les 3 milliards les plus pauvres.
-
Les peuples premiers ont su maintenir un
équilibre « intelligent ». On ne maîtrise pas le progrès.
-
L’organisation de la société humaine a
un impact sur la nature.
-
Serions-nous capables de tenir cette
réunion sans chauffage et sans éclairage ? Sommes-nous prêts à accueillir
les migrants ?
-
Le sujet est mal posé et culpabilisateur.
Le problème est global.
-
Je ne fais pas de vélo parce que c’est
dangereux.
-
Une somme de petits gestes peut changer
le monde. Penser au covoiturage.
-
Chacun peut faire quelque chose pour
imposer des orientations au niveau politique. Les changements ne viendront pas d’en
haut.
-
Je ne suis pas prête à renoncer à mon
confort, à ma voiture, à une meilleure santé. Mais sans excès.
-
La décroissance a deux aspects :
individuelle, difficile, d’une efficacité douteuse. Globale, impossible ;
on va dans le mur. On est à la fin d’une époque. La décroissance sera imposée.
C’est trop tard , il aurait fallu écouter le Club de Rome dans les années 1970.
A l’avenir il faudra trouver des solutions dans un monde surpeuplé et violent.
-
Il faut changer le mode de croissance et
non la croissance.
-
On n’est pas capable de donner de sens à
l’existence autre que la consommation. Il faut changer le monde ensemble. Un
autre monde est possible.
-
Le génie mathématique Alexandre
Grothendieck (1928-2014), Médaille Fields 1966, pense qu’il n’y pas d’issue
possible à notre civilisation. Il faut en changer.
-
Les pionniers créent du sens. L’essentiel
c’est d’explorer de nouvelles voies.
-
Je suis pessimiste. Quand les gens s’enrichissent,
ils oublient les pauvres.
-
J’ai davantage peur de la bombe atomique
iranienne que du changement climatique.
-
Notre mode de vie repose sur la
technologie. La biologie risque de changer l’homme.
-
Cultivons la convivialité.
-
Chacun doit apporter sa part. Beaucoup
de gens ont de bonnes idées.
-
C’est une affaire de gouvernement
économique.
-
Dans la prise de conscience, chacun se
trouve face à des choix, qui n’ont pas nécessairement d’influence globale. En France,
l’écologie politique est en faillite. Nous sommes dans une société
inégalitaire, où chacun essaie d’accumuler des biens.
-
DANGER
AUTISME : interdisons l’insecticide chlorpyriphos ! le nombre d'enfants
atteint d'autisme est en croissance exponentielle dans le monde entier ! de
1/300 naissance en l'an 2000, on est passé à 1/100 en 2010 et maintenant à 1/68
...
-
Il faut donner une nouvelle direction au
monde. Au lieu de voter pour un parti, il faut voter pour des idées, pour des
projets précis.
-
Il faut promouvoir une conscience
universelle.
-
Le mal vient de l’ultralibéralisme.
-
Il faut plus d’égalité et de solidarité.
-
Il faudrait poser ces questions à chacun
de nos politiciens. Il y a de plus en plus d’inégalités.
-
Je déplore que l’homme ait inventé l’agriculture,
il aurait mieux fait de rester cueilleur–chasseur.
-
Le SEL,
système d’échange local, préfigure le progrès possible.
-
Il faudrait interdire la télé pendant un
mois et la remplacer par des cafés philo.
-
Je fais ce que je peux. Il faut mieux
partager le bon sens.
-
Certains agriculteurs trouvent de
nouveaux modes de production.
-
Il ne faut rien attendre d’en–haut. Il
faut changer les institutions.
-
Il faut reprendre les choses en mains. On
ne maitrise pas le nucléaire.
-
Le monde va évoluer dans un sens que je
ne peux pas prévoir.
-
L’homme est une branche d’un buisson.
-
Le monde peut changer par une multitude
d’actions individuelles et par l’éducation.
-
La société de consommation crée des
emplois. Nous sommes dans un système qui s’auto-organise, dont les hommes sont
les jouets.
-
Il faut garder raison et se méfier des bonnes-fausses
solutions.
-
« Aucun
problème ne peut être résolu sans changer l'état d'esprit qui l'a engendré ».
«Il est plus facile de casser un atome que de changer les mentalités. » Albert Einstein (1879-1955)
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