lundi 9 septembre 2019
Forums des associations 2019 de Bouffémont et de Saint-Brice-sous-Forêt
lundi 2 septembre 2019
samedi 29 juin 2019
Compte rendu du Café philo du vendredi 28 juin 2019 : rencontres
Nous étions 28 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 28
juin 2019, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de
Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« Les rencontres changent-elles notre destin ? »
Nous avons choisi collectivement les thèmes des prochains cafés
philo :
Vendredi 27 septembre 2019 à 20
h : « La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du
genre humain ?» (sujet de bac 2019)
Vendredi 18 octobre 2019 à 20 h :
« Peut-on tout pardonner ?»
Vendredi 29 novembre 2019 à 20 h : «Avons-nous
besoin de religion ? »
Télécharger ce
compte rendu http://pc.cd/rDtctalK avec les
présentations de Catherine Delaunay et de Pierre Haller.
Les enregistrements
audio peuvent être écoutés
ooo
Paroles entendues
+ Qui tient la plume du destin qui s’écrit ?
Le destin est un récit. L’ordre des rencontres est déterminant. Nous ne vivons
sainement qu’à côté de personnes saines.
+ Les rencontres confirment notre
destin. On choisit ses rencontres.
+ Il faut écouter son « daïmon ».
Les rencontres révèlent notre destin.
+ Le destin, c’est la partition que
nous interprétons. Le hasard est lié à l’espace-temps.
+ Notre destin est lié à celui d’un
tout plus vaste. Certains l’interprètent par l’astrologie.
+ Le hasard n’est jamais total.
+ La contingence est ce qui peut
arriver ou non. Les milliards d’événements prennent du sens rétrospectivement.
+ La rencontre peut avoir lieu avec
l’histoire d’autrui.
+ Le destin se forge dans la petite
enfance. J’ai passé la vie à chercher la résilience face aux événements de ma
petite enfance. Certains sont « privés de destin » dès la petite
enfance. La résilience forge le destin.
+ On peut rester solitaire.
+ Il faut distinguer la solitude choisie
de l’isolement subi.
+ La rencontre avec des idées transforme
la conscience.
+ Il faut parfois décider de la
suite à donner à une rencontre. On peut rêver de rencontre avec un prince
charmant.
+ On arrive au monde avec une valise
pleine du passé généalogique.
+ Le monde est le fruit du hasard,
du chaos et de l’auto-organisation dans un espace-temps localisé.
+ Le destin est un jeu vidéo qui
nous ressemble.
+ L’expérience de
Frédéric II a montré que des enfants privés de langage meurent rapidement.
+ Certaine cultures sont plus
fatalistes que d’autres.
+ Ne démissionnez jamais !
+ Il y a des influences que nous n’acceptons
pas.
+ Chacun choisit ses rencontres.
Tout le monde a l‘occasion de changer sa vie. L’importance des rencontres apparaît
après coup.
+ On grandit grâce à la rencontre
avec autrui.
+ Mon destin, c’est le désir de m’épanouir.
+ La notion de destin est une
fiction qui a des effets pervers au service de l’ordre social.
+ Toutes les rencontres laissent des
traces et des échos.
+ Evocation de la chanson de Mouloudji
« Un jour tu verras ».
+ Le visage est la première rencontre.
Le destin est-il écrit en dehors de soi ? Parle à ceux que tu n’aimes pas.
Les sourires entrent en résonance.
+ On n’échappe jamais au destin.
+ L’important dans la rencontre, c’est
la résonance.
+ Je crois plutôt à la vocation,
celle d’être heureux et d’aimer.
+ Il faut garder l’esprit critique
et suivre son propre chemin.
+ Notre destin individuel se fraie
son chemin dans des destins collectifs. Il arrive par hasard que le hasard ait
un sens.
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jeudi 13 juin 2019
"Garden party" de Dynactive le 13 juin 2019 au Château de la chasse
L’association Dynactive, regroupant 180 entreprises de l’agglomération
Plaine Vallée (Val d’Oise), a organisé ce jeudi 13 juin 2019 une "garden party"
au Château de
la Chasse en forêt domaniale de Montmorency. Une vingtaine personnes a
participé à la promenade sur le Chemin du philosophe qui leur a permis de
découvrir ce parcours, qui montre la forêt sous le jour de la philosophie et
réciproquement. Catherine Delaunay a notamment souligné l’intérêt qu’ont aujourd’hui
les entreprises à s’intéresser à la
réflexion philosophique. Ecoutons (3 mn).
Après la promenade d’une
heure et demie, des échanges ont pu avoir lieu avec la quarantaine de personnes
qui ont participé au buffet, qui était excellent au demeurant.
lundi 3 juin 2019
samedi 25 mai 2019
Compte rendu du café philo du vendredi 24 mai 2019 : art
![]() |
| Art gréco-bouddhique du Gandhara |
Nous étions 35 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 24
mai 2019, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de
Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« L’art nous rend-il plus humains ? »
Thème du prochain café philo :
Vendredi 28 juin 2019 à 20
h : « Les rencontres changent-elles notre destin ? »
Nous choisirons ensemble les thèmes de
septembre, octobre, novembre 2019.
Télécharger ce
compte rendu http://pc.cd/9P8ctalK avec les
présentations de Catherine Delaunay, Philippe Hartmann et de Pierre Haller
ainsi que les poèmes de Christine Quéré et de Jeannine Dion-Guérin.
Les enregistrements
audio peuvent être écoutés
Philippe Hartmann : http://pc.cd/rJT7
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Paroles entendues
+ L’activité artistique nous éloigne
de l’animal.
+ L’art révèle la réalité cachée.
+ La beauté a-t-elle besoin
d’exister ?
+ La beauté est-elle une fin ou un
moyen pour la vie ?
+ La beauté émerveille l’artiste-créateur
et le spectateur.
+ Un dignitaire nazi a demandé à
Picasso à Paris en 1940 à propos de son tableau « Guernica » :
« C’est vous qui avez fait ça ? » - « Non , c’est vous »
a répondu Picasso !
+ L’art est le trait-d’union entre
l’humain et le transcendant. La transcendance peut être bénéfique ou maléfique.
Les animaux sont capables d’émerveillement.
+ L’art de la résistance et de la
résilience est présente dans le livre de Boris Cyrulnik « La
nuit, j’écrirai des soleils ». Écrire change le goût du monde.
+ L’œuvre de Wagner reste émouvante,
malgré le passé nazi.
+ Il existe des arts sans artistes.
La beauté intrinsèque du monde.
+ Le vivant est beau. La poésie
révèle le sacré par « peaux » successives. Nous sommes tous
prisonniers d’un art.
+ Les peintures de Gauguin (1848-1903)
n’étaient pas considérées comme belles au départ.
+ La beauté du mode est différente
de la beauté de l’art. L’art, relève du processus créatif de l’homme.
+ Des spectacles d’artillerie la
nuit ou de bombardements de villes ont pu être ressenties comme belles.
+ On peut esthétiser l’horreur.
+ L’art est une belle représentation
d’une chose pas nécessairement belle.
+ La beauté naturelle, ce n’est pas de
l’art. Un moteur de voiture peut être beau.
+ L’art, c’est causer de
l’émerveillement.
+ Les prisonniers musiciens dans les
camps nazis avaient en fait conservé leur humanité face à leurs gardiens
déshumanisés. Les dessins des enfants prisonniers en ont fait de vrais
artistes.
+ L’art n’est pas universel.
+ Après la guerre s’est développé un
art de la résistance. « Après la Shoah, il n’y a plus de poésie
possible. »
+ Un vrai artiste doit travailler et
mouiller sa chemise. Sans cela c’est de l’escroquerie.
+ Van Gogh (1853-1890)
a réalisé 80 toiles en trois mois à
Auvers-sur-Oise. Il peignait « avec ses tripes ».
+ Pas d’œuvre d’art sans grain de
folie.
+ L’art, c’est l’œuvre et la
rhétorique qui va avec.
+ Certains militaires sont amenés à
s’interroger sur l’attitude à avoir face aux monuments sur les théâtres de combats.
La société doit aussi s’interroger sur les œuvres qui méritent d’être conservées
dans le temps. L’œuvre d’art nous interroge sur ce qui est humain.
+ On ne sait pas ce que c’est l’art.
Dire que c’est l’émotion ou une propriété de l’âme, c’est insuffisant.
+ La disparition, un jour, de l’espèce
humaine n’est pas problématique, mais celle de ses œuvres d’art l’est.
+ L’art est inhérent à l’humain. L’artiste
a souvent une pathologie et la création est un soulagement. La nature ne connaît
pas la beauté.
+ L’art c’est aussi l’orgueil, l’avarice,
la brutalité, le pillage.
+ On a besoin d’arts multiples.
+ L’art est une ouverture du champ
des possibles.
+ On détruit un peuple lorsqu’on
détruit sa culture.
+ Il faut équilibrer les deux
hémisphères du cerveau. Il faut du temps pour pouvoir apprécier le génie d’un
auteur abject dans sa vie privée. Racine
(1639-1699), oui ! Céline
(1894-1961), non !
+ Que dire des gens qui n’ont pas
accès à l’art ? Il y a une responsabilité collective.
+ L’art ouvre l’esprit. Dans une
école au Burkina Faso les enfants rencontrent régulièrement des artistes.
+ Le dessin humoristique rend plus
humain.
+ L’art éphémère est une valeur.
+ L’art produit de la pensée. Il
traverse le temps. Il crée de la communion entre les hommes.
+ L’écrit m’a libéré de ma
souffrance.
+ L’oiseau qui chante est un artiste.
+ Je ne conçois pas la vie sans art
et sans beauté. Nous avons été ému(e)s aux larmes au concert « War Requiem » de Benjamin Britten
(1913-1976). Nous appartenons à une humanité.
+ Nous rendons l’art humain et non l’inverse.
+ L’argent, le sexe et la violence
sont le fonds de commerce du 7ème art.
+ L’art du divertissement est
nécessaire.
+ L’art nous survivra.
+ L’art est un ordre émergent du
cerveau. Il met en œuvre et incarne la raison, l’émotion, la transcendance.
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