dimanche 3 juin 2018
Sortie en forêt « L’arbre dans tous ses états »
Ce dimanche 03 juin 2018 de 9 h 30 à 12 h 30, par un temps magnifique,
quelque trente-cinq personnes ont participé à la sortie en forêt domaniale de
Montmorency sur le thème « L’arbre dans tous ses états ». Catherine
D., Jeannine G., Christine S., Christine C. ; Christine Q., Jean-Luc J.,
Martine K., Mathilde G., Nathalie G. Patrick L., ont tous apporté leurs
contributions par des explications, textes, poèmes, jeux et chansons à la
réussite de cette sortie. Les thèmes abordés ont été : l’identification des
arbres de la forêt, les métiers de la forêt, les arbres et les écosystèmes,
l’intelligence des arbres, l’arbre dans les mythologies nordiques. Le jeu final
d’identification de titres et des auteurs de peintures d’arbres, tout comme la
chanson « Auprès de
mon arbre » de G. Brassens, ont connu un vif succès en faisant
participer tout le monde.
Merci à tous et notamment à ceux qui ont contribué au sympathique
goûter.
Dans ce document http://pc.cd/f497 , on peut retrouver certaines contributions.
samedi 26 mai 2018
Compte rendu du Café philo du vendredi 25 mai 2018 : Amour
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| Madame Butterfly |
Nous étions 35 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 25
mai 2018, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de
Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« Pourquoi l’amour fait-il si mal ? »
Le thèmes du prochain café philo :
Vendredi 29 juin 2018 : « La
confiance, en avons-nous besoin ? »
Nous choisirons ensemble les thèmes des
cafés philo de septembre à novembre 2018.
Télécharger ce
compte rendu http://bit.ly/2J887ZR avec les présentations de Catherine Delaunay (en préparation), de
Jean-Claude Vitran et de Pierre Haller ainsi que le poème de Jeannine Guérin
qui a été lu par Mathilde Gayrard.
Les enregistrements
audio peuvent être écoutés
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Paroles entendues
+ Les enfants changent
la relation amoureuse. Ils la consolident. Même si chacun souhaite garder son
identité et sa liberté.
+ Personne ne comprend
l’amour, chacun fait ce qu’il peut. L’amour oscille en la passion et le dégoût.
C’est notre propre substance que nous cherchons dans l’autre. Il y a une part
d’illusion dans l’amour.
+L’amour est le fruit
du hasard. C’est la rencontre de deux entités. Sa durée est aussi un hasard. Il
est difficile de faire durer les choses à notre époque.
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| Roméo et Juliette |
+ Nous méritons nos
rencontres. Il faut différencier le hasard et le choix. Est-ce normal d’avoir
du désir pour une seule personne ? Aujourd’hui les rapports ont changé.
+ Le mariage est
davantage que le commerce du sexe. Il y a une finalité réciproque.
+ Au bout d’un certain
temps de mariage, on devient l’autre.
+ Est-ce que l’amour
préserve le mariage, ou l’inverse ?
+ La confiance est la
clé de l’amour.
+ A la fin de la vie, beaucoup
se demandent s’ils ont suffisamment aimé et non pas tant s’ils ont été aimés.
+ En 35 ans de mariage
réussi on ne se demande pas si on est aimé. Cela va de soi.
+ Agapé n’est pas
désintéressé. Il y a toujours une raison.
+ L’amour est central
dans nos existences. Il est source d’angoisses et de conflits. Il est source de
joie, de partage des soucis. Il augmente la force d’exister.
+ L’amour est enfant de
Bohème.
+ L’amour, c’est
complexe.
+ L’état amoureux
accompagne l’évolution de la vie.
+ Pour aimer, il faut
que j’admire.
+ L’amour se construit
avec le temps. Le problème est qu’aujourd’hui tout va vite. Il faut de
l’attachement pour prendre soin de l’autre. Même l’amour maternel n’est pas
immédiat.
+ Nous sommes prisonniers
du couple parental et même sur plusieurs générations. Nous ne sommes pas libres
dans notre manière d’aimer.
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| Carmen |
+ Dommage qu’on n’ait
qu’un seul mot pour désigner les multiples formes d’amour. L’amour passion est
insatiable.
+ L’amour c’est la
quadrature du cercle. C’est un regard sur l’autre et sur le cosmos.
+ Il faut prendre le
risque d’aimer. Aimer c’est se décentrer de soi-même et cela aide à oublier qu’on
est mortel.
+ Et pourquoi l’amour
fait-il du bien ? L’amour, ça s’apprend.
+ Chaque amour est
différent.
+ Quand je suis
amoureux, j’ai peur.
+ Humour : en 50
ans de mariage, la femme a changé, mais pas moi. Ce n’est plus le physique qui attire. Des jeunes se
suicident encore pour des raisons amoureuses.
+ L’amour est un mot
fourre-tout. L’amour peut gommer la raison.
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| Traviata |
+ Ouvre ton cœur à l’autre.
L’amour, c’est ne rien attendre en retour.
+ Aimer c’est enrichir
l’autre.
+ Pour durer, il faut
endurer.
+ Certains sont plus
aptes que d’autres à l’amour. Certains en ont un grand besoin.
+ La littérature est
pleine de ça.
+ Pourquoi ne pas
apprendre à aimer à l’école ? Sans érotisme, le couple se perd. En pension
de 6 à 12 ans j’ai souffert de l’absence des parents et cela m’a marqué toute
la vie.
+ Il y a différents
types d’amours. C’est la trahison qui fait le plus souffrir.
+ En cas d’accroc, tout
peut se décrocher. L’inhumanité ne peut naitre que de l’humanité.
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| Tosca |
+ Pourquoi la langue
française est-elle si pauvre en amour ?
+ L’amour fait du bien
même quand ça fait mal. L’amour spirituel est une forme d’amour.
+ L’amour c’est
difficile et non le fruit du hasard. On se marie dans sa strate sociale. C’est
la femme qui choisit.
+ L’amour est une
comédie qui s’évalue à ses résultats.
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| Orchidée |
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jeudi 10 mai 2018
Annonces du café philo du 25 mai 2018 et de la promenade en forêt du 3 juin 2018
dimanche 6 mai 2018
Excursion Barbizon – Fontainebleau 5 mai 2018
Quarante-deux personnes ont
participé ce samedi 05 mai 2018 à l’excursion en car, co-organisée cette année
par les associations AHGEVO de
Saint-Leu-la Forêt et notre Chemin du philosophe. Départ à 7 h 30 et retour à
19 h 30. Le beau temps était de la partie.
Nous avons pu découvrir ou
revisiter des lieux inscrits dans le patrimoine culturel de France.
Nous avons d’abord visité le musée Ganne des peintres de Barbizon.
Ces peintres de l’école
de Barbizon au 19ème siècle, fuyant l’académisme parisien et la
grande ville, ont trouvé là près de la forêt de Fontainebleau un lieu propice à
leur inspiration. Ils voulaient « peindre la nature ».
L’excellent déjeuner s’est tenu
à l’auberge de la
Croix d’Augas.
L’après midi a été consacré à
la visite du château de Fontainebleau. Du 12ème siècle au second Empire au 19ème
, les architectures successives, les cours et jardins de ces lieux ont voulu symboliser
la sacralité et la grandeur du pouvoir politique. Les fastes de Versailles se
trouvent déjà dans Fontainebleau du 16ème siècle. Le grand public y
a accès depuis le début de 20ème siècle. Pour voir plusieurs Films.
Il convient de noter les
excellentes prestations des deux guides, du syndicat d’initiative de
Fontainebleau, qui nous accompagnés sur les deux sites. Merci aux organisateurs
et aux participants qui ont partagé ces moments d’amitié fort agréables.
samedi 21 avril 2018
Philosopher et travailler
Le Chemin du philosophe en forêt domaniale de Montmorency demande de temps en temps de gestes d'entretien très terre à terre. Profitant du beau temps revenu ce vendredi 20 avril 2018, nous avons remis du gravier sur le sentier et réparé un poteau du cadran solaire analemmatique, avec le soutien de l'ONF.
samedi 14 avril 2018
Compte rendu du Café philo du vendredi 13 avril 2018 : fin de vie
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| Käthe Kollwitz (1867-1945) : "L'appel de la mort" |
Nous étions 30 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 13
avril 2018, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de
Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« A-t-on le droit de
décider de sa fin de vie ? »
Les thèmes des prochains cafés philo :
Vendredi 25 mai 2018 : « Pourquoi
l’amour fait-il si mal ? »
Vendredi 29 juin 2018 : « La
confiance, en avons-nous besoin ? »
Télécharger ce
compte rendu http://bit.ly/2HlV9Xu avec les présentations de Catherine Delaunay et de
Pierre Haller ainsi que les poèmes de Jeannine Guérin et d’Arlette Coutin.
Les enregistrements
audio peuvent être écoutés
Pierre Haller :
http://pc.cd/REA
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Paroles entendues
+ Selon l’ADMD, la validité
d’une directive
anticipée est illimitée. Le document le plus récent fait foi.
+ Est-ce que quelqu’un
qui n’a plus sa conscience ou sa raison peut demander son euthanasie ?
+ Selon un témoignage
de médecin dans le magazine « La Vie », aucun malade ne lui a jamais
demandé l’euthanasie. On se bat jusqu’au bout pour vivre.
+ Marie de
Hennezel prend en compte la personne dans sa
globalité : physiologique, intellectuelle, sociale, spirituelle. Le
patient aspire à la vie jusqu’au dernier moment.
+ La sensibilité a
changé à travers les âges. Au début du 20ème siècle, les enfants
n’étaient pas censés souffrir. On opérait parfois à vif. Aujourd’hui, la soif
du malade est reconnue comme une souffrance.
+ Je rends hommage au
personnel des soins palliatifs qui ont fait preuve de compétence et d’humanité
pour un proche.
+ Le cerveau a le
pouvoir de faire face à la douleur.
+ Ma fille s’occupe
depuis plusieurs années de soins en fin de vie. Un petit sourire est une source
de bonheur. Malheureusement parfois les vieilles querelles et griefs de familles
perturbent cette dernière étape de la vie. Elle s’occupe actuellement de
prisonniers en fin de vie...
+ « Où je suis, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est moi qui
n'y suis plus » citation de Vladimir
Jankélévitch (1903-1985).
+ La mort n’est pas le
problème, c’est la souffrance.
+ Pour le SDF à la rue,
la vie n’est-elle pas plus dure que la mort ?
+ On ne peut rien dire
sur la souffrance. Où est la liberté de choisir pour les plus misérables ?
+ L’apprentissage de l’autre
passe par sa propre vulnérabilité.
+ La prise de décision
de mourir est la plus grande des souffrances. Dans « L’Idiot » de Dostoïevski,
la douleur vient de la certitude de la mort imminente.
+ On est digne par
rapport à l’humanité et à la société. On a besoin des autres au moment de la
mort. Beaucoup de gens revoient leurs parents au moment de leur mort.
+ Les animaux n’assistent
pas leurs mourants. Mais le chien reste près de son maître.
+ La personne qui se
suicide nous renvoie à notre surdité et à notre cécité. En même temps, on lui
en veut de rompre le lien. Mais nul ne connaît sa vraie souffrance. Le suicide
reste une affaire personnelle et ce n’est pas juste.
+ Mon père s’est
suicidé en toute lucidité pour rejoindre notre mère après avoir fini l’éducation
de ses enfants. Ce fut un acte de courage.
+ Ne pourrait-on pas
trouver un médicament contre la douleur sans effet secondaire ?
+ Dans les urgences des
hôpitaux on attend longtemps, il y a toujours plus urgent. Les hôpitaux ont
intérêt à faire mourir les gens plus vite. On peut apprivoiser la mort par la
parole. L’angoisse se glisse dans l’absence de la parole.
+ En Corée, on s’entraine
à la mort pour renaître. On vit avec les ancêtres.
+ On peut améliorer la
fin de vie par la méditation et la réflexion sur soi.
+ La poésie m’a rendu
le sujet plus doux.
+ La fin de vie est une
question d’organisation sociale, tout comme les débats sur la bioéthique.
+ Adhérent du
bouddhisme, je crois à l’impermanence des choses, il faut dépasser son ego et
tenter de vivre en harmonie avec l’ensemble de l’univers.
+ Il faut être bien
entouré pour bien se préparer à la mort.
+ L’évolution technique
de la société a changé les attitudes face à la mort.
+ Refuser l’acharnement
thérapeutique est moins difficile que de décider de l’instant de sa mort.
+ J’espère avoir le
droit de décider.
+ La peur de mourir empêche
de vivre.
+ Je vais tenter d’être
en paix avec moi-même et mes proches.
+ J’ai laissé mes
traces et de bons souvenirs à travers la réalisation d’un ouvrage sur ma vie. Je
ne veux pas vivre vieux.
+ On peut faire l’expérience
de la mort par la méditation ou le phénomène de l’expérience de mort imminente
(EMI).
+ Ma vie est un passage
de relai.
+ Il faut pouvoir
choisir sa délivrance.
+ On doit pouvoir
dominer sa peur.
+ Je souhaite une fin
de vie accomplie et sereine.
+ La fraternité est une
urgence.
+ Nous avons la chance
que le suicide ne soit plus un crime comme au Moyen-Age.
+ Oui, sur le principe
de la liberté de choix de la fin de vie.
+ Ma hantise, c’est d’être
invalide.
+ Je fais confiance à
mes proches.
ooo
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