Qui sommes-nous ?

PRESENTATION

L’association du Chemin du philosophe comporte trois types d’activités :

1)  L’entretien et l’animation du Chemin du philosophe en forêt de Montmorency.

2)  L’organisation de cafés philos, de conférences, d’ateliers de lecture, de sorties à thèmes en forêt.

3)  La maintenance de ce blog qui tient à jour le programme des activités et qui les archive depuis 2008.

+ Retrouvez facilement le site Internet du Chemin du philosophe en tapant "cheminphilo" sur un moteur de recherche Internet.

+ Pour découvrir le Chemin du philosophe en forêt : un petit film .

+ Pour télécharger la brochure 2021 du Chemin du Philosophe.

+ Audioguide du Chemin du philosophe en forêt, télécharger sur smartphone via le lien ou avec le code QR (en forêt le chargement par QR dépend du réseau de votre fournisseur d'accès).

+ S'y promener avec ValdoiseMyBalade.

+ Pour trouver le Chemin du Philosophe : carte (avec le GPS, programmer 179, rue de Paris, Montlignon, le parking est proche).

+ La participation aux activités de l'association implique une éthique de neutralité et de tolérance ainsi qu'une étiquette de courtoisie. L’accès est libre à la plupart des activités.

+ Pour soutenir et adhérer à l'association ou renouveler annuellement : Bulletin d'adhésion.

+ Pour nous écrire : cheminduphilosophe(arobase)wanadoo.fr

 

 PROGRAMME DES ACTIVITÉS A JOUR – OUVRIR LE LIEN

Station "L'homme et le cosmos"

Station "L'homme et le cosmos"
Cadran solaire analemmatique - juin 2014

samedi 21 octobre 2017

Compte rendu du Café philo du vendredi 20 octobre 2017, normalité





Nous étions vingt et une personnes à participer à ce café philo, le vendredi 20 octobre 2017 de 20 h à 23 h, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« Qu’est-ce que la normalité ? »
Préparé et animé par Catherine Delaunay, Tanios Saïd et Pierre Haller.
Le thème du prochain café philo est :
Vendredi 24 novembre 2017 : « La reconnaissance : une valeur ou un leurre ? »
Télécharger ce compte rendu complet avec les présentations http://bit.ly/2ipEDuV , de Catherine Delaunay , de Tanios Saïd  et de Pierre Haller.
Enregistrement audio de Catherine Delaunay : http://pc.cd/S0B7
Enregistrement audio de Tanios Saïd : http://pc.cd/egb7
Enregistrement audio de Pierre Haller : http://pc.cd/cgcitalK  

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Paroles entendues
+ La normalité dépend du regard des autres. On se croit obligé d’être dans la norme. On aspire à être comme les autres.
+ Nous avons le droit à la différence.
+La norme évolue selon le temps et le lieu. Il faut s’adapter, être « orthonormé ». Mais le cristal trop ordonné n’est pas la vie.
+ Etre dans la norme, c’est une attitude de confort. L’homme normal reste un animal.
+ La norme évolue au cours de la vie. Elle entraine aussi vers la l’uniformisation.
+ Les statistiques sont aussi au service de l’humain. Il y a différents niveaux de normalités.
+ Par timidité, je voulais ressembler aux autres. J’ai grandi par l’échange, par la reconnaissance de l’autre. La sagesse ‘c’est de comprendre les choses sans les avoirs vécues.
+ L’anormalité peut devenir une richesse.
+ On ne peut pas donner une valeur à l’anormalité.
+ Il faut faire évoluer les notions d’anormalité et de normalité. Il y a trente ans, j’ai entendu un pédiatre parler d’un enfant autiste en termes de « légume ».
+ La loi normale mathématique est une image de la société. Le maximum de la courbe n’est pas l’idéal. L’important est de savoir où chacun veut ou peut se situer. Chacun se situe sur différentes courbes de normalités.
+ Il y a des normes incontournables. Il faut de la tolérance zéro dans certains cas.
+ On ne peut pas accepter les normes de n’importe qui.
+ Les pays qui ont le droit de vote pour la paix et la guerre à l’ONU sont les plus grands vendeurs d’armes.
+ Les droits de l’homme sont souvent instrumentalisés.
+ En classe de 4ème, nous avons rencontré des enfants d’un IME  (Institut Médico Educatif) dans le cadre d’un projet théâtral. La gêne face aux handicapés a fini par disparaître.
+ Issu d’une minorité, je suis sensible à toutes les minorités. Le changement doit commencer par soi-même.
+ Au Costa Rica ( ?), la langue des signes pour sourds- muets est enseignée à tous les enfants. (En maternelle à  Ostwald en Alsace également !)
+ Le monde du travail aujourd’hui exclut l’anormal.
+ Avec un dialogue bienveillant, il est arrivé aux États-Unis à une mère de pouvoir « convertir » l’assassin de son enfant.
+ Comme juge assesseur au tribunal pour enfants, j’ai constaté que certains enfants délinquants ne possèdent pas les bases d’un langage structuré.
+ En tant qu’aveugle, je me sens à la fois normal et pas normal. Je n’ai pas envie de me retrouver toujours avec des handicapés : « Deux bigleux, ça va, quinze bigleux, bonjour les dégâts ».
+ En Corée du Nord on embrigade les enfants très tôt au service du régime. Mais l’éducation devrait être au service d’autres valeurs. On parle moins de norme quand on éduque.
+ A chacun sa normalité, à chacun sa folie.
+ Les normes techniques sont utiles et rassurantes.
+ Le corps enseignant  n’est pas sensibilisé aux handicaps non officiellement déclarés chez certains enfants. Cas d’un enfant victime d’un traumatisme crânien traité comme un cancre.
+ L’Éducation nationale normalise et sélectionne les élites.
+ Le monde du travail actuel n’intègre plus les gens « borderline », sauf certains dirigeants...
+ Grandir, c’est dépasser les normes. Il ne faut pas avoir peur de se sentir seul.
+ Les normes sont indispensables, mais il faut voir au-delà.
+ Un lycéen : « quelle est la différence entre savoir et connaître ? »
+ La richesse vient de la rencontre de la normalité avec l’anormalité.
+ Il y a des handicaps invisibles, qu’il faut parfois pouvoir expliquer à des gens peu réceptifs. Il faut éduquer à la reconnaissance et respect du handicap.
+ La normalité est à associer à la droiture.  
+ Il n’y a pas qu’une norme et qu’un seul chemin.
+ Le maximum de la courbe de distribution n’est pas la normalité.
+ Nous vivons dans un relatif confort aujourd’hui et dans notre société grâce à des normes techniques, sociales et morales. Mais il y a encore bien du travail sur la planche.
+ En mathématique, la norme est aussi liée à la distance et à l’orthogonalité. Ce sont là peut-être des représentations des nécessaires des distances qui règlent notre unité au sein d’un groupe ainsi que du nécessaire recours à de nouvelles dimensions pour comprendre le monde.

lundi 16 octobre 2017

Sortie familiale sur le Chemin du philosophe le 14 octobre 2017




Une quinzaine d’adultes et neuf enfants ont participé à cette sortie familiale sur le Chemin du philosophe en forêt domaniale de Montmorency ce samedi 14 octobre 2017. Ils se sont pris au jeu des questions, amusantes  et néanmoins instructives, d’un  petit livret conçu et présenté par Danielle Roslagadec et Christine Seeboth.  Le beau temps était de la partie. Les participants envisagent de revenir une prochaine fois. 


samedi 7 octobre 2017

Petite leçon de philosophie 4/4 Descartes


 Dans le cadre du programme« Tous philosophes » du réseau des médiathèques de Val Parisis, Mme Catherine Delaunay, professeure de philosophie et vice-présidente de notre association, a donné, ce samedi 07 octobre 2017 à Eaubonne (Val d’Oise), une conférence, passionnante et instructive, sur le thème : «  Descartes: l'émergence du rationalisme ». Quelque soixante-dix personnes ont assisté  à cette leçon très pédagogique sur cette étape importante de la pensée  occidentale.
Vous pouvez réécouter et télécharger cette conférence de 120 minutes sous
http://pc.cd/OOV 

samedi 30 septembre 2017

Compte rendu du Café philo du vendredi 29 septembre 2017- rassemblement


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Compte rendu du Café philo du vendredi 29 septembre 2017, rassemble
Nous étions une quarantaine de personnes à participer à ce café philo, le vendredi 29 septembre 2017 de 20 h à 23 h, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« Qu’est-ce qui nous rassemble ? »
Préparé et animé par Catherine Delaunay et Pierre Haller.
Les thèmes des prochains cafés philo sont :
Vendredi 20 octobre 2017 : « Qu’est-ce que la normalité ? »
Vendredi 24 novembre 2017 : « La reconnaissance : une valeur ou un leurre ? »
Télécharger ce compte rendu complet avec les présentations http://bit.ly/2yd1vo0 , de Catherine Delaunay, de Pierre Haller ainsi que le poème d’Arlette Coutin + contribution a posteriori de Guy Bouchard.
Enregistrement audio de Catherine Delaunay : http://pc.cd/YyH
Enregistrement audio de Pierre Haller : http://pc.cd/LLzctalK
Enregistrement audio de la discussion entre participants : http://pc.cd/Ma6

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Paroles entendues
-         - Toute vision du monde n’est que dans le langage. Il faut parler au moins deux langues. Le barbare est celui qui parle de barbarie, selon Claude Lévi-Strauss. La nature humaine de l’homme peut le rendre inhumain.
-         - Selon Marcel Mauss, il faut une égalité du don ; la transgression du don divise. Les mères juives ou musulmanes ont les mêmes mots pour parler à leurs enfants.
-         - Ce qui rassemble, c’est le même destin de la naissance à la mort.
-        -  René Descartes dit que les cultures divisent les peuples. La culture masque l’égocentrisme des dominants. La raison rassemble l’humanité au-delà des cultures. - - Dans la diversité, chacun trouve sa place. La culture, c’est le monde fini, c’est l’expérience qui divise.
-       -   Ce qui rassemble varie avec les âges de la vie de l’enfance à la vieillesse. Ce n’est pas universel, c’est aussi la haine de l’autre, ce sont aussi les catastrophes, c’est passager.
-         - Ce qui rassemble peut aussi être permanent. Les Etats-Unis rassemblent des cultures multiples issues des immigrations. La constitution des Etats-Unis est pratiquement inchangée dans ses principes depuis 1787. La dernière constitution française de 1958 a déjà été modifiée vingt fois.
-        -  La culture du débat est entrée dans les mœurs de la démocratie.
-         - Selon René Girard, la culture sert à faire face à la violence. Chaque peuple a son génie propre. Il faut accepter l’impur. La recherche de la pureté raciale a fait beaucoup de dégâts dans l’Histoire. Il faut se rassembler dans la différence, question d’image de soi.
-        -  Même dans le monde numérique, on peut pratiquer l’entre-soi.
-         - Ce qui nous rassemble est parfois l’hypocrisie. Par exemple dans le monde du travail.
-         - Dans le bouddhisme, c’est la bienveillance qui nous rassemble. Le yoga du rire est une méthode thérapeutique pratiquée en groupe.
-         - Ce qui nous rassemble, nous divise aussi.
-        -  Les hommes politiques sont des manipulateurs. La France n’a pas su intégrer la religion musulmane - et réciproquement ?
-        -  Beaucoup de gens se sentent seuls, par exemple les chômeurs. La solitude est la conséquence  de l’indifférence, de l’individualisme, des problèmes économiques, de la concurrence, de la jalousie, de la maladie, de la peur, de l’appât de la puissance.
-        -  Certaines personnes n’ont pas de capacité de compassion.
-         - Les enfants naissent avec la capacité d’empathie. Mais cela peut changer.
-        -  Le harcèlement scolaire existe dès la maternelle.

-         - Ce qui rassemble dépend des hasards de la vie de chacun. L’amitié est un facteur essentiel du rassemblement. Citation de Montaigne à propos de La Boétie : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ».
-         - Dans le couple, ce qui a fait le charme de l’autre peut devenir objet de conflit.
-         - Ce qui rassemble, ce sont les failles de chacun.
-         - Se rassembler est surtout un besoin.
-         - C’est l’intime connaissance de l’autre qui rassemble.
-        -  L’espèce humaine est unique La pluralité est le fait d’être égaux et différents. Selon Hannah Arendt, si nous n’étions pas égaux nous ne pourrions pas survivre. Le transhumanisme menace le principe d’égalité des hommes. Le langage différencie les hommes. Twitter l’uniformise en 140 caractères.
-         - Il est important que l’école enseigne la solidarité.
-         - On se rassemble par peur de la solitude, par la soif de connaître l’autre.
-         - Se rassembler autour de valeurs partagées.
-         - Se rassemble par soif de bonheur en commun.
-         - Le match de foot tout comme le patriotisme exacerbé répondent à la fois au plaisir d’être ensemble et au besoin de canaliser la violence. Ce sont des recherches de valeurs communes dans l’articulation de l’individualisme et du grégarisme.
-         - L’homme n’existe que dans la pluralité. Les droits du sang ou du sol sont ravageurs. Selon Levinas : « L’être emprisonné ignorant sa prison se sent chez soi ».
-         - Selon la biologie, pour vivre, on a à la fois besoin de l’environnement et de s’en protéger. On a besoin d’estime de soi. Notre espace personnel, c’est le tout. La bienveillance nous rassemble.
-         - Le numérique nous rassemble, mais c’est superficiel et nous divise encore davantage.  
-         - C’est l’adversité qui nous rassemble.
-         - L’homme civilisé a perdu la compassion. Chacun pour soi.
-         - Instinctivement chacun rentre chez lui. Le bistrot est le dernier lieu de rassemblement spontané.
-         - Rassembler, c’est beau, juste et vrai.
-        -  Notre condition de mortel nous rassemble. Mais nous avons aussi besoin de nous retrouver nous-mêmes.
-         - Nous avons besoin d’être rassurés.
-         - Il faut mettre nos intelligences au service de la survie de la planète.
-         - Qui va à la fête des voisins ?
-        -  L’adversité, les souffrances peuvent rassembler les gens. Ce qui rassemble les gens c’est de vouloir se ressembler et à la fois ne pas vouloir. Chacun recherche une subculture pour se rassurer et pour s’épanouir.
-         - Le développement humain reposant sur le rassemblement et la technologie est-il durable ? On constate qu’il est corrélé avec une extinction massive des espèces vivantes ainsi que par l’extinction de nombreuses langues et dialectes nécessaires à la diversité des intelligences.


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