Qui sommes-nous ?

PRESENTATION

L’association du Chemin du philosophe comporte trois types d’activités :

1)  L’entretien et l’animation du Chemin du philosophe en forêt de Montmorency.

2)  L’organisation de cafés philos, de conférences, d’ateliers de lecture, de sorties à thèmes en forêt.

3)  La maintenance de ce blog qui tient à jour le programme des activités et qui les archive depuis 2008.

+ Retrouvez facilement le site Internet du Chemin du philosophe en tapant "cheminphilo" sur un moteur de recherche Internet.

+ Pour découvrir le Chemin du philosophe en forêt : un petit film .

+ Pour télécharger la brochure 2021 du Chemin du Philosophe.

+ Audioguide du Chemin du philosophe en forêt, télécharger sur smartphone via le lien ou avec le code QR (en forêt le chargement par QR dépend du réseau de votre fournisseur d'accès).

+ S'y promener avec ValdoiseMyBalade.

+ Pour trouver le Chemin du Philosophe : carte (avec le GPS, programmer 179, rue de Paris, Montlignon, le parking est proche).

+ La participation aux activités de l'association implique une éthique de neutralité et de tolérance ainsi qu'une étiquette de courtoisie. L’accès est libre à la plupart des activités.

+ Pour soutenir et adhérer à l'association ou renouveler annuellement : Bulletin d'adhésion.

+ Pour nous écrire : cheminduphilosophe(arobase)wanadoo.fr

 

 PROGRAMME DES ACTIVITÉS A JOUR – OUVRIR LE LIEN

Station "L'homme et le cosmos"

Station "L'homme et le cosmos"
Cadran solaire analemmatique - juin 2014
Affichage des articles dont le libellé est pardon. Afficher tous les articles
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vendredi 8 avril 2022

Compte rendu du Café philo du jeudi 7 avril 2022, pardon


 


Nous étions 23 personnes à participer à ce café philo, le jeudi 07 avril 2022 de 20 h 30 à 22 h 50 dans la Bibliothèque Jean d’Ormesson – 3 ter Rue Louis Muret, à 95580 Margency, sur le thème :

« Peut-on tout pardonner ? »

 

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+ Ce thème a été abordé le 18 octobre 2019 au café philo de Bouffémont. Vous pouvez trouver l’essentiel des textes des présentations reprises ce soir par Catherine Delaunay et de Pierre Haller dans le compte rendu de cette date sous le lien http://pc.cd/6fwitalK .

 

+ Les enregistrements audios des interventions de ce soir à Margency peuvent être écoutés :

Catherine Delaunay : http://u.pc.cd/PYfctalK (43 minutes)

Pierre Haller : http://u.pc.cd/06Q (22 minutes)

 

+ Les prochains cafés philo, organisés par la mairie de Margency, se tiendront en 2022 en principe à la bibliothèque Jean d’Ormesson, comme suit :

+ Jeudi 2 juin 2022 à 20 h 30 : « Peut-on se libérer de son enfance ? »

+ Jeudi 6 octobre 2022 à 20 h 30 : « Les rencontres changent-elles notre destin ? » 

 + Jeudi 1er décembre 2022 à 20 h 30 : « Que penser de l'individualisme ? » 

 

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Paroles entendues

+ A l’âge de six ans, j’ai connu dans le Nord de la France les bombardements de l’aviation anglaise. J’ai du mal à pardonner aux Anglais tout comme aux Allemands. J’ai travaillé en bonne entente avec des Allemands. La guerre, c’est la banalité du mal, selon Hannah Arendt. Le philosophe Vladimir Jankélévitch n’a jamais pardonné la Shoah aux Allemands.

 

+ Eichmann ne réfléchissait pas, il exécutait des ordres.

 

+ Le pardon libère de l’agression et de l’agressivité. La résilience est une voie pour se libérer sans pardonner.

 

+ Pour pardonner, il faut que le coupable reconnaisse sa faute et demande le pardon.

 

+ L’endoctrinement est souvent à la base de la barbarie. Mon père a participé aux tortures pendant la guerre d’Algérie, après avoir été un des rares survivants d’une embuscade.

 

+ Je me demande comment un avocat peut défendre l’indéfendable. On a besoin de comprendre.

 

+ Tout homme peut déraper.

 

+ Après avoir pardonné à mon agresseur, il m’a aussi été difficile d’entièrement me pardonner à moi-même. Parfois la victime endosse une partie de la responsabilité de l’acte.

 

+ Des religieux ont béni des canons dans des camps adverses.

 

+ Les proches des victimes de crimes souvent ne peuvent pas pardonner. Mais la société doit arrêter la spirale des violences.

 

+ Si on ne pardonne pas, on n’avance pas.

 

+ Commettre le mal, c’est s’aliéner, se déshumaniser, perdre sa liberté. Le pardon, c’est aussi regagner la liberté. Les actes nous aliènent. Le langage joue un rôle important dans la gestion du mal. Certains criminels ont peu de mots. D’autres en ont trop.

 

+ On peut continuer à vivre, même si on ne pardonne pas. L’écriture peut servir d’exutoire.

 

+ Il faut accepter de ne pas comprendre.

 

+ Les capacité de réflexions de chacun le rend responsable de ses actes.

 

+ Les délits et les crimes sont facilités par l’évitement du regard des victimes et l’anonymat des bourreaux. Les réseaux sociaux aujourd’hui en sont une illustration.

 

+ Le pardon navigue entre les extrêmes de l’objectif et du subjectif, entre l’intérêt collectif et individuel, entre la morale et la pratique. Il se joue entre les mots du langage.

 

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samedi 19 octobre 2019

Compte rendu du Café philo du vendredi 18 octobre 2019 : Pardonner



Version 19 10 2019
Nous étions 33 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 18 octobre 2019, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
 « Peut-on tout pardonner ?»
Le thème du prochain café philo à Bouffémont le vendredi 29 novembre 2019 à 20 h  sera : «Avons-nous besoin de religion ? »
Nous choisirons ensemble les thèmes du premier trimestre 2020.

Télécharger ce compte rendu http://pc.cd/6fwitalK avec les présentations de Catherine Delaunay et de Pierre Haller.
Les enregistrements audio peuvent être écoutés
Catherine Delaunay : http://pc.cd/3VD7
Pierre Haller : http://pc.cd/WSVctalK


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Paroles entendues
+ Résumé audio par Catherine Delaunay : http://pc.cd/RK5ctalK
+ Le pardon fait partie de la résilience. La résilience est de l’ordre de la psychologie, le pardon de la morale.
+ Se concerter permet d’oublier. « Œil pour œil », implique la proportionnalité. Dans le face-à-face on se transforme l’un l’autre.
+ Le pardon ne peut être délivré que par la victime. Dans le syndrome de Stockholm l’otage peut prendre le parti du geôlier.
+ Peut-on ou doit-on pardonner ? Le pardon implique un don de soi.
+ Pour Levinas il y a le pardon humain et celui venant de Dieu.
+ L’important est de rétablir le dialogue entre la victime et l’agresseur. Lorsqu’on est responsable d’un accident de la route, il faut se pardonner à soi-même.
+ La justice est rendue au nom du peuple. Dans la religion juive, lors de de la fête du Yom Kippour, le jour du grand pardon, on se donne réciproquement le pardon.
+ Lors du génocide du Rwanda de 1994 (1 million de victimes), certains ont tué pour sauver des vies.
+ Il y a toutes sortes de pardons : introspection dans la religion juive ; Jean-Paul II a pardonné à son agresseur ; Mandela a mis fin pacifiquement à l’apartheid malgré 27 années d’emprisonnement ; le génocide perpétré par les Khmers rouges au Cambodge entre 1975 et 1979 (1,7 million de victimes)  a donné lieu à des procès complexes contre les responsables à partir de 2003 ; Hannah Arendt a essayé de comprendre « la banalité du mal ».
+ Certaines personnes n’ont pas les niveaux de conscience suffisants pour penser qu’ils peuvent mal faire. Elles ne connaissent pas le remords.
+ Le pardon est un ciment de civilisation indispensable à son développement. La punition aussi.
+ Toutes les civilisations pardonnent aux agresseurs contre les autres. Les soldats sont pardonnés d’avance. Les bombes tombent où elles peuvent.

+ On pardonne aux autres pour se pardonner soi-même, pour être en paix avec soi-même. C’est se faire du bien.
+ Le pardon peut être utilisé comme une vengeance.
+ L’indifférence à l’autre est une forme de vengeance.
+ L’Allemagne a fait des grands pas de repentance après la seconde guerre mondiale. Des enfants d’officiers allemands de l’époque vivent aujourd’hui en Israël.
+ Dans le couple, le pardon est nécessaire pour un amour durable.
+ Peut-on pardonner à quelqu’un avant que justice ne soit faite ?
+ Il est possible de vouloir pardonner sans y arriver. La souffrance peut ne pas être reconnue.
+ Le pardon demande de la force et de la paix avec soi-même.
+ On peut avoir à pardonner à un défunt.
+ Il ne faut pas pardonner le préjudice subi par un autre. Les fautes commises par des enfants ne sont pas la faute des parents, c’est leurs faits. Il faut pardonner l’adolescence.
+ Le pardon, c’est une affaire de temps.


+ Le pardon c’est ne pas rendre le mal. C’est un acte de bonté. Il faut de la repentance. Le pardon est différent de la justice, qui, elle, doit faire son travail pour protéger les citoyens. Mais chacun a sa ligne rouge au-delà de laquelle il ne pardonne plus.
+ La justice est fonction du lieu et de l’époque. Dans « Le charme discret de la bourgeoisie » de Buñuel, un prêtre tue l’assassin de ses parents après lui avoir donné l’absolution.
+ Je ne sais pas si j’ai le droit de ne pas me venger.
+ Il faut prendre en compte la dimension du crime à l’échelle du temps.
+ Pour pardonner il faut être sûr que l’auteur du mal ne récidivera pas.

+ Il faut mettre les faits en perspective.
+ J’ai passé ma jeunesse à demander pardon. Aujourd’hui je pardonne tout à tout le monde. 
+ Le pardon est gratifiant pour celui qui le donne et celui qui le reçoit. Il y a une hiérarchie dans le pardon.
+ Il faut se tourner vers les neurosciences. Les niveaux de conscience vont de pair avec les niveaux d’humanité.
+ Que chacun aille son chemin si on n’arrive pas à s’entendre.
+ Quand on dit son ressenti, on se sent mieux.
+ Les blessures de l’âme sont inguérissables.
+ A travers le pardon on a quelque chose à comprendre de soi.
+ Il faut laisser une porte de sortie à l’autre. Il faut transformer la colère en énergie.
+ L'association Vivre et Aimer propose aux couples, mariés ou non, une aide et des outils pour vivre au quotidien leur engagement dans la vie à deux. Il faut se demander « quels sont mes sentiments ? »
+ Dire qu’on peut tout pardonner, c’est prétentieux, c’est se prendre pour Dieu.
+ L’espèce humaine aura-t-elle le temps de se pardonner ?
+ Chaque homme est plus grand que ses actes.
+ J’accepte de pardonner au malade, même si c’est difficile.

+ Ma sœur a été assassinée. Je ne pense pas à la vengeance. Il faut que l’auteur du crime prenne conscience de sa responsabilité et qu’il ne recommence jamais plus.
+ Parce que je suis insuffisant, je suis perfectible. La plus mauvaise démocratie est meilleure que le totalitarisme.
+ Le doigt qui désigne l’autre, ce sont trois doigts qui se tournent vers soi-même.
+ Certains crimes sont imprescriptibles.
+ Certains crimes sont naturellement absouts par le temps long de l’Histoire, comme les génocides des colonisations. Un « péché contre l’Esprit », que même Dieu ne pardonnerait pas, consiste à ne pas tirer les leçons de l’Histoire, comme le font les idéologies extrémistes aujourd’hui vis-à-vis des horreurs du 20ème siècle.


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