Château de la Chasse par Arlette Coutin

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PROGRAMME DES ACTIVITES

Toutes les activités sont ouvertes à tous et gratuites sauf mention contraire.

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Cafés philo

Nos cafés philo fonctionnent selon les principes de neutralité et de partage énoncés, par exemple, sous l'onglet "Qu'est-ce?"du site de cafephilos.org


les derniers vendredis du mois à 20 h 15 au Centre culturel - 1, rue Jean-Baptiste Clément à F 95570 BOUFFEMONT. Localisation
http://tinyurl.com/philobouffemont



Le vendredi 30 mars 2012 : "L'autre et moi ".

Le vendredi 27 avril 2012 : "La sobriété peut-elle être heureuse ?" Vidéos de Pierre Rabhi et L'avenir du nucléaire en France


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Samedi 12 mai 2012 de 14 h 30 à 17 h 30 : Promenade à pied commentée sur les pas de Jean-Jacques Rousseau à Montmorency.
Rendez-vous devant la statue de J.-J. Rousseau à 95 Montmorency au croisement des avenues Emile, Rey de Foresta et Président Brisson Localisation

Dimanche 13 mai 2012 de 10 h à 12 h 30 :
avec l'Office National des Forêts, promenade sur le Chemin du philosophe sur
les pas de Jean-Jacques Rousseau en forêt.
Rendez-vous à 10 h devant le Château de la chasse.


Samedi 2 juin 2012
: Excursion annuelle en car au familistère de Guise dans l'Aisne.
(payant, limité à 40 personnes) Bulletin de réservation

Samedi 16 juin 2012 : Assemblée générale et fête annuelle à Bois Corbon. (payant)



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DOCUMENTS INTERESSANTS

Vous pouvez télécharger ICI le modèle d'herbier pour votre récolte de plantes sur le Chemin du philosophe en forêt domaniale de Montmorency.

Vous pouvez télécharger ICI l'ouvrage (381 pages en pdf) "BOSC L'ENFANT DES LUMIÈRES " Par Antoine DA SYLVA édité en 2008 par le Chemin du philosophe .




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LA FEUILLE DU CHEMIN, le bulletin du Chemin du philosophe

dimanche 26 février 2012

Compte rendu du café philo du 24 février 2012





Qu’est-ce que le sacré ? Est-il encore une valeur ?

Trente-huit personnes ont participé à ce café philo à Bouffémont sur le thème du sacré : beaucoup de fidèles et toujours quelques nouvelles personnes ouvrant sur de nouveaux et riches horizons. Nous avons, dans un premier temps, décidé de changer le sujet du café philo d’avril 2012 qui devait avoir pour thème «  Pour quelle cause peut-on donner sa vie ?», qui, à la réflexion, est très proche sous certains aspects du thème du sacré de ce soir. Nous avons retenu donc pour le 30 avril l’autre thème qui avait suscité de l’intérêt lors du vote à savoir : « La sobriété peut-elle être heureuse ? » 

Préliminaire
Il est impossible dans un café philo, et même en dehors, d’explorer toute la littérature et tous les aspects du sacré que les multiples cultures ont engendrés depuis la nuit des temps.
Le sacré s’avère un sujet délicat à traiter en raison des susceptibilités qu’il peut éveiller. S’il convient de respecter le sacré de chacun, il convient également de parler de sa propre conception avec humilité.

Définitions
Le sacré concerne des objets, actes, espaces, parties du corps, valeurs, etc. Le sacré désigne donc ce qui est mis en dehors des choses ordinaires, banales, communes ; il s'oppose essentiellement au profane, mais aussi à l'utilitaire. « Pro-fanum » représente ce qui est à l’extérieur du temple, c’est-à-dire le monde ordinaire. « Sacer » représente ce qui est séparé, ce qui ne doit pas être touché. « Le sacré est saturé d’être » (Mircea Eliade).C’est un monde à part d’une réalité supérieure inspirant la crainte, l’interdit, le mystère, la fascination, le respect ou la ferveur. Le sacrifice consiste à renoncer ou à donner sa vie pour une cause considérée comme sacrée. Selon Carl Gustav Jung, le sacré est : "ce qui saisit l'individu, ce qui, venant d'ailleurs, lui donne le sentiment d'être." René Girard , pour sa part, a décrit les rapports complexes entre la violence et le sacré. Le bouc émissaire est un exutoire de la violence.
Si l'Homme fait l'expérience du sacré, c'est qu'il veut précisément échapper à sa condition d'être fini et mortel.
La culture occidentale distingue le sacré religieux et le sacré laïque.

Le sacré religieux judéo-chrétien rompt avec l’ordre de la nature. Il est monothéiste. Il se dit révélé directement par Dieu à travers ses prophètes. Dieu est le tout autre, infini, absolu et transcendant, toutefois incarné pour les chrétiens. Toute forme de matière et de vie est créée par Dieu. Le sacré procède d’une inspiration supra-rationnelle. Il engendre des « valeurs éminentes », selon Emmanuel Levinas, qui dit par ailleurs voir dans l’autre l’image de Dieu. Selon Marcel Gauchet, le christianisme a contribué à créer un monde séculier.

Le sacré laïque occidental est centré sur l’humain et investit toutes ses institutions, activités et aspirations : progrès, bonheur, amour, droits de l’homme, humanisme, corps, art, sciences, techniques. Ce sacré, tout comme le religieux, revendique la transcendance de l’homme ou de la liberté. Il prétend ainsi recréer ou du moins façonner le monde. « C’est l’homme en tant que tel qui apparaît aujourd’hui comme sacré », Luc Ferry. Le sacré laïque est relatif, il est, bien plus que le religieux, volatile en fonction des époques et des lieux. Il perd plus facilement sa substance en tombant dans l’idolâtrie ou l’insignifiant.

Le sacré oriental, notamment le bouddhisme, comporte des formes sans dieux, sans surnaturel, sans ego individuel. Il refuse la dualité. Le sacré est une attitude intérieure de relation intense avec le réel, une disposition d’empathie et de compassion avec tout ce qui existe. C’est une vision panthéiste du sacré. « Le sacré n’est pas quelque chose qui brille mystérieusement au fond du firmament, mais ce qui est le plus intime et que nous partageons tous », Roland Rech, Bouddhisme Zen. « L’expérience du sacré, c’est vivre le bonheur du monde dans les choses les plus simples, c’est réaliser que les choses les plus ordinaires sont animées dans leur intériorité par une présence extraordinaire », Jean Letschert, Hindouisme.

Le chamanisme est, avec les rites funéraires, l’expression la plus ancestrale du sacré. Les transes du chamane constituent un voyage sacré dans le monde des esprits, qui est celui de la nature dans sa totalité. Leur but est de concilier les bonnes grâces de ces esprits avec la communauté humaine et de souder celle-ci autour du rite chamanique.

Les religions païennes sont caractérisées par trois aspects : polythéisme, la nature est la manifestation du divin (théophanie), les divinités sont féminines et masculines. Ces religions païennes ont institué une hiérarchie avec  les dieux, les demi-dieux et les héros légendaires.
La Grotte de Chauvet contient des représentations d’animaux et d’une seule femme datant de 35.000 ans. Elles suggèrent des liens forts avec les esprits de la nature.

Les neurosciences s’intéressent aujourd’hui aux états modifiés de la conscience par les pratiques religieuses et sacrées : méditation, prière, liturgies collectives religieuses ou laïques, fêtes dionysiaques. Les effets du sacré vont du bien-être, à la pleine conscience des bouddhistes, à l’extase mystique, parfois à l’hystérie. C’est lorsque le sujet perd le contrôle, qu’on parle de psychopathologie. Il semble que les pratiques sacrées ont des effets similaires à certaines drogues.
Le sacré peut entrer par irruption dans la vie des personnes : guérisons miraculeuses (Lourdes), visions (Jeanne d’Arc), conversions subites (St Paul, Paul Claudel), extases (Nuit de feu de Pascal).
Le sens du sacré est profondément ancré dans le système mental humain.

Les expressions du sacré
Elles sont multiples et protéiformes. Sacré religieux, patriotique, éthique (la vie, la dignité), culturel (la langue, les humanités), personnel (l’intime, le privé, la famille, les objets souvenirs, les pratiques).
Sacralisation des idoles : les chefs, les stars, les saints, les gurus, les savants, les idéologies (Marx), le matérialisme.
Ferveurs sacrées des rassemblements de masse politiques, religieux, sportifs, musicaux, les pèlerinages.
Certaines personnes, objets ou lieux liés à des émotions et des souvenirs heureux ou malheureux peuvent devenir sacrés dans l’intimité de chacun.
Architecture sacrée.
Art sacré.
Danses sacrées.
Géométrie sacrée (les cinq solides de Platon, les cathédrales et temples, les mandalas, spirale du nombre d’or).
L’ésotérisme et les rites initiatiques (hermétisme, pythagorisme, Kabbale, alchimie, gnose, la quête du Graal, etc.).
La quête scientifique, le progrès (astrophysique, physique des particules, sciences du vivant)
Histoire sacrée. «J'habite une blessure sacrée, j'habite des ancêtres imaginaires, j'habite un vouloir obscur», Aimé Césaire
Langue sacrée.
Musiques, chants sacrés dans toutes les religions.
Mystères sacrés, (Eleusis).
La maladie sacrée, (l’épilepsie selon Hippocrate).
Prostitution sacrée, dans l’antiquité, dans certains temples pour honorer les divinités de la fertilité.
Textes sacrés, (Tora, Bible, Coran, Evangiles, les prières).
Traditions sacralisées, (voile, rituels, aliments kasher ou halal).
Eaux sacrées, (Gange, Lourdes, baptême).
Lieux sacrés, Sinaï, Voie sacrée près de Verdun, temples, pèlerinages.
Les saints des religions.
Les références culturelles quasi sacrées, académiques ou spécifiques à certains milieux : Einstein, Freud, Lacan, la psychanalyse, Marx (communisme), Milton Friedman (libéralisme économique), Montaigne, Galilée, Homère, Virgile, Godard, Méliès, Sartre, Foucault, Deleuze, Derida, etc.

Les lieux sacrés.
Les lieux sacrés sont limités, entourés d’une frontière (temple, ville). Le sacré est aussi symbolisé par l'élévation, le pic, le clocher, le minaret, les montagnes sacrées (Sinaï Israël, Mont Fuji Japon, Machu Pichu Pérou, Urubu en Australie).
« Le prof a perdu son estrade et le respect des parents d’élèves » dit Régis Debray.
 
Il existe des terres sacrées, là où sont enterrés les ancêtres. Elles génèrent régulièrement des conflits encore aujourd’hui sur les terres tribales africaines ou en Amérique et en Australie entre les populations natives et les colonisateurs
La construction de lieux sacrés (pyramides, mégalithes, temples, cathédrales, monastères, palais royaux) mobilisent des richesses considérables de la collectivité et disproportionnées au regard des richesses du peuple. Le sacré a un coût économique énorme. Il participe à l’ostentation des richesses et de la puissance comme le potlatch, les temples, les palais, inhérente à la plupart des sociétés.

Les lieux, les textes, les traditions deviennent sacrés
De nombreux lieux sacrés sont repris lorsqu’une religion en rencontre ou en supplante une autre : La Mecque, Ephèse, Rome, Jérusalem, certaines cathédrales sur des lieux druidiques.
Dix Commandements de Dieu de Moïse seraient pris du Livre des Morts égyptien et du Code d'Hammourabi (datant de plusieurs siècles avant les Hébreux).
Les traductions et les narrations multiples engendrent des glissements de sens des textes. Des métaphores ou des paraboles sont prises au sens littéral et deviennent des vérités dogmatiques et historiques.
Il en est de même des rites religieux ou laïques (Noël, solstices, baptêmes, rites de passage).

Le sacré rassemble.
Le haut lieu fait lien. Les pèlerinages, Delphes, La Mecque, Lourdes, Bénarès, les jeux olympiques, les matchs de football, les concerts classiques ou rock font vibrer ensemble.

Le sacré interdit.
Un lieu sacré a ses comportements prohibés et ses zones réservées à des initiés et des ayants-droits et interdites aux autres. La sacralité impose l’inviolabilité. Il n’y a pas de sacralité sans pénalité.
Le sacré est hors système marchand : reliques, organes, sang, certaines œuvres d’art comme la Joconde, ne sont pas vendables (en principe).

Le sacré divise et pousse au crime.
Il serait fastidieux de reprendre tous les crimes commis au nom du sacré religieux ou laïque au cours de l’histoire. La carte indique qu’aujourd’hui encore les violences religieuses s’exercent pour les trois quarts de l’humanité. Les religions sont nées dans le conflit et y survivent. Un signe sacré d’appartenance cache toujours mal celui de l’exclusion et la diabolisation de l’autre. Toute sacralisation prépare un conflit et fait le lit de crimes contre l’humain et l’humanité, selon Regis Debray dans « Jeunesse du sacré ».
Ces crimes, souvent au service de causes étrangères à la religion, s’appuient sur des lectures littérales des textes sacrés qui comportent encore des « versets douloureux » demandant le massacre des impies. Les théologiens éclairés, qui aimeraient bien balayer devant leur porte, n’arrivent pas à faire abroger ces textes en raison de leur sacralité. Ceux-ci, nous disent-ils, doivent être pris dans un sens symbolique du combat intérieur. Ce qui n’est évidemment pas l’interprétation de tout le monde.

Le blasphème.
Le blasphème est source de renouveau. Jésus a été condamné pour blasphème, selon les us en cours. La force de l’Occident depuis la Renaissance est en fait liée à la profanation de proche en proche des dogmes scientifiques, religieux ou politiques. Le primat sacralisé de l’individu sur le groupe constitue aujourd’hui une force d’attraction planétaire. Le bouddhisme, le judaïsme, le christianisme ou l’islam, malgré bien des vicissitudes, proposent, mais pas toujours, la quête de la sainteté intérieure de la personne plutôt que celle de la sacralité extérieure des tabous et rites collectifs.

Mais on assiste aussi dans notre société du spectacle à l’instrumentalisation du blasphème : la publicité, l’art, le théâtre, le cinéma. La victimisation des blasphémateurs et des blasphémés profite aux deux.  

La dérision
La dérision tout comme le blasphème accompagne le sacré : théâtre (Molière, Tartuffe), carnaval, aphorismes (« si Dieu existe, j’espère qu’il a des excuses », Woody Allen), blagues sur le pouvoir politique ou la religion.

Le sacré est instrumentalisé
Selon Régis Debray, le temps d’héroïsme et de sacrifice des combattants de la Grande Guerre est aussi l’occasion pour d’autres citoyens de s’enrichir ou de se soustraire à leur devoir patriotique.
Le sacré est source de pouvoir laïque et religieux. Il assure l’emploi, le gîte et le couvert, parfois la richesse, de pans entiers de populations à travers le monde (monastères, armées, oligarchies).
Les ressources de matières premières, pétrole et gaz notamment, avec leurs lobbys militaro-industriels ou les chefs de guerres locaux stimulent aujourd’hui les conflits à prétextes sacrés. Le sacré de l’histoire est probablement lié aux besoins de main-d’œuvre bon marché des sociétés sous formes d’esclaves, de soldats, de galériens, de serviteurs, de serfs et aujourd’hui de ressources d’énergies premières et de minerais.
Tout temple a ses marchands du temple.

Les pistes de réflexions pour le groupe
Qu’est-ce que le sacré pour vous ?
Pourquoi le sacré religieux est-il contesté comme superstition ?
Pourquoi le sacré humain est-il considéré comme simple produit de substitution ?
Avons-nous besoin de sacré ? A quoi aspirons-nous ? Pouvons-nous nous en passer ? Peut-on revendiquer l’effacement de toute forme de sacré ?

Propos lus ou entendus et notés
-          Hervé C. (théologien catholique) : "Le sacré est un concept éminemment ambivalent. Le sacré, chez les civilisations dites “premières” est à la fois « tremendus », qui fait peur, et objet d’attraction, donc de vénération ou d’adoration. Le Dieu de la Bible est à la fois celui qui fait peur et celui qui délivre de la peur (cf. le “n’aie pas peur, petit troupeau”, de Jésus, dans Saint Luc). Le problème du sacré (religieux), aujourd’hui, est d’arriver à se libérer de son aspect sacrificiel (cf. René Girard). Il reste à ce point englué de connotations négatives que pour ma part, je préfère m’intéresser à la transcendance. Par ailleurs le sacré, sur un plan purement sociologique est ce qui doit rester intouchable : “Touche pas à mon enfant” (ou les “Intouchables”). Mais la transgression, voire la profanation est aussi parfois érigée en valeur : elle est prônée comme chemin de libération. Existe-t-il encore des sanctuaires universels, de nos jours ? Autre question : le sacré est-il, doit-il être, relié à un dieu (ou à Dieu), c’est à dire personnalisé (hypostasié, disent les Grecs) ? L’existence d’un dieu (ou de Dieu) est réputé fonder ou en tout cas conforter le sacré. Peut-on concevoir un sens du sacré qui ne se réfère à aucune transcendance, au risque de rester transcendantal et d’être soumis à la seule subjectivité, avec toutes ses déviances possibles ? Le sacré est-il circonscrit au religieux (à la religion), et doit-il être validé par un corps institutionnel garant de l’orthodoxie de la sacralité ? Toutes ces questions sont passionnantes à traiter. Une soirée n’y suffira pas..."

-          Arlette C. (Infirmière et artiste peintre) "Le Sacré me renvoie à la vie, à l'existence, à soi, à l'autre, aux autres, à la capacité d'émerveillement par la transcendance : poétique, affectif, spirituel. Quel est le plus sacré si ce n'est la vie de l'autre, des autres et de sa propre vie. Le sacré est de deux ordres : humain et cosmique, il me renvoie au point de départ de la vie : à la création."

-          Il y a un paradoxe à vouloir endiguer la violence par une violence sacrée.
-          Le sacré imposé ne dure pas.
-          Le sacré est un surinvestissement du désir dans l’absolu.
-          Plus le sacré est absolu, plus il est dangereux.
-          "Quand le mythe meurt, la musique devient mythique de la même façon que les œuvres d’art, quand la religion meurt, cessent d’être simplement belles pour devenir sacrées" (Lévi-Strauss 1971).
-          Pour faire société, il faut du sacré, par ex. la dignité humaine.
-          L’interprétation de la dignité pose problème, ex. l’avortement ou l’euthanasie.
-          Il faut faire la différence entre une valeur et son interprétation.
-          Toute société a besoin de totems du lien social par des objets.
-          Le sacré défie le temps.
-          Chacun a plusieurs sacralités, avec des hiérarchies.
-          Le sacré religieux sert à asseoir l’autorité laïque.
-          La sacralisation passe par  une histoire.
-          Il existe des sacralisations privées d’objets, de souvenirs, etc.
-          Le besoin de sacré est un besoin d’organisation, de sens et de sur-moi individuel et collectif.
-          Le sacré rassure.
-          Il est ambivalent, il ne rassure que sous l’aspect psychologique.
-          Son existence est effrayante.
-          C’est un sentiment, un ressenti. Il ne relève pas de la raison.
-          C’est ce que je m’impose à moi-même.
-          Il donne des raisons de vivre.
-          Le sacré est à la base de la création artistique.
-          Il donne des repères pour se réaliser.
-          Il n’y a pas d’art sacré, tout art l’est.
-          Il y a du sacré dans le vivant, ainsi que dans l’émerveillement du quotidien.
-          C’est l’ouverture aux sources de la vie, aux arbres, au soleil à la terre.
-          Le mystère ouvre notre rationalité.
-          Les institutions fédératrices et sécurisantes deviennent insupportables quand leur sacralité est prise en défaut.
-          On a sacralisé la finance.
-          La science contemporaine réenchante le monde (cosmologie, physique des particules, science du vivant).
-          La tragédie grecque constitue une catharsis par le sacré.
-          La pensée magique n’est pas le sacré.
-          Les religions ont canalisé le magique sans toute fois l’éliminer.
-          Les religions se sont approprié le sacré.
-          Les fêtes païennes ont été reconverties en fêtes religieuses.
-          Le rituel fabrique le sacré.
-          La famille, c’est sacré.
-          Le sacré est supérieur à l’homme. C’est ce qui est digne d’un respect absolu.
-          Le sacré ne représente rien pour moi. C’est simplement l’amour des uns pour les autres.
-          C’est un besoin de sublimation, une exacerbation du désir.
-          C’est intime, de l’admiration pour la beauté de ce qui me dépasse.
-          Chacun y met ce qu’il veut. Mais le sacré c’est encore et toujours autre chose.
-          Il faut désacraliser le sacré.
-          Je n’avais aucune notion du sacré.
-          Le religieux et le sacré, c’est différent.
-          Le fait d’être est le sacré.
-          Je suis un déçu de la religiosité. La personne seule est sacrée, d’où ma pratique du yoga.
-          L’institution du sacré et la soumission imposée me font peur.
-          Je n’entends pas l’appel du sacré.
-          Tout homme est une histoire sacrée.
-          Nous avons besoin de sens face à la mort, mais pas de religion.
-          Il faut du sens avant la mort.
-          Il n’y a de sacré qu’humain.
-          Le sacré relève d’une autre dimension.
-          Il faut distingue l’intime et le collectif.
-          Il y a trop de violence dans l’histoire. On n’a pas besoin de ce concept. Il suffit de l’émerveillement, de tabous et du respect de l’autre.
-          Le manque de définition claire du sacré c’est le vrai problème pour les sociétés.
-          Pour le chrétien, le sacré est relié à la transcendance et à Dieu. Il est reçu, révélé et non inventé. Le Christ est le médiateur.
-          Je ne suis pas réceptive au sacré collectif. Chacun peut devenir un être spirituel et aller vers la transcendance.
-          La terminologie oppose les gens.
-          Tout le monde a sa part de sacré.
-          L’homme a accédé au sacré parce qu’il est sapiens sapiens, il sait qu’il sait, il a besoin de sens.
-          Deux choses menacent l’humanité, trop de sacré ou pas assez.
-          « Il faut honorer les dieux mais garder ses distance », proverbe chinois.
-          Ce qui est sacré : liberté de penser, le doute, la priorité de la personne sur le groupe.
-          L’Homme ne peut pas se déchiffrer tout seul.



mercredi 8 février 2012

LA FEUILLE DU CHEMIN numéro 3


Le numéro 3 de février 2012 (4 pages) de notre petit journal est paru. Il est largement consacré à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) dont nous commémorons le tricentenaire de la naissance. Une centaine d'exemplaires sur papier en noir et blanc sera disponible. Vous pouvez consulter, télécharger et imprimer la version couleur sur Google docs (via Fichier en haut à gauche). Bonne lecture.

dimanche 29 janvier 2012

Compte rendu du café philo du 27 janvier 2012




"L'Amour peut-il être vrai ? "

Une cinquantaine de personnes ont débattu ce thème de « L’amour peut-il être vrai ? » dans le nouveau centre culturel de Bouffémont. Nous remercions la mairie de cette commune de nous accueillir désormais dans ses locaux.
 

Préambule
Aristophane : « La Nuit aux ailes noires déposa un œuf né du vent, dans le sein du sombre et profond Erèbe. De la Nuit et de Thanatos nait Eros, l’Amour. » (Erèbe personnifie les Ténèbres infernales).
 

Tout le cosmos et toute organisation structurée de l’infiniment petit à l’infiniment grand, du simple au complexe, résultent d’équilibres subtils et transitoires d’attractions et de répulsions. Est-ce là une marque profonde de la réalité de l’univers ou une simple métaphore de l'amour ? 

Le système cognitif humain, inscrit dans le génome, intègre l’empathie et l’amour en synergie avec la raison « Le cœur a ses raisons que la raison ignore », selon Pascal.
 

Les formes de l’amour
Les différentes formes indissociables de l’amour, de l’empathie et de l’attirance ont déjà été admises par les anciens Grecs : Éros (l'amour physique), Agapè (l'amour spirituel), Storgê (l'amour familial, la tendresse) et Philia (amitié; lien social). On peut aussi évoquer le penchant ou  l’amour des choses (l'argent, le luxe, les vêtements, la nourriture, les drogues), des plaisirs de l’esprit, (la poésie, la musique, les mathématiques), des concepts (la vérité, le bien, la vertu, Dieu), les pratiques (le pouvoir, métier, sport).
Eros est évoqué dans le Banquet de Platon comme l’amour passionnel, fougueux et égoïste. Il fonctionne dans le manque et la possession. Toutefois l’amour charnel d’un beau corps peut s’élever vers un amour plus spiritualisé de la beauté en soi.
Philia est développé par Aristote dans L’Ethique à Nicomaque. C’est la confiance, l’amitié, c’est se réjouir de l’existence de l’autre.
L’Agapè a été repris par le christianisme. C’est l’amour désintéressé qui s’adresse au prochain, y compris l’ennemi.  «Aimer, c’est vouloir du bien à quelqu’un», selon Saint -Thomas-d’Aquin.
Les épreuves subies en commun tantôt divisent définitivement les êtres tantôt créent des liens indestructibles : compagnons d’armes, compagnons de captivité, victimes collectives, compagnons de cordée, drames familiaux, drames professionnels, etc.
Les pratiques de l’amour s’appuient sur des idéaux plus ou moins utopiques, de normes sociales ou religieuses structurantes, des variances dans ces pratiques ; elles connaissent des déviances allant de l’instrumentalisation à la violence voire au crime. Chacune de ces formes d’amour porte en elle le meilleur et le pire. Tout amour peut être égoïsme ou vice déguisé.
Les comportements et pratiques faisant intervenir l’amour sont la résultante de pulsions, d’éthique, de codes, de cultures individuelles et collectives.


Les hormones 

 Il convient d’évoquer le rôle de l’alchimie hormonale dans le cerveau, notamment  de l’Ocytocine, la « molécule de l’amour ». Celle-ci intervient dans une vaste gamme de situations : la reproduction, l’attachement mère-enfant, l’attachement entre l’individu et le groupe social, l’attachement adulte-adulte, notamment conjugal et sexuel.


 
Ocytocine, la molécule de l’amour C43 H66 N12 O12 S2

Selon Richard Dawkins, l’amour est une stratégie de prolifération du « gène égoïste ».
Selon Desmond Morris,  c’est grâce à la sexualité humaine, active tout au long de l’année contrairement aux autres animaux, qu’ont pu émerger les structures familiales permettant l’éducation longue des enfants et la transmission d’une culture.
« Le moi n'est pas maître dans sa propre maison .» (Freud)
 

L’amour peut-il être vrai ?
Le philosophe peut se demander pourquoi l’amour tient une si grande place dans la vie des personnes et dans la littérature mondiale. Dans cette littérature, l’amour est la plupart du temps associé à la souffrance et à la mort (Tristan et Yseult, Phèdre, Roméo et Juliette, Madame Bovary). Sartre et Schopenhauer ont ironisé sur l’amour et le déguisement du désir sexuel ou du narcissisme qu’il représente.
L’amour et la vérité relèvent de registres différents. L’amour peut s’opposer à la sincérité. Des couples se séparent au nom de la vérité et de la sincérité avec soi-même. La fidélité et la sincérité peuvent s’opposer. L’amour qui doit se soumettre à des règles et critères extérieurs  est-il encore de l’amour ou bien cette soumission est-elle en fait le vrai amour ?


L’amour vrai selon certains auteurs
Kierkegaard : l’amour humain est capable de se diviniser en passant du stade esthétique (séduction), puis à l’éthique (fidélité, mariage), enfin au religieux (amour de Dieu).
Pascal : Amour de bienveillance. Aimer l’autre pour lui-même. « Le moi est haïssable. »
Simone Weil : L’amour refuse d’être captatif, il s’efface, renonce à être tout, se dépouille de toute exigence.
Alain Badiou : L’amour est l’occasion de découvrir la vraie altérité de l’autre, il pousse à l’universel. Il y a « un deux ». « En ce sens, tout amour qui accepte l'épreuve, qui accepte la durée, qui accepte justement cette expérience du monde du point de vue de la différence produit à sa manière une vérité nouvelle sur la différence. »
Jacques Lacan : L’amour vient suppléer au manque de rapport sexuel. L’amour implique la totalité de l’être tandis que la sexualité se concentre sur les zones érogènes. L’amour va au-delà du narcissisme.


Les contrefaçons de l’amour
-    L’amour romantique fusionnel.
-    L’amour juridique, mariage par intérêt économique ou clanique.
-    L’amour sécurité contre les aléas de la vie, contre la solitude.
-    L’amour de soumission, de domination plus ou moins consentie.
-    L’amour narcissique, habillage du désir sexuel, parfois pervers.
-    L’amour instrumentalisé pour mieux tyranniser.
 

Citations
Saint-Thomas-d’Aquin : «  Aimer, c’est vouloir le bien de quelqu’un.»
Alain : « Aimer, c’est vouloir aimer. »
Nietzsche : « Beaucoup de brèves folies, c’est là ce que vous appelez l’amour. Et votre mariage met fin à beaucoup de brèves folies par une longue sottise. »
 « Ce qui est fait par amour s’accomplit toujours par delà le bien et  le mal. »

Jankélévitch : «Vaut-il mieux rester fidèle sans sincérité ou demeurer sincère sans fidélité ? »
Sibony : « N’être pas fiable, jusqu’à un certain point, c’est engendrer le chaos ; mais être totalement fiable, c’est aussi le chaos : pouvoir à tout moment se reposer sur quelqu’un, de façon absolue, c’est fausser le jeu. Si l’autre est totalement fiable, c’est vous qui n’existez plus, ou alors c’est lui qui triche en faisant croire qu’il est vivant, alors qu’en lui quelque chose s’est figé. »
Saint-Augustin : « Aime et fais ce que tu veux. »
Badiou : «En ce sens, tout amour qui accepte l'épreuve, qui accepte la durée, qui accepte justement cette expérience du monde du point de vue de la différence produit à sa manière une vérité nouvelle sur la différence. »
 « Tout amour propose une nouvelle expérience de vérité sur ce qu’est d’être deux et non pas un. »
« Un amour véritable est celui qui triomphe durablement, parfois durement, des obstacles que l'espace, le monde et le temps lui propose »

Rimbaud : « L’amour est à réinventer, on le sait. »
Comte-Sponville : «  L’amour vrai, c’est celui qui aime la vérité de l’autre. »
Rousseau : «Et de quel droit prétendez-vous être aimée aujourd'hui parce que vous l'étiez hier ? Gardez donc le même visage, le même âge, la même humeur, soyez toujours la même, et l'on vous aimera toujours, si l'on peut. Mais changer sans cesse, et vouloir toujours qu'on vous aime, c'est vouloir qu'à chaque instant on cesse de vous aimer ; ce n'est pas chercher des cœurs constants, c'est en chercher d'aussi changeants que vous. »
Khalil Gibran : « Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez pour toujours. Vous serez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours. Oui, vous serez ensemble même dans la silencieuse mémoire de Dieu. Mais laissez l'espace entrer au sein de votre union. Et que les vents du ciel dansent entre vous. Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne. Laissez-le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes. Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe. Donnez à l'autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche. Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul. De même que les cordes du luth sont seules pendant qu'elles vibrent de la même harmonie. Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre. Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs. Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus : Car les piliers du temple se tiennent à distance, Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre. »


Propos entendus
-    L’amitié de Montaigne pour Étienne de la Boétie: « Parce que c’était lui, parce que c’était moi… »
-    Un ami, c’est une personne qu’on connaît bien mais qu’on aime quand même.
-    L’expression de l’amour est individuelle.
-    L’amour n’est pas durable.
-    La haine est plus vraie que l’amour.
-    Il faut d’abord s’aimer soi-même et avoir été aimé avant d’aimer.
-    On existe par l’amour de l’autre.
-    L’amour a deux composantes : physique et spirituelle.
-    Pour durer, l’amour doit se transcender.
-    L’amour contrarié est le plus intéressant.
-    Quelquefois les couples devraient se séparer dans l’intérêt des enfants.
-    Le divorce est signe de loyauté.
-    L’amour, ça s’apprend.
-    L’amour, ça se gère.
-    Mais quand on aime on ne compte pas.
-    L’amour, c’est flou, la haine, c’est net.
-    Le pardon est essentiel.
-    Le don est l’essence de l’amour.
-    Axel Honneth : « Nous aimons l’amour plus que la personne ».
-    L’amour doit-il être gratuit ?
-    La gratuité est un besoin de reconnaissance.
-    Le culte des morts est une forme d’amour gratuite.
-    Khalil Gibran : « L'amour est la seule liberté qui soit au monde, car il élève si haut l'esprit que les hommes et les phénomènes de la nature ne peuvent altérer son cours. »
-    L’amour dans le couple demande un soin permanent. Il est compliqué. C’est regarder dans la même direction.
-    L’amour ne suffit pas, il faut des actes.
-    L’amour se définit par son contraire.
-    L’amour, c’est le sens de la vie. Il transcende la vie.
-    Aimer, c’est exister.
-    C’est la grande aventure de notre passage sur terre.
-    L’amour vrai est propre à chacun. Il n’est pas universel.
-    C’est la conformité à la réalité.
-    C’est aller de vérité en vérité.
-    Il a besoin de liberté
-    Il se décline en objet-sujet-regard.
-    Le verbe aimer est difficile à conjuguer : le passé n’est pas simple, le présent est indicatif, le futur est conditionnel.
-    L’empathie n’est pas une valeur reconnue dans notre société.
-    C’est une gageure de vouloir associer la vérité avec un concept flou.
-    L’essentiel est invisible aux yeux.
-    L’amour qui fait souffrir peut rester vrai.
-    L’amour c’est d’abord physique.
-    L’amour vrai inclut la nature dans son ensemble, notamment les animaux.
-    Il existe dans le règne animal.
-    Comment l’amour pourrait-il ne pas être vrai ?
-    Il devrait y avoir plus de mots pour caractériser les multiples formes d’amour, comme pour la neige chez les esquimaux.
-    C’est un moyen de connaissance. S’il permet de connaître, alors il est vrai.
-    On ne peut donner que ce qu’on a reçu.
-    Il faut lire ou relire « Trois amours » de Cronin.
-    On peut aimer et être tordu.
-    Aucun amour n’est infaillible.
-    L’évolution a sélectionné l’amour et l’empathie car la raison pure n’est pas viable.
-    L’amour est toujours associé à une matérialité.
-    L’amour vrai est-il une invention ou procède-t-il  d’une transcendance ?
 

En guise de conclusion, proposons deux petits films d’une émission sur ARTE avec Raphaël Enthoven et Nicolas Grimaldi s’entretenant  superbement sur  l’amour, dont voici les liens
Video 1 La philosophie et l’amour Grimaldi-Enthoven
Video 2 La philosophie et l’amour Grimaldi-Enthoven

dimanche 1 janvier 2012

Bonne Année 2012 !






Bilan du Chemin du Philosophe 2011

Le Chemin du philosophe est un aménagement forestier d’un chemin de méditation et l'association organise des  activités dédiées à l’histoire, la nature,  l’art et la philosophie.

ACTIVITES DE L’ANNEE 2011


Le projet principal est axé sur l'aménagement d'un Chemin du Philosophe en forêt domaniale de Montmorency, sur 2,5 km, comportant onze stations de réflexion ponctuées par des panneaux comportant des citations et des textes philosophiques.
Notre association, qui existe depuis 2004, a mené en 2011 plusieurs autres activités grâce au bénévolat et au soutien de ses adhérents et de ses sympathisants :
Une opération d’entretien sur le Chemin du philosophe en forêt, notamment traitement de la sculpture Humanité ; 2 ateliers de land art sur le thème de « l’Enracinement »  et « Le chemin du destin »; 2 sorties à thème (faune, lumière d’hiver) ; accompagnement d’autres associations et communes sur le Chemin (Art-Nature, Climax, Saint-Leu, Montlignon, randonneurs expatriés de Paris) ; 3 accompagnements d’artistes en vue de nouvelles œuvres d’art-nature ; deux séances de contes pour enfants à Beynes ; fête de l'Assemblée générale en mai à Bois Corbon ; coopérations avec les institutions : Musée JJ. Rousseau, Conseil Général du Val d'Oise, ONF (2 sorties), Comité du Patrimoine de la forêt de Montmorency ; visite du Préfet du Val d’Oise en août sur le Chemin du philosophe en forêt ; réédition de la brochure de 12 pages ; impression de 5000 flyers ; création d’affiches ; tenue à jour du site internet http://pagesperso-orange.fr/cheminphilo et d'un blog http://cheminphilo.blogspot.com ; neuf séances de cafés philo  à Margency puis Montlignon réunissant chaque mois de 25 à 40 personnes ; création d’un bulletin d’information « La Feuille du Chemin »,  4 pages, 2 numéros en 2011 ; stand au salon du patrimoine de Valmorency à Groslay en novembre ; excursion 50 personnes à Marquenterre et Amiens en septembre.

Nous estimons que près de 500 personnes de la région ont participé à nos activités directement, trois mille ont visité les deux sites internet, et plusieurs milliers de promeneurs ont vu les aménagements en forêt de Montmorency. Un millier de documents ont été distribués. Selon les moteurs de recherche d’Internet plusieurs sites évaluent positivement notre Chemin du philosophe. Nous disposons d’un livre d’or regroupant les éloges...

PROJETS POUR l'ANNEE 2012 :

Poursuite des activités mentionnées ci-dessus. Sont déjà programmés en 2012 :
- contribution au tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) par des panneaux dédiés sur le Chemin du philosophe en forêt
- des cafés philo mensuels tout au long de l'année, 
- des ateliers land art
- sorties à thème
- des sorties selon les demandes
- l’AG et la fête annuelle en juin, création d’un spectacle
- des séances de contes
- ateliers philo pour enfants
- la collecte de fonds pour une nouvelle sculpture
- suite du dossier archéologique sur le prieuré du Bois des Saints-Pères
- excursion en juin au familistère de Guise.