mardi 2 octobre 2018
samedi 29 septembre 2018
Compte rendu du Café philo du vendredi 28 septembre 2018 : héros
Nous étions 32 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 28 septembre
2018, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de
Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« Avons-nous besoin de héros ? »
Télécharger ce
compte rendu http://bit.ly/2N9vUXw avec les présentations de
Catherine Delaunay et de Pierre Haller ainsi
que le poème d’Arlette Coutin lu par Mathilde Gayrard.
Les enregistrements
audio peuvent être écoutés :
Pierre Haller :
http://pc.cd/PeR
Télécharger la vidéo de Vladimir Gutowski "Héroïsme à Bouffémont" http://pc.cd/JVP7
Télécharger la vidéo de Vladimir Gutowski "Héroïsme à Bouffémont" http://pc.cd/JVP7
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Paroles entendues
-
Le héros n’existe pas en soi, il est
inventé. Il est déjà en nous.
-
L’anti-héros n’a pas les caractères du héros.
-
Les héros des films sont souvent
ordinaires et sans qualités particulières. Ils nous renvoient à nous-mêmes. L’Idiot
de Dostoïevski passe à côté d’un misérable sans en tenir compte. Notre terre brûle
et nous regardons ailleurs.
-
« Qui sauve une vie, sauve l’univers entier » dit le Talmud. Le monde repose sur les
trente-six Justes
cachés (Tsadikim Nistarim) qui le sauvent dans les situations désespérées.
-
La première lâcheté, c’est de cohabiter
avec soi-même. L’héroïsme c’est le dépassement de soi, la victoire sur soi. Notre
histoire s’écrit en permanence. Le héros est inconscient mais il est conditionné.
-
L’instinct maternel conduit en principe
à l’héroïsme.
-
La distance à l’autre c’est la chose
partagée. La compassion nous oblige à agir.
-
Les héros aujourd’hui sont fabriqués
dans les BD. Ils disent ce que notre société recherche. Le héros est un
personnage à double face.
-
L’héroïsme peut s’exprimer par l’engagement
politique sans acte exceptionnel. Il peut y avoir du plaisir à être martyr.
-
Jean Moulin ne se prenait
pas pour un héros. Les héros autoproclamés ne sont pas des héros.
-
Il faut se dissocier des héros de l’enfance
sans toutefois devenir son propre héros narcissique.
-
Dans notre monde de l’hyper-performance
sportive ou intellectuelle, le héros nous écrase.
-
Les vrais héros sont ceux qui tendent la
main spontanément aux nécessiteux.
-
On confond idole et héros.
-
Pour se construire soi-même on a besoin de
plusieurs héros qui incarnent des qualités et vertus complémentaires.
-
Selon Platon, « héros » et « éros »
sont proches. L’éros est capable de se sublimer.
-
L’héroïsme est un acte chargé d’énergie.
-
En général un héros incarne une seule
valeur.
-
Notre rapport aux héros peut être
dangereux. Il ne faut pas qu’ils nous exonèrent de penser par nous-mêmes.
-
Le héros est une figure d’identification.
Il ose défier la mort.
-
Alain Bombard n’a pas
traversé l’Atlantique en solitaire pour défier la mort.
-
L’enfance a besoin d’exemples. L’adulte
a besoin de héros pour se dépasser.
-
Il ne faut pas oublier les femmes héroïques :
Hildegarde de
Bingen, Jeanne
Hachette, Louise
Michel, Golda Meir, Marie Curie, etc.
-
Les héros donnent des noms à nos rues,
nos lycées et non à la nature.
-
Je ne vénère aucun héros. Ce sont des
fabrications par les médias. « Mourrons pour des
idées, mais de mort lente » chantait Brassens. (« La vie est notre seul luxe ici-bas ! »)
-
Nous sommes manipulés par les médias. Donner
l’exemple est un ordre muet.
-
Nous avons besoin de modèles pour nous
construire, mais bannissons les héros. Arnaud Beltrame est un
modèle célèbre.
-
Les héros ne sont pas les mêmes d’une
société à l’autre. On a besoin de se dépasser et servir autrui.
-
Le héros est un personnage littéraire. Les
pompiers sont les héros réels contemporains. On confond idole et héros.
-
« Aux
ballons, citoyens ! »
-
Comment former des héros ? On ne les
trouve pas en les fabriquant.
-
Les nations doivent réfléchir et
réévaluer leurs héros.
-
Le héros agit naturellement.
-
On donne la Légion d’honneur à n’importe
qui.
-
On a besoin de modèles, pas de héros.
-
Le héros est le miroir de la société.
-
La notion de héros est spatio-temporelle.
dimanche 9 septembre 2018
Forums des associations 2018 de Bouffémont et de Saint-Brice-sous-Forêt
L'association
du Chemin du philosophe a tenu ses stands,
pour la présentation de ses activités, aux forums des associations, le
samedi 08 septembre 2017 à Bouffémont et le dimanche 09 septembre 2018 à Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise). Ces forums, qui se
déroulent dans de nombreuses communes à cette
époque de l'année, attirent un large public. Ils illustrent le rôle
important des
associations pour le fonctionnement diversifié de la société civile. Il
convient de remercier les municipalités pour la mise à disposition des
stands et l'organisation de ces manifestations ainsi que les bénévoles présents sur les stands.
jeudi 6 septembre 2018
samedi 30 juin 2018
Compte rendu du Café philo du vendredi 29 juin 2018 : confiance
Nous étions 30 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 29
juin 2018, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de
Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
« La confiance, en avons-nous besoin ? »
Nous avons choisi les thèmes des prochains cafés philo :
Vendredi 28 septembre 2018 à 20 h : « Avons-nous
besoin de héros ? »
Vendredi 19 octobre 2018 à 20 h : « Les vertus de
l’échec ».
Vendredi 30 novembre 2018 à 20 h : « Une humanité sans
guerres ? »
Télécharger ce
compte rendu http://bit.ly/2tRH9fH avec les présentations de
Catherine Delaunay et de Pierre Haller.
Les enregistrements
audio peuvent être écoutés
Pierre Haller :
http://pc.cd/ls0
Voir aussi la petite vidéo concoctée par nos amis, Wladimir, Jerzy et Patrick.
Voir aussi la petite vidéo concoctée par nos amis, Wladimir, Jerzy et Patrick.
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Paroles entendues
+ Aujourd’hui la
défiance est augmentée par la surinformation.
+ La personne
handicapée est obligée de faire confiance à la personne qui l’aide.
+ Dans la circulation
routière on est obligé de faire confiance à l’autre.
+ En accordant la
confiance aux autres, on renforce la confiance en soi. La compétition dans le
monde du travail crée la défiance.
+ La défiance augmente
à cause de la perversion de la parole par la com’.
+ La confiance commence
dans la famille. Le corps social peut écraser la personne. La société devient
dure. Il faut des conflits, mais il y a des limites. Il faut de la
bienveillance. Nous avons des neurones miroirs de partage des sentiments avec
autrui.
+ La confiance est un
risque tantôt souhaitable, tantôt à éviter.
+ Il faut tempérer la
confiance avec la raison.
+ Les confiances en
paroles et en actes ne vont pas toujours de pair. Faire confiance peut
impliquer l’accaparement de l’autre.
+ L’expression de la
confiance peut être hypocrite.
+ La confiance, c’est
de l’affect et du pragmatique.
+ Dans un monde de
certitudes, la confiance serait sans objet. La confiance, est en rapport avec le
degré d’ignorance des faits et du futur. Elle se met en regard de la vérité. C’est
une attitude collective souvent portée par des leaders et des suiveurs.
+ Le pire, c’est la
trahison, difficile à surmonter. La perte de confiance est un terme juridique
qu’on rencontre dans le code du travail.
+ La confiance est une
vertu sociale.
+ Il faut de l’esprit
critique. Les sectes utilisent la confiance pour leur emprise.
+ La confiance est
vulnérabilité.
+ La confiance, au
contraire, est un beau sentiment. Avec ses vrais amis, on peut se montrer tel
que l’on est.
+ La confiance est
innée. C’est la pureté initiale de l’enfant.
+ L’homme est bon
naturellement, selon Jean-Jacques Rousseau.
+ La confiance a besoin
de l’intuition.
+ L’esprit critique
présente aussi un danger quand il consiste à toujours tout mettre en cause.
+ Il faut mettre la
confiance dans les jeunes. On met la confiance à toutes les sauces.
+ La confiance entre le
maître le disciple est indispensable.
+ Certains artistes instrumentalisent
les drames humains pour faire carrière.
+ Une éducation à la
confiance est nécessaire chez les enfants.
+ Il faut apprendre la
bienveillance.
+ La confiance, oui
avec vigilance. On a tous nos limites.
+ La confiance c’est un
risque inhérent à la vie.
+ On a besoin des
autres pour développer notre savoir sur le monde. Mais il faut garder l’esprit
critique vis-à-vis de l’autre.
+ La confiance, c’est
une affaire de conviction.
+ Il faut savoir lâcher
prise et faire confiance à la vie.
+ Penser à l’empathie
et à la sympathie.
+ Internet est le monde
de l’arnaque.
+ Il faut faire
confiance à la nature.
+ Il faut être acteur
de la confiance envers autrui, irradier vers l’autre l’énergie de l’amour.
+ La confiance, c’est
comme l’alcool, il ne faut pas en abuser.
+ Nous vivons dans un
monde trompeur de l’image. La virtualité s’installe.
+ Il faut donner la
confiance, il est plus difficile de la recevoir.
+ On parle de
transhumanisme, d’homme dépassé ; mais sans confiance, il n’y a pas de
progrès. Le monde augmenté est problématique.
+ Faire confiance à l’autre
pour le sortir de l’échec.
+ La confiance, c’est
miraculeux. Aimer son prochain, c’est l’écouter.
+ La confiance en soi
est primordiale, mais il faut garder l’esprit critique.
+ La confiance dans les
institutions est indispensable à l’ordre social et à la confiance entre les
personnes. Les élites représentatives délinquantes sont doublement coupables.
Une partie du corps social a perdu confiance dans le système. Ceci conduit à
des comportements barbares comme l’incendie de la médiathèque de la Courneuve récemment.
Les migrants qui affrontent les dangers des déserts, des mers, des montagnes et
l’inhumanité des humains, sont aussi motivés par leur confiance dans la Vie.
+ Il importe de faire
confiance à l’autre et à la vérité.
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