Qui sommes-nous ?

PRESENTATION

L’association du Chemin du philosophe comporte trois types d’activités :

1)  L’entretien et l’animation du Chemin du philosophe en forêt de Montmorency.

2)  L’organisation de cafés philos, de conférences, d’ateliers de lecture, de sorties à thèmes en forêt.

3)  La maintenance de ce blog qui tient à jour le programme des activités et qui les archive depuis 2008.

+ Retrouvez facilement le site Internet du Chemin du philosophe en tapant "cheminphilo" sur un moteur de recherche Internet.

+ Pour découvrir le Chemin du philosophe en forêt : un petit film .

+ Pour télécharger la brochure 2021 du Chemin du Philosophe.

+ Audioguide du Chemin du philosophe en forêt, télécharger sur smartphone via le lien ou avec le code QR (en forêt le chargement par QR dépend du réseau de votre fournisseur d'accès).

+ S'y promener avec ValdoiseMyBalade.

+ Pour trouver le Chemin du Philosophe : carte (avec le GPS, programmer 179, rue de Paris, Montlignon, le parking est proche).

+ La participation aux activités de l'association implique une éthique de neutralité et de tolérance ainsi qu'une étiquette de courtoisie. L’accès est libre à la plupart des activités.

+ Pour soutenir et adhérer à l'association ou renouveler annuellement : Bulletin d'adhésion.

+ Pour nous écrire : cheminduphilosophe(arobase)wanadoo.fr

 

 PROGRAMME DES ACTIVITÉS A JOUR – OUVRIR LE LIEN

Station "L'homme et le cosmos"

Station "L'homme et le cosmos"
Cadran solaire analemmatique - juin 2014

samedi 25 septembre 2010

Compte rendu du café philo du 24 septembre 2010 "Oublier le passé..."




Nous étions 32 à participer à ce café philo de la rentrée dans la pâtisserie Piérol de Margency. Le sujet « Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ? », qui avait été donné au bac 2010 en série L, a mobilisé les habitués plus quelques nouveaux. Le site Internet de Philosophie Magazine propose un corrigé-type de ce sujet et mérite d’être consulté.


La nature de tout temps a intégré dans son évolution des processus de destruction et d’oubli du passé. Chaque être vivant est la simple réplication de son ancêtre immédiat. L’oubli constitue un avantage pour l’évolution des espèces.
Les sociétés et les individus vivent et se construisent dans un présent bordé par un horizon du passé et un autre du futur. La conscience a besoin d’inclure dans le présent à la fois le passé et la projection dans le futur. Notre libre-arbitre également.
 Notre système cognitif gère en permanence la mémoire et l’oubli. Notre mémoire semble avoir son siège non seulement dans le cerveau, mais également dans tout l’organisme ainsi que dans les signes et symboles qui peuplent notre environnement et notre langage. La mémoire est une interrelation de signes. Un souvenir seul n’existe pas, il se définit par  rapport à d’autres souvenirs, à l’instar des mots d’un dictionnaire.
La mémoire, avec laquelle nous façonnons l’avenir, relève de trois ordres : le factuel, l’émotionnel et l’inconscient. L’émotionnel et l’inconscient déforment parfois la perception du factuel qui en principe devrait guider la raison. Le factuel doit être relativisé car il est sujet à interprétation.

Les leçons de l’histoire sont délicates à tirer en raison de la conjonction de causes multiples pour un évènement donné.
On ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière, disait Héraclite, le philosophe grec. L’histoire ne se reproduit jamais à l’identique, mais certaines causes génériques peuvent conduire à des situations similaires. La rivière reste la rivière, pendant un certain temps du moins.
Les phénomènes sociétaux continueront à évoluer à l’avenir lorsque les acteurs d’aujourd’hui auront disparu. Il s’agit de phénomènes complexes, où tout interagit avec tout. Comme la météo, ils sont théoriquement et pratiquement imprédictibles au-delà d’un certain horizon temporel. « Les prédictions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir », ironisait Pierre Dac. Des ruptures et des phénomènes nouveaux qui émergent ne sont pas clairement déductibles de la modélisation du passé. 

Les nouvelles technologies ont induit en quelques années des transformations radicales et imprévisibles des cultures. Jusqu’à présent, les sociétés humaines ont toujours évolué avec des horizons de mémoire temporelle, d’espace et de culture restreints. Il s’agissait sans doute d’avantages sélectionnés par l’évolution pour fonder des identités sociales viables. Les technologies de l’information actuelles permettent de ne plus rien oublier et de ne plus rien cacher à personne. Le monde va être conduit vers de nouveaux modes de fonctionnements, stables ou instables, tributaires de cette diffusion globale des informations.
Se donner un avenir c’est tenter de créer des conditions de survie relativement stables dans un horizon de temps restreint avec les moyens que nous pouvons maîtriser. Se donner un avenir c’est aussi tenter de contribuer à un monde de moindre souffrance, de plus de justice, de meilleure possibilité de vivre ensemble. Aujourd’hui l’avenir de l’humain passe également par le souci de la planète avec son climat et sa biosphère.

La mémoire du passé est douloureuse dans bien des domaines individuels ou collectifs. Le passé est ce qu’il est, mais ne devrait pas constituer une fatalité absolue ni pour l’individu, ni pour la société. Il faut tirer les leçons des erreurs et des drames passés. Toutefois la proclamation de la vérité objective est-elle toujours de mise ? Il est sûrement des circonstances où l’oubli est la meilleure solution : un criminel qui a purgé sa peine, quelqu’un qui veut refaire sa vie, une victime de maltraitance, le spectateur d’atrocités. Il faut pouvoir se refaire un semblant de virginité de la mémoire par le travail sur soi voire par le travail au sens propre, qui a la vertu parfois de remettre les idées en place. Combien de temps les crimes doivent-ils être imprescriptibles ? 

La plupart des pays sous-développées économiquement et démocratiquement le sont en rapport avec l’instrumentalisation de faits historiques, - certes indéniables comme l’esclavage, la colonisation ou les génocides - et de traditions religieuses et patriarcales. L’entretien des hostilités vis-à-vis d’un ennemi ou la victimisation réelle ou fantasmée sont des moyens archaïques encore bien en cours pour maintenir de l’identité et du pouvoir dans un groupe.
Il faut laisser le temps au temps pour refermer les cicatrices de l’histoire sans en rajouter, tout en sachant que ces cicatrices existeront toujours.

La nature humaine possède en général l’admirable propriété de pouvoir faire le deuil des malheurs subis. Le travail de deuil, ce n’est pas l’oubli, il débouche sur la possibilité de vivre raisonnablement avec le souvenir du malheur. Les cures psychanalytiques peuvent y contribuer. Ce travail de deuil enrichit l’expérience humaine. La rumination l’appauvrit.

Les discussions et les contributions des participants se sont articulées autour de deux questions : « Les raisons d’oublier le passé »  et « Les bons usages du passé ». Les aspects individuels et collectifs ont sous-tendu les propos. 

Voici quelques réflexions notées.
- Le verbe « oublier » devrait être pris au sens large à savoir « dépasser » pour permettre de vivre ensemble.
- Pour représenter le passé, le présent et le futur, on peut utiliser la métaphore de l’arbre avec les racines, le tronc et le feuillage.
- Autre métaphore : en informatique, il faut une bonne mémoire et un bon logiciel.
- Passé, présent et avenir sont inséparables.
- On ne sait pas qui maîtrise quoi dans la mémoire collective. Pour la mémoire individuelle c’est la personne elle-même. Encore que ...
- L’individu a, en général, une seconde chance, la collectivité non.
- Le passé est irréversible, mais on peut le réinterpréter.
- Les migrants doivent assumer leur passé pour construire l’avenir dans le pays d’accueil.
- Les mensonges d’Etat ne sont jamais rentables.
- Pour enjoliver ou dénigrer le passé, on construit des histoires.
- L’oubli du passé n’est pas de l’ordre de la simple volonté.
- « La jeunesse d’aujourd’hui oublie les valeurs »...
- L’avenir c’est le devenir.
- L’avenir, c’est l’espoir.
- L’avenir a un long passé.
- Le passé est inscrit dans les mots, selon Bourdieu.
- Il faut visiter le passé pour le sublimer.
- "Je respecte le passé."
- Il faut penser aux enfants adoptés venant d’autres pays.
- Le passé, c’est l’expérience.
- « Je me fiche du passé et de l’avenir, je crois à la providence. »
- « Il faudrait parler aussi de l’inconscient et de l’éducation. »
- « Si tu veux savoir où tu vas, souviens-toi d’où tu viens .»
- « Le mémoriel n’empêche pas d’être volontariste »
- « On se construit avec et contre le passé. »
- « Mai 68 m’a fait devenir conservateur. »
- « Il n’est pas sain d’oublier le passé. »
- L’avenir se passe toujours autrement que prévu.
- La volonté peut infléchir l’avenir.
- « Le futur et le passé sont incertains, c’est ce qui rend le présent supportable. »
- La cure psychanalytique permet de rompre avec les souvenirs négatifs.
- Sur le plan collectif, il faudrait trouver un équivalent de la cure psychanalytique.

jeudi 23 septembre 2010

Travaux d'entretien sur le Chemin du Philosophe



Au premier jour d'automne, nous avons procédé à une opération d'entretien sur le Chemin du Philosophe pour lui permettre, espérons-le, de passer un bon hiver dans son sous-bois. Le sculpture "Humanité" de Michel Leclercq a été réenduite d'un mélange de térébenthine et d'huile de lin au grand dam de quelques bestioles auprès de qui nous nous sommes excusés ; l'oeuvre de land art "Enracinement" a bénéficié d'un nettoyage et d'une nouvelle couche de chaux ; enfin le "Cosmos" a été désherbé. Le ginkgo biloba planté l'automne dernier, se porte relativement bien ; il semble souffrir un peu de la sécheresse. Alors, ami promeneur, vous pouvez l'arroser en cherchant de l'eau au ruisseau coulant à 150 mètres à l'aide du bidon planqué derrière le premier arbre à 10 mètres de la sculpture vers le sud. (Remettez le bidon place ouverture vers le bas pour permettre aux scarabées trop aventuriers d'en ressortir).

mardi 27 juillet 2010

Nouveau fléchage sur le Chemin du Philosophe




Afin de faciliter l'orientation sur le Chemin du Philosophe, l'Office National des Forêts a bien voulu installer onze poteaux de fléchage au bord du parcours forestier. Merci pour ce complément indispensable à une méditation sereine !
Nous souhaitons à tous de bonnes promenades estivales.

samedi 26 juin 2010

Compte rendu du café philo du 25 juin 2010- « Que transmettre entre générations ? »


Aquarelle réalisée par Patricia G.



Vingt-six personnes se sont réunies à la boulangerie Piérol de Margency (Val-d’Oise) pour débattre du thème « Que transmettre entre générations ? »
Au préalable, les sujets des prochains cafés philos des derniers vendredis de septembre et d’octobre ont été votés selon la procédure habituelle :
24 septembre 2010 : « Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ? »
29 octobre 2010 : « Quels regards sur la jeunesse et la vieillesse ? »

Il convient en outre de noter les 10èmes Rencontres sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques à l’UNESCO les 17 et 18 novembre 2010 à l’occasion de la Journée Mondiale de la Philosophie.
Mido et Daniel avaient préparé le sujet dont voici le texte.
Introduction :
Une conviction : « Nous sommes un maillon d’une chaine humaine qui a commencé avant nous et qui continuera après nous. » Cela engage chaque génération à être modeste et responsable. Une autre conviction : La transmission suppose le respect de l’autre au niveau individuel et collectif. Ce n’est ni un bourrage de crâne, ni un lavage de cerveau. Celui qui reçoit doit être libre. Pour bien transmettre, il faut aimer l’autre.
La transmission de quoi, à qui, comment, par qui ?
-          La transmission de la vie biologique
On l’a reçue de nos parents, on la transmet à nos enfants qui à leur tour la transmettront. Nous croyons que c’est le plus beau des cadeaux… avec ses heurs et ses malheurs : maladies génétiques, héritages divers en matière de corps, beau ou non, de santé, de maladies, de dons…
-          La transmission de la planète et des conditions de vie
«  Nous n’héritons pas de la planète. Nous l’empruntons à nos enfants. » Avec ses ressources à ne pas gaspiller et à ne pas abimer. Avec ses drames : guerres, pollutions, déchets nucléaires mais aussi dette, conditions d’emploi et de retraite…Nourrir 9 milliards d’habitants en 2050, c’est possible à condition de mettre en œuvre une agriculture familiale et d’utiliser les savoirs paysans. En Inde, il y a 400 espèces de riz très résistantes et très productives. Cela suppose de mettre l’homme au centre.
-          La transmission des biens
L’héritage, le capital par les études.
-          La transmission des connaissances, des savoir-faire
Pour que les suivants puissent aller plus loin. D’où l’importance de l’école, des nouvelles technologies, de la famille, de la culture d’entreprise, de la société civile. Pour choisir librement, il faut connaitre, y compris en matière de religion. Mais est-ce à sens unique ? Nos descendants nous transmettent aussi, d’où l’importance de l’échange, du dialogue, du développement de l’esprit critique, de l’accueil, du respect.
-          Transmettre la mémoire
Dans la famille, dans la société pour progresser en humanité. Par l’histoire, par exemple la shoah…mais aussi la culture, par exemple les plantes médicinales. «  Nous sommes ce qu’est notre passé et notre avenir dépend du présent. » Les recherches généalogiques sont très en vogue, les biographies aussi.
-          La transmission des valeurs, de la culture, de l’être
Au niveau individuel à la première mais aussi la 2ème et 3ème générations : la morale, l’honnêteté, le courage. Un père : « Je n’ai pas d’autorité avec mes enfants parce que ici, on m’interdit de cogner. »  Au niveau collectif : la culture, l’interculturel, la démocratie, « Liberté, égalité, fraternité », le respect du vivant, la dignité des personnes. Au niveau spirituel : l’ouverture, la religion, (pas la foi). Si on ne transmet pas, on ne permet pas la liberté de l’autre. Cela ne passe pas s’il n’y a pas adéquation entre le dire et le faire. Donc autant sinon plus le non-verbal que le verbal.
-          Transmettre le goût de vivre ensemble
Dans la famille : enfants unique ou famille nombreuse ? Dans la société mondialisée, l’échange entre cultures… voir le dernier café-philo
Une affirmation : Si le grain ne meurt, il ne peut porter du fruit.
Une question :  Peut-on transmettre plus que ce que l’on a reçu ?
Quelques réflexions ont été notées au cours du débat fort animé qui a suivi.
-          La transmission se passe souvent de manière implicite par le langage, le mode de vie, l’exemplarité, le mimétisme, les us et coutumes, les objets.
-          Chacun est un maillon de l’Histoire.
-          Les lieux et modes de transmissions sont multiples et complémentaires et donc source de richesse.
-          Communiquer c’est échanger au risque de changer.
-          Il convient de distinguer les transmissions individuelles, familiales et collectives.
-          L’éducation vise à l’intégration dans un groupe. Etre debout avec les autres.
-          Il faut préparer les enfants aux trajectoires de la vie.
-          Les hasards de la transmission sont source de liberté.
-          La transmission fait intervenir la raison et l’affectif.
-          Il faut écrire les histoires des familles. Gérer les secrets de familles.
-          La littérature est une importante source de transmission.
-          Il faut lutter contre le pessimisme ambiant quant à l’avenir de la société.
-          La sagesse orientale peut fournir des matières à transmettre entre génération.
-          Tout le monde a quelque chose à transmettre.
-          On transmet davantage ce qu’on est plutôt que ce qu’on dit.
-          L’éducation, c’est donner envie de vivre.
-          Notre responsabilité d’humain et de citoyen est de maîtriser et de ne pas retransmettre les préjugés voire les névroses ou les deuils sans fin qui nous ont été inculqués plus ou moins consciemment par la famille ou la société (racisme, rancunes, haines, ostracismes, élitisme, nostalgies).
-          « Chacun, quelle que soit sa vie, devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour se débarrasser de ses propres fardeaux et malédictions afin de ne pas avoir à les charger, à l’instant de quitter ce monde, sur le dos de son propre fils… Nos peines ne s’effacent pas avec nos existences, elles demeurent vivantes et nos enfants en héritent aussi naturellement que l’on hérite d’un terrain ou d’une maison lézardée.» (Les 7 plumes de l’aigle – Henri Gougaud)
-          « Si tu veux vraiment faire quelque chose pour le monde, n’y laisse aucune trace de ta souffrance ». disait un vieux rabbin dans un livre de Christiane Singer.

mercredi 23 juin 2010

Visite de l'école des arts plastiques de Garges-lès-Gonesses




Une bonne centaine d'enfants et de parents de Garges-lès-Gonesses (Val d'Oise) ont profité du beau temps de ce premier jour de l'été pour se promener sur le Chemin du Philosophe. C'est Claire, la directrice de l'école des arts plastiques de Garges, et Danielle de notre association, qui sont à l'origine de cette belle initiative qui a contribué à affermir, voire à éveiller, la sensibilité de ces enfants pour la nature et pour l'art.

dimanche 13 juin 2010

AG et fête annuelle du Chemin du philosophe à Bois Corbon le 12 juin 2010



Une quarantaine de personnes ont participé à l'assemblée générale ainsi qu'à la fête annuelles organisées par l'association du Chemin du philosophe. Le Conseiller général du Val-d'Oise Robert Daviot nous a fait l'honneur de sa présence lors de l'AG.
La soirée fut une réussite et un grand moment de convivialité,  malgré la concurrence du Mondial de football. Nombreuses et nombreux furent celles et ceux qui ont retroussé les manches pour assurer une intendance impeccable et des plats succulents.
Anne-Claire, Patricia, Philippe et Jean-Claude, des amateurs pleins de talents, ont exposé quelques-unes de leurs peintures et sculptures.
Le trio Les Ramulots a assuré l'animation musicale et chansonnière de la soirée. Ils nous ont fait chanter et danser. De purs moments de bonheur....

mardi 8 juin 2010

Dessin de la sculpture "Humanité"





Voici un dessin de la sculpture Humanité réalisé par un des participants européens au rallye du 5 juin 2010 sur le Chemin du philosophe. 
Cette sculpture de Michel Leclercq, installée il y a tout juste un an, veut signifier l'équilibre instable de l'humanité au sommet de la nature ainsi que sa dépendance à l'égard de celle-ci. 

dimanche 6 juin 2010

Promenade botanique du dimanche 6 juin



Une bonne vingtaine de personnes, qui ne se sont pas laissées décourager par le violent orage sévissant en début de matinée, ont été récompensées par cette superbe promenade dans une ambiance de sous-bois tropical après la pluie. Ginette Colpin a su une fois de plus partager son immense savoir botanique pour nous faire aimé toujours davantage le monde végétal.
Cette promenade a été organisée en collaboration avec les journées Eco-département du Val d'Oise.
La brochure d'accompagnement reste téléchargeable ici.

Jumelage Eaubonne-Budenheim-Isola della Scala



Les responsables des jumelages des villes  Eaubonne (95) - Budenheim (Allemagne) -  Isola della Scala (Italie) ont eu l'excellente idée d'organiser un rallye sur le Chemin du philosophe ce samedi 5 juin 2010. Une bonne centaine de jeunes et de moins jeunes des trois pays ont parcouru l'ensemble du chemin forestier en répondant de manière ludique à un petit questionnaire sur les différentes étapes. Tout le monde s'est prêté à ce jeu dont l'objectif essentiel a été de favoriser les rencontres entre Européens dans la nature, nature qui constitue le premier des patrimoines communs (même avant les philosophes !).
Ci-dessous, les armoiries d'Isola della Scala, Budenheim et Eaubonne.


samedi 29 mai 2010

Compte rendu du café philo du 28 mai 2010





Compte rendu du café philo du 28 mai 2010

Vingt personnes ont participé à ce café philo consacré à UNIVERSALITE ET DIVERSITES HUMAINES, toujours dans la boulangerie Piérol de Margency (95).

La problématique de l’universalité et des diversités humaines est relativement récente. Les grands voyages à partir du 15ème siècle ont fait prendre conscience à l’occident chrétien qu’il n’est pas universel. Au cours du 20ème siècle des courants de pensées ont affirmé que l’homme n’a pas de nature propre et qu’il est entièrement formé par la culture. La relativisation des valeurs dans le cadre de la mondialisation méritent aujourd’hui une réflexion approfondie. Les droits de l’homme sont-ils universels ? Faut-il respecter toutes les traditions même lorsqu’elles portent atteinte à la dignité humaine ?

Universalité

L’universalité revêt de nombreux aspects.
Les lois de la nature physique, les mathématiques, la logique ou les technologies sont universelles, elles fonctionnent en principe partout et en tout temps. Les idées (mèmes) et les technologies (tèmes) se comportent comme les espèces vivantes, elles tendent à l’hégémonie territoriale se positionner comme universelles.

Le genre humain possède un patrimoine génétique qui le caractérise et le différencie nettement des autres espèces animales : cerveau surdimensionné, conscience de soi, station debout, utilisation d’outils, rire, langage, culture, sexualité érotique et pas seulement liée à la reproduction, etc. L’immaturité de l’enfant nécessite une prise en charge parentale et une éducation longues et favorise ainsi la transmission de la civilisation de générations en générations. Ces facteurs sont universels mais sont différents dans leurs expressions d’un individu ou d’un groupe à l’autre, créant ainsi de la diversité entre les humains. Les capacités intellectuelles entre les individus quant à elles, peuvent être variables, mais il ne semble pas y avoir de différences statistiques dans ce domaine entre les races et les cultures.
Le corps qui nait, grandit, est malade, vieillit et meurt est propre à l’ensemble du monde vivant. Cependant le rapport au corps humain est variable. La maladie, la souffrance, la peur de la mort, même si perçues différemment, sont omniprésentes dans le genre humain. Tous les individus ont besoin de nourriture, de logement, de sécurité, d’identité, d’un visage (le visage est un hologramme qui renferme toute l’humanité.), d’un moi, d’une dignité, d’amour, de compassion, de liberté, de liens familiaux, d’éducation, de codes, de convictions, de transcendance, d’appartenance à un groupe, d’organisations sociales.

Selon Rousseau l’homme nait bon naturellement et c’est la société qui le pervertit. Selon Freud, il est habité par l’instinct de mort et c’est la société qui doit le canaliser.
Toutes les sociétés utilisent un langage, elles élaborent des mythes, ont recours au surnaturel. Elles ont en commun, à des degrés divers, des valeurs et des comportements, qui constituent de facteurs de régulation et des avantages sélectifs dans leur évolution : les organisations hiérarchiques, les chefs, les dominants et les dominés, les élites, les clans, les institutions politiques, les lois, les prisons, les armées, les polices.
Elles ont toutes des déviants, des criminels, des violeurs, des fous, des gouvernants pervers narcissiques, des prédateurs économiques. La torture, les brutalités policières, la prostitution, le racisme, l’exploitation humaine, la dépersonnalisation de l’autre (burqa, maltraitance, esclavage, embrigadement, sectes, exclusion, instrumentalisation des personnes dans le monde du travail) sont des pratiques contre lesquelles toute société doit lutter en permanence. Aux Etats-Unis 1% de la population est en prison, en France c’est 0,1%.
La consommation de drogues à des fins médicales, religieuses et conviviales ou par addiction, semble également universelle dans le temps et dans l’espace.
Les crises, les révoltes et les guerres sont inscrites dans l’histoire de toute société.

Toutes les cultures ont développé des formes de musique, d’art, de poésie, de littérature qui, outre leurs valeurs en soi, ont un rôle pacificateur et fondent les identités des sociétés. Elles génèrent des génies et des élites dans chacun de ces domaines.
Ces universalités existent au cœur de chaque société ou de chaque individu à des degrés divers selon les sociétés, le temps historique, l’état des institutions, les circonstances, le niveau de conscience et d’éducation.

Diversité

La diversité est probablement la caractéristique la plus universelle de la création. Dans le monde inanimé, on observe l’existence d’une diversité immense d’atomes, de molécules, de structures minérales. Le monde vivant est caractérisé par des millions d’espèces végétales et animales différentes. Au sein de chaque espèce, il n’y a pas deux individus identiques. La reproduction sexuée permet la mise en commun de patrimoines génétiques différents et constitue un avantage sélectif. Cette biodiversité est garante de la stabilité relative et de l’évolution des espèces.
Dans les domaines technologiques, des organisations et même des sciences de l’éducation, le principe de la diversification et la redondance des sources d’information et des moyens d’action est la règle de base de la sécurité et de l’efficacité à long terme des systèmes. (Centrales nucléaire, aviation, médias, pédagogie). 
Dans chaque société, il n’y a pas deux individus identiques. De même il n’y a pas deux sociétés identiques.
Comme pour tout le monde vivant, la diversité est le moteur de l’évolution des sociétés par la rencontre avec l’altérité. L’intelligence collective ne peut émerger que de la diversité. Les génies se développent en fonction d’un contexte social.
Les sociétés sont régulées par des codes. Les déviances par rapport à ces codes doivent être régulées, mais sont indispensables à leurs survies.
A différents niveaux d’organisation la diversification est contrebalancée par l’unification et la mise en place de mécanismes maintenant l’unité par des frontières et des défenses. Exemple : peau, frontières territoriales, système immunitaire, défense nationale.

Aujourd’hui, les technologies, les médias et la mondialisation économique poussent dans le sens de l’universalisation des modes de fonctionnement et des cultures au détriment de la diversité. Des dizaines de langues disparaissent chaque année. La multiplication des langues après la chute de la tour de Babel, selon la mythologie, devrait être considérée comme un enrichissement de la culture et un instrument essentiel de l’hominisation.

Un individu ne peut et ne devrait jamais être entièrement caractérisé par son appartenance réelle ou supposée à un groupe (race, nation, classe sociale,...)

Les cultures se sont mélangées et développées dans leurs diversités à partir des commerçants, des marins, des pèlerins, des aventuriers, des guerriers.

Les migrants dans le monde sont aujourd’hui quelque 300 millions. Pour beaucoup il s’agit d’exils forcés qui les arrachent de leurs racines culturelles et de déchirements affectifs car ils sont (ou se sentent) souvent discriminés dans les pays ou régions d’accueil. Leur diversité n’est pas considérée comme conforme à l’universalité dont se prévalent en général les populations majoritaires qui oublient que leurs ancêtres étaient des migrants.

L’UNESCO (« Construire la paix dans l'esprit des hommes ») et de nombreuses associations à travers le monde œuvrent pour des normes minimum de cohabitation des cultures dans le respect de leur diversité. Ces organisations sont aujourd’hui plus indispensables que jamais. Cependant elles servent souvent de terrain de lutte d’influence ou d’alibi pour des lobbies qui agissent en fait pour leur seule hégémonie.

 

Conclusion

 

L’universalité diverse est un oxymore profondément à l’œuvre dans tout processus de création et d’organisation. Le monde, et notamment le vivant et l’humain, oscillent en permanence entre la stabilité et le changement, entre le repli identitaire et la rencontre avec l’altérité. Cette rencontre est souvent le fruit du hasard grâce auquel le monde explore le champ des possibles.


Hans Küng et l’éthique planétaire
Hans Küng est un théologien suisse, né en 1928 à Sursee dans le canton de Lucerne (Suisse). Il a pris des positions très critiques vis-à-vis de la hiérarchie catholique.
Sa thèse concernant l’éthique planétaire peut se résumer de la manière suivante : la cohabitation des humains sur terre ne sera plus possible sans une éthique globale. Il n’y aura pas de paix entre les nations sans la paix entre les religions et pas de paix entre les religions sans dialogue. Pas de dialogue entre les religions et les cultures sans recherche fondamentale. Pas d’éthique globale sans évolution des consciences des religieux et des non-religieux.
« Ce monde a besoin d’une éthique ; une société mondiale n’a pas besoin d’une religion ou d’une idéologie universelles, mais quelques normes, valeurs, idéaux et buts communs et s’imposant à tous. »
Cela implique des engagements des cultures pour la non-violence et le respect de toute vie, la solidarité, la tolérance, la véracité, l’égalité des droits notamment pour les femmes.

samedi 8 mai 2010

Sortie à Genainville

Ce 8 mai 2010, nous étions plus de quatre-vingt personnes à participer à la sortie "chemin faisons, qu'est-ce qui nous fait marcher ?"autour de Genainville dans le Vexin du Val-d'Oise. Cette sortie, organisée et préparée par les associations "La vie Nouvelle, Val d'Oise", "Culture Chinoise" et notre "Chemin du Philosophe", nous a permis de réfléchir ensemble en quatre étapes de marche à partir des thèmes : la marche, la personne, la société, la transcendance. Les éléments de réflexion ont été rassemblés dans une brochure distribuée aux participants. Chaque étape a commencé par des exercices d'assouplissements du corps et de l'esprit animés par Liu et Shang Ming, enseignants du Qi-gong et du Taï-chi. Le repas de midi sur l'herbe, où chacun avait apporté quatre parts d'un plat à mettre en commun, a constitué un beau moment de convivialité.
Le cheminement de la marche, des exercices et de la réflexion s'est achevé en fin de journée sur le site archéologique gallo-romain des Vaux-de-la-Celle que nous avons eu le privilège de visiter accompagnés des trois guides érudits du musée archéologique du Val-d'Oise. Nous avons pu découvrir les ruines d'un théâtre de 4000 places, d'installations de bains rituels et d'un temple double dédié au dieu romain Mercure, dieu messager des dieux, et à  Rosmerta, déesse gallo-romaine de la fertilité et de l'abondance. Cette richesse de rencontres et de découvertes en une seule journée a sûrement laissé en chacun de nous une impression de fatigue heureuse ! Voici quelques images  cette belle journée. Ainsi que le blog d'une participante.

samedi 1 mai 2010

Compte rendu du café philo du 30 avril 2010 : le Mal



Vingt huit personnes ont participé au café philo de Margency ce vendredi 30 avril 2010.
Le bien et le mal sont des concepts moraux humains qui participent à la régulation des sociétés. Ces notions n’existent pas dans le reste du monde vivant. Dans le monde non humain, les luttes pour la survie, le territoire ou les partenaires sexuels, le parastisme, la prédation, tout comme la vie en sociétés, la protection mutuelle, les symbioses sont des mécanismes innés sans libre arbitre a priori. Ces mécanismes constituent des avantages pour la survie des espèces qui ont été sélectionnés au cours de l’évolution.
Le cerveau humain a fait apparaître un saut cognitif dans l’évolution des espèces. L’homo sapiens sapiens sait qu’il sait. La Bible dit qu’il a goûté au fruit de l’arbre de la connaissance. Ses possibilités cognitives lui ont ouvert la voie du libre arbitre, de la responsabilité, de la domination sur la nature et de l’émergence de la technologie. Elles lui ont donné le pouvoir de détruire à grande échelle y compris lui-même. Il peut tuer sans raison ou pour ses utopies. Il peut torturer par plaisir, en général en se réclamant d’une cause vertueuse. La pulsion de mort, selon Freud, reste tapie au fond de son cerveau reptilien. « Homo homini lupus ». Il est pire que le loup. Ces pulsions servies par l’intelligence humaine, génératrice de barbarie, constitueraient de réels dangers pour la survie de l’espèce si elles n’étaient pas régulées par des codes moraux. L’évolution des sociétés humaines a sélectionné de tels codes pour assurer la pérennité de l’espèce.
Le bien et le mal sont ainsi deux concepts moraux qui incluent des préoccupations d’ordre temporel et d’ordre collectif. Un acte n’est pas uniquement bien ou mal ici et maintenant mais en raison des conséquences dans l’avenir et sur l’ensemble de la collectivité. Les humains ont inventé les dieux et les Etats pour légitimer et appliquer des lois morales et civiles destinées à différencier le bien et le mal.
Entre la vie, qui est le symbole du bien absolu, et la mort qui est celui du mal absolu s’étend le vaste spectre de comportements humains qui, selon le point de vue ou l’échelle de temps, peuvent tantôt se classer du côté du mal ou du bien. La bombe atomique sur Hiroshima a été un mal pour les victimes, mais nous a sans doute permis de vivre sans nouvelle guerre mondiale depuis 65 ans. Aujourd’hui 22.000 ogives nucléaires dans le monde menacent ou veillent sur l’humanité. 
De nombreuses actions et comportements humains ne sont reconnaissables comme bons ou mauvais qu’à long terme et globalement. Il en est ainsi des technologies ou des systèmes politiques. La technosphère, par exemple, constitue un facteur progrès en termes de survie et de développement culturel et moral d’une partie de l’humanité. On se rend toutefois compte que ce progrès est très mal partagé parmi les humains et même qu’il augmente le nombre absolu de miséreux sur terre. Il est délétère pour l’ensemble de la biosphère.
Les actions humaines ne sont pas les seules concernées dans notre vision morale du monde. Nous avons aussi tendance à classer dans ces catégories du bien et du mal des phénomènes naturels tels que la beauté et la générosité de la nature, pour le bien, et les catastrophes naturelles et les maladies pour le mal.
Les modèles de pensée religieux, qui ont personnifié le mal sous forme de démons et le bien sous formes de dieux, atteignent leurs limites face aux questions du mal. « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? » est le dernier cri du Christ en croix. Les religions, que certains considèrent comme l’opium des peuples, donnent souvent des visions fatalistes du bien et du mal. « La rédemption par la souffrance », prône le christianisme. « C’était écrit », dit l’Islam. « C’est le Karma », « Le bonheur et le malheur ne sont qu’illusions » selon les religions orientales. « La sage prend ses distances », proclame le taoïsme.
Les sociétés archaïques conjuraient le mal en sacrifiant des victimes expiatoires. Les boucs émissaires ont peut-être simplement changé de visage dans les sociétés modernes.
Sophocle fait dire à Antigone qu’il faut préférer les lois des dieux à celles de la cité. Cela était sans doute vrai dans cette histoire où la sœur voulait assurer une sépulture à son frère Polynice contre la volonté du roi Créon. Mais l’histoire montre aussi que bien des tyrannies se réclament des dieux, aujourd’hui encore tout près de nous.
Le bien-être ou la souffrance sont-ils de bons indicateurs pour différencier le bien du mal ? Sans doute pas car le bien-être des uns peut causer la souffrance des autres, et réciproquement.
Le bien-être et la souffrance, le bien et le mal, sont très injustement distribués au sein du vivant en général. Cette injustice fondamentalement inscrite dans la création, prendra toujours en défaut nos représentations rationnelles ou religieuses du monde. Face à Auschwitz en 1945 ou Port au Prince en 2010, la raison s’effondre, on ne peut que crier ou se taire.
L’introduction du concept de complexité dans nos modèles de pensée pourrait contribuer à mieux réguler le monde vers des objectifs de moindre mal ou de moindre souffrance. Cette régulation devrait intégrer la diversité et une complémentarité des approches : politique, juridique, religieuse, technologique, médicale, psychologique, écologique, économique et financière. Elle devrait tenir compte, dans l’analyse des phénomènes conduisant au bien ou au mal, de la multiplicité des causes, de la non-linéarité des enchaînements allant des causes aux effets, des logiques différentes selon les échelles de tailles et de temps. La somme des intérêts particuliers n’est pas l’intérêt général. Réciproquement l’intérêt général ne doit pas faire oublier les malheurs particuliers. La lutte contre la drogue, par la sélection des trafiquants les plus rusés, renforce le marché de celle-ci. La lutte contre le fanatisme religieux le renforce. La surmédiatisation de certains maux, en fait oublier d’autres souvent bien plus graves.
Que resterait-il de notre monde sans les multiples formes du mal ? La créativité artistique, littéraire, l’économie se nourrissent essentiellement de certaines formes du mal.
Il existe peut-être un autre univers où l’évolution se réalise sans le mal et sans la souffrance. Mais ce n’est pas le nôtre. L’hominisation, dont nous sommes les acteurs dans l’évolution du monde, se construira toujours face au mal.
Mani, le père du manichéisme devenu une hérésie éradiquée dans la violence, pensait que notre mission sur terre est de transformer la fatalité du mal en bien. « Il faut arrêter de vitupérer les ténèbres, et allumer une bougie», dit un proverbe chinois.
Voici quelques réflexions entendues au cours du café philo :
Définition du mal
-          Le mal est la non conformité de l’être au devoir être, selon Hegel.
-          Le mal c’est ce qui ne devrait pas être et doit être combattu, selon Ricoeur.
-          Le mal existe sous trois formes selon Leibnitz : physique, moral, métaphysique.
-          Le mal est le résultat d’un jugement.
-          Il existe un mal absolu.
-          Au départ l’être humain n’est ni bon ni mauvais.
-          Tout ce qui est bon dans la vie est illégal, immoral ou fait grossir 
-          Les troubles psychiatriques constituent une part importante du mal.
-          Le mal n’a pas de statut, c’est l’absence de bien.

Causes du mal
-          L’homme est responsable du mal, c’est un moyen par lequel Dieu éduque les hommes, selon certains penseurs chrétiens.
-          Pour les Stoïciens, le bien et le mal vont ensemble.
-          Selon Leibnitz, Dieu a fabriqué le meilleur des mondes possibles.
-          Le monde est imparfait parce que c’est une créature.
-          Le mal est un scandale incompréhensible.
-          Sentiment de supériorité de certains génère souvent le mal.
-          Les valeurs prétendues universelles génèrent souvent le mal.
-          Nous avons souvent des inhibitions face au mal.
-          Le mal est indissociable de la vie en société.
-          Le mal relève du principe fondamental du monde du Yin et du Yang.
-          Loi du profit.
-          Trop d’ordre ou trop de désordre causent le mal.


Remèdes au mal
-          Démocratie.
-          Diversité des points de vues.
-          Respect.
-          Gestion du mal.
-          Éthique de conviction.
-          Se connaître soi et l’autre.
-          Il faut lutter.
-          Le moindre mal aux niveaux individuel et mondial.
-          L’implication personnelle.