Qui sommes-nous ?

PRESENTATION

L’association du Chemin du philosophe comporte trois types d’activités :

1)  L’entretien et l’animation du Chemin du philosophe en forêt de Montmorency.

2)  L’organisation de cafés philos, de conférences, d’ateliers de lecture, de sorties à thèmes en forêt.

3)  La maintenance de ce blog qui tient à jour le programme des activités et qui les archive depuis 2008.

+ Retrouvez facilement le site Internet du Chemin du philosophe en tapant "cheminphilo" sur un moteur de recherche Internet.

+ Pour découvrir le Chemin du philosophe en forêt : un petit film .

+ Pour télécharger la brochure 2021 du Chemin du Philosophe.

+ Audioguide du Chemin du philosophe en forêt, télécharger sur smartphone via le lien ou avec le code QR (en forêt le chargement par QR dépend du réseau de votre fournisseur d'accès).

+ S'y promener avec ValdoiseMyBalade.

+ Pour trouver le Chemin du Philosophe : carte (avec le GPS, programmer 179, rue de Paris, Montlignon, le parking est proche).

+ La participation aux activités de l'association implique une éthique de neutralité et de tolérance ainsi qu'une étiquette de courtoisie. L’accès est libre à la plupart des activités.

+ Pour soutenir et adhérer à l'association ou renouveler annuellement : Bulletin d'adhésion.

+ Pour nous écrire : cheminduphilosophe(arobase)wanadoo.fr

 

 PROGRAMME DES ACTIVITÉS A JOUR – OUVRIR LE LIEN

Station "L'homme et le cosmos"

Station "L'homme et le cosmos"
Cadran solaire analemmatique - juin 2014

vendredi 22 mai 2009

Promenades botaniques


Ginette Colpin, botaniste de l'université de Cergy Pontoise (95), animera les promenades botaniques les dimanches 24 mai et 7 juin 2009. Cette dernière est réalisée dans le cadres des premières journées départementales de l'environnement dont on peut trouver le programme sur www.valdoise.fr.
Rendez-vous à 10 heures devant le Château de la chasse. Se munir de chaussures de marche.Une brochure illustrée téléchargeable ici consacrée à ces promenades sera également distribuée sur place (24 pages, format A5, en noir et blanc).

vendredi 1 mai 2009

Chantier sculpture en forêt de Montmorency


Le chantier de l'oeuvre de et par Michel Leclercq aura lieu en forêt de Montmorency du 26 mai au 13 juin 2009. Vous, notamment responsable de groupes scolaires ou d'associations, pouvez prendre rendez-vous avec le sculpteur au 06 72 35 76 57 pour organiser une visite guidée de ce chantier de création artistique.Ce chantier est situé sur la station 4 du Chemin du Philosophe. Voir la carte.

Promenades botaniques



Le printemps dans la forêt de Montmorency, (re)découverte de la flore avec Ginette Colpin, botaniste, les dimanches 24 mai et 7 juin. Rendez-vous à 10 h au Château de la Chasse.

mercredi 29 avril 2009

Café philo du 24 avril 2009 Fraternité


Vingt-trois personnes ont échangé sur le thème de la fraternité ce vendredi 24 avril à la pâtisserie Piérol de Domont (Val d'Oise), fraternité concrétisée par les excellents gâteaux que Nadine avait préparés.
Voici les réflexions préliminaires de Daniel qui ont alimenté les débats.




Lamartine disait de la fraternité qu’elle était la plus belle des vertus.
Ce propos est appuyé sur le livre de Régis Debray et sur mes propres réflexions.
1.- Quand on est frère ou sœur de sang, on ne l’a pas choisi.
2.- Souvent entrer en fraternité est un acte volontaire que je fais et qu’un autre connu ou inconnu fait aussi.
3.- La fraternité peut-elle être unilatérale et/ou universelle ?
Frère et sœur de sang
On l’est parce qu’on est fils et fille d’un même père et d’une même mère. Une référence commune qui nous transcende, d’autres références communes, un vécu commun.
Mais le sentiment de fraternité avec mon frère ou ma sœur n’est pas automatique car la fraternité suppose l’affection.
Différents lieux de fraternité
De nature religieuse ; c’est dans ce cadre que naît le mot « fraternitas » au 2ème siècle.
En fait cela correspond souvent à un choix que je fais et que d’autres font :
les francs-maçons,
les communautés religieuses,
des bandes de jeunes voire de voyous,
des sectes ?
C’est passer du « je » au « nous », ce qui est assez contraire aux tendances individualistes de la société contemporaine occidentale.
Des conditions :
- Une séparation et un retranchement des autres qui sont hors de la communauté.
- Une référence qui surpasse. Régis Debray affirme : « Là où il y a du commun et qui dure, il y a du « qui surpasse » ; et s’il n’y a plus rien qui surpasse, il n’y a plus rien de durable et de commun ».
- Faut-il un ennemi commun ou affronter un risque en commun ? Ce n’est pas obligatoire mais cela facilite la fraternité.


La fraternité peut-elle être non choisie par tous les frères ?
Dans l’humanitaire, je suis fraternel avec d’autres qui n’ont pas forcément choisi de l’être.
La fraternité aux frontons de nos mairies depuis 1880.
Victor Hugo l’a dite la 3ème marche du perron, la plus noble.
La liberté, l’égalité sont encadrées par des lois, pas la fraternité, sauf une peut-être, l’obligation d’assistance à personne en danger.
Mais elle n’est pas universelle : les sans-papiers, l’interpellation par la police de ceux qui les aident.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 va plus loin :
« Tous les humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir dans un esprit de fraternité ». Là, il n’y a plus de frontière.
L’Eglise Catholique nous fait fils et filles d’un même Père. C’est une fraternité universelle mais je ne peux pas l’imposer aux autres.
Je peux me déclarer frère. Mais l’autre le veut-il ?
Avec la prise de conscience écologique, tous les hommes se doivent-ils entraide car habitants d’une même planète ?

Faut-il conclure avec Jules Michelet :
« Si la fraternité est laissée au sentiment, elle n’est pas efficace, ou elle l’est pour une heure d’élan. »
« Si elle est inscrite dans la loi et impérative, elle n’est plus fraternelle. »
« Si vous voulez qu’elle s’étende, il faut qu’elle soit volontaire et alors nous retournons au sentiment que nous avons quitté. »


lundi 27 avril 2009

Promenade historique du 26 avril 2009

Grâce aux talents d'Antoine, ceux des participants qui ont déclamé les textes historiques qu'il avait compilés et un peu grâce aussi à la météo indulgente, cette promenade printanière sur le Chemin du Philosophe a été un succès. Jugez-en !

mardi 31 mars 2009

Land art - Chemin du destin


"Dans la forêt, il y a des chemins qui, le plus souvent encombrés de broussailles, s'arrêtent dans le non-frayé. On les appelle Holzwege. Chacun suit son propre chemin, mais dans la même forêt. Souvent, il semble que l'un ressemble à l'autre. Mais ce n'est qu'une apparence. Bûcherons et forestiers s'y connaissent en chemins. Ils savent ce que veut dire : être sur un Holzweg, sur un chemin qui ne mène nulle part." Martin Heidegger(1889-1976).

Voici deux ans que nous avons commencé à travailler sur le Chemin du destin à proximité du cimetière de Bosc. Au cours de ces quatre ateliers du dimanche matin, progressivement il a pris forme et son sens s’est précisé. Nous étions entre cinq et douze, selon les contraintes des un(e)s et des autres, à déplacer et à rassembler les branchages du sous-bois.
Chacun peut interpréter comme il veut ce long serpent fait de matériaux naturels repris par l'homme se faufilant entre les arbres. Pour notre part, nous y voyons une métaphore de la trajectoire du destin que chacun élabore avec ce dont il dispose dans le champ de contraintes de son environnement. Ce chemin nous l’avons construit ensemble dans le respect de la liberté de chacun en comptant sur sa bonne volonté. Ces ateliers constituent des moments privilégiés de rencontres conviviales, d’exercices physiques souverains pour la santé et de créativité. Une démarche phénoménologique...
"Der nur 'theoretisch' hinsehende Blick auf Dinge entbehrt des Verstehens der Zuhandenheit."
"Un regard uniquement théorique porté sur les choses empêche la compréhension de ce qu’elles sont. » (Heidegger)

dimanche 29 mars 2009

Café Philo du 27 mars - résumé



« L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. » [Aristote]
Nous étions 27 ce vendredi 27 mars pour lever le doute sur « le doute : une force ou une faiblesse ? » L’excellente tarte aux pommes et autres délicatesses que Nadine nous avait aimablement préparées ont mis les esprits dans de bonnes dispositions. Voici quelques notes et réflexions de Catherine et des autres participants.
La philosophie est par définition doute permanent et d’abord sur elle-même. Socrate disait : « Je sais une seule chose, c’est que je ne sais rien ». A l’issu de ses études, René Descartes prônait le doute méthodique et hyperbolique (excessif) en contestant toutes incertitudes de l’enseignement reçu. Puis il découvrit une vérité irréfutable, même par les sceptiques : « Je pense, donc je suis ». Pour douter, il faut penser et par conséquent exister. Le doute cartésien se met au service de la vérité.
En revanche, le doute des Sceptiques tels que Pyrrhon ou Protagoras stipule qu’on ne peut pas connaître la vérité. Ils s’appuyent sur les arguments suivants : 1) La discordance des doctrines qui partout varient et se contredisent. 2) La non-permanence de la réalité « Tout casse, tout passe, tout lasse », selon Héraclite. 3) La relation au locuteur. Toute affirmation est relative à celui qui l’exprime. « L’homme est la mesure de toute chose », selon Protagoras. 4) Les limites de la raison humaine et de la démonstration. Toute démonstration d’une vérité s’appuie sur une autre vérité. Comment prouver la valeur de la raison en raisonnant ?
Toutefois, Platon déjà pointait les contradictions du scepticisme : la vérité est que toute vérité est relative et incertaine. Les succès de la science attestent la possibilité de la vérité. Enfin le doute sceptique absolu conduirait au mutisme et au silence.
Le doute est une force lorsqu’il est volontaire et réfléchi et fondé sur la raison, notamment dans le domaine de la connaissance où il est provisoire dans la quête de la vérité.
Le doute est une faiblesse lorsqu’il est subi et qu’il conduit à l’indécision et à l’inaction, souvent par ignorance.
--
Le doute et l’incertitude sont omniprésents dans nos vies quotidiennes, dans les rapports humains, dans l’actualité, dans les sciences, dans la politique. Ils constituent le vrai moteur de la vie et de son évolution. De nouvelles vérités se construisent au cours de l’évolution des sociétés.
Malgré les doutes, nous avons besoin de valeurs partagées. La crise financière mondiale, pleine d’incertitudes, montre qu’il y a surtout des intérêts qui ne sont pas partagés.

Le doute est une faiblesse de l’esprit qui le fait évoluer. Il peut générer du désespoir comme de la jubilation. Sur le plan politique ou religieux c’est un garde-fou indispensable face aux dangers des dogmatismes.Mais 95 % de ce que nous savons et admettons relèvent du dogme. En allemand doute = Zweifel =dualité et Verzweifel= désespoir. Le doute permet le dialogue. Le doute force les certitudes à se justifier, il en est le garant. Il faut développer une culture du doute. Face au doute dans l’action, il est légitime de parier sur le moindre mal.Les rapports humains ont besoin de la confiance.

samedi 7 mars 2009

Café philo : Histoire, mémoire et politique

Voici le résumé établi par Bernard Glonneau
Ce sont trois moyens, mais aussi trois filtres, pour savoir ce qui est vrai
et savoir quoi en penser.

Ces trois outils ne sont pas indépendants, ils interagissent en permanence.
Parfois dans un contexte de gouvernement démocratique,
et parfois dans un contexte de gouvernement autoritaire.

L'histoire est une science, mais en perpétuelle formation.
Les disciplines adjointes (analyse du sang, archéologie, linguistique)
l'ont bouleversée à plusieurs reprises.
Elle est exercée par une cléricature fermée qui traite
des choses passées.

La mémoire des individus est limitée à leur vécu.
Elle est totalement relayée par une mémoire collective qui lui
apporte le temps long.
Elle permet aux personnes de juger les choses du présent comme
les choses du passé.

La politique est institutionnelle ou d'une manière plus diffuse,
collective.
Elle est tournée vers l'action, les conséquences, vers le futur.
Elle est exercée par des individus ou par des groupes fermés, parfois ouverts (foules).


QUELQUES QUESTIONS:

En écartant les guerres et Mai 68,
avez-vous vécu un évènement historique ?
Votre témoignage apporte-t'il un éclairage particulier à ce qu'on en sait ?

Avez-vous assisté à l'arrivée d'un objet 'historique' ?

Avez-vous assisté à un changement de coutumes 'historique' ?

L'histoire est-elle écrite par les vainqueurs ?

Peut-on écrire l'histoire en gants blancs ?

L'histoire peut-elle aider à prévoir l'avenir ?

Comment faut-il enseigner l'histoire ? dans quel but ?


QUELQUES POINTS:

Certains doctrinaires économiques ont cru pouvoir saluer
'la fin de l'histoire'.

Aux Etats-Unis il y a un musée de la Shoah.
Il n'y en a pas pour l'esclavage, ni pour le génocide indien.

Versailles est consacré 'à toutes les gloires de la France'.

M. Sarkozy envisage un musée de l'histoire de France,
'un lieu d'où on pourra interroger l'histoire de France'.

L'histoire c'est aussi dire ce que les contemporains n'ont pas vu,
ou pas retenu.

Les peuples heureux n'ont pas d'histoire. Ont-ils une mémoire ?

Le juge Garcon n'a pas pu juger Pinochet à cause du "pacte d'oubli"
de la société espagnole.

Antiquité des mémoires: F.Y.R.M.

Fusion des mémoires: le Mexique des trois cultures.

Mémoires antagonistes: Jérusalem, la Résistance.

Apaisement des mémoires: réconciliations africaines,
dialogue de Gaulle-Adenauer.

La mémoire est la gardienne de la culture: c'est donc un précieux butin.
Dites-vous lois de Descartes ou lois de Snell ?

Quelques non-dits français: la Commune, la guerre d'Espagne,
les ratonades anti-italiens, Madagascar.


QUELQUES CITATIONS:

Jean Paulhan:
Tout ce que je demande aux politiques, c'est qu'ils se contentent
de changer le monde, sans commencer par changer la vérité.

Marc Ferro:
Je conteste que l'histoire soit un procès et l'historien un juge.
L'historien doit conserver, expliciter, analyser, diagnostiquer.
Il ne doit jamais juger.

Marc Bloch:
Satanique ennemi de la véritable histoire: la manie du jugement.

Marc Bloch:
Peut-être serait-ce un bienfait, pour un vieux peuple,
de savoir plus facilement oublier. L'homme a besoin de s'adapter au neuf.

Michaël Moore:
Après tout, pourquoi connaître l'histoire de son pays
si on est destiné à devenir maître de l'univers ?

Konrad Adenauer:
L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées.

Heinrich Heine:
L'historien est un prophète qui regarde en arrière.

Churchill:
Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre.

samedi 28 février 2009

Café Philo du 27 février 2009


Une fois de plus la salle de la pâtisserie Piérol de Domont était bien pleine pour ce café philo sur Histoire, Mémoire et Politique. Le patron et son équipe ont contribué à la bonne ambiance en nous faisant goûter leurs excellents pains. Pas moins de 37 personnes sont venues écouter les présentations du sujet faites par Patricia et Bernard Glonneau puis débattre avec véhémence jusqu'à 23 h 15. Le rapport sur ces débats paraîtra prochainement sur ce blog.
Pour commencer la soirée, nous avons choisi, selon la procédure très démocratique habituelle, les sujets pour les quatre mois à venir :
- Le doute : une force ou une faiblesse ? le 27 mars
- Rationalités et croyances, le 24 avril
- La beauté peut-elle sauver le monde ? le 29 mai
- Quelle fraternité dans nos sociétés occidentales ? le 26 juin

Notons aussi l'intervention d'Emmanuelle Hardy qui prépare un article (avec photos) sur notre café philo dans Le Domontois du mois d'avril 2009.

mardi 17 février 2009

Tetsugaku-no-Michi à Kyoto


Le Chemin du Philosophe de Kyoto(哲学の道, Tetsugaku no Michi) longe un canal bordé de cerisiers, entre Ginkaku-ji et Nyakuoji-jinja. Il se nomme ainsi parce qu'un professeur de l'université de Kyoto, Nishida Kitaro, y méditait tous les jours. Il passe à côté de plusieurs temples et sanctuaires tels que Miroku-in, Otoyo-jinja, et Koun-ji.
M. Roger Bonnet, qui a déchiffré les idéogrammes 哲学の道, Tetsugaku no Michi, nous apprend qu'ils signifient "l'homme qui avance en redressant la tête et qui élimine de son discours les phrases superflues".
Nous remercions Mme Pauline Prévot de Montmorency qui nous autorise à vous montrer la belle photo qu'elle a prise sur le Chemin du Philosophe de Kyoto.

dimanche 8 février 2009

mardi 3 février 2009

Café philo: force et faiblesse de la démocratie


La pâtisserie Piérol de Domont était bien pleine ce vendredi 30 janvier, pas moins de 45 personnes pour débattre des forces et des faiblesses de la démocratie. Antoine Chappe et Daniel Croquette avaient préparé le sujet. On trouvera sur Wikipédia , entre autre, les informations essentielles sur les principes de la démocratie : « Le terme démocratie désigne un corpus de principes philosophiques et politiques, suivant lequel un groupe social donné organise son fonctionnement par des règles : élaborées, décidées, mises en application et surveillées par l'ensemble des membres de ce groupe, a priori sans privilèges ni exclusions. »

Voici quelques réflexions des participants :

- Nous vivons dans une démocratie formelle qui comporte bien des aspects choquants.

- La démocratie s’appuie sur des valeurs parfois mal interprétées. La notion d’égalité renvoie aux droits de l’homme (égalité en droit) ; il serait plus pertinent de considérer l’équité comme valeur fondatrice.

- La démocratie suppose que les citoyens soient responsabilisés et s’impliquent. La légitimité des élus est altérée par un fort taux d’abstention.

- La démocratie suppose la liberté d’expression déclinée dans des médias libres et indépendants. C’est une condition essentielle de l’information du citoyen, de son ouverture sur autrui et de sa sensibilisation à l’intérêt général.

- En donnant la parole à tous, y compris aux adversaires de la démocratie, celle-ci peut s’autodétruire. Elle est en danger quand la gravité d’une crise pousse le peuple vers les extrêmes (élection d’Hitler par les Allemands).

- En contrepartie, quand elle est bien implantée, elle résout plutôt mieux les crises que tout autre régime par le débat généralisé qu’elle engendre et qui favorise l’émergence de solutions optimisées.

- L’entreprise n’est pas et ne peut pas être démocratique. On observe tout de même des évolutions positives des conditions de travail, du dialogue social et des expériences participatives.

- Sommes-nous toujours représentés par les élus avec compétence et probité ? Les enjeux politiciens prennent souvent le pas sur le mandat. La démocratie représentative a des limites.

- La démocratie directe aussi. Le recours fréquent au référendum conduit à une désaffection et à la lassitude du citoyen (fort taux d’abstention en Suisse). Par ailleurs, la compétence du citoyen est limitée et le référendum n’est pertinent que sur des sujets d’intérêt majeur et peu techniques (cf : le détournement du référendum sur la constitution européenne). Il faut toutefois, selon certains, ne pas laisser le référendum tomber en désuétude.

- Un équilibre est à rechercher dans la représentativité démocratique : une trop grande délégation du pouvoir aux élus peut aboutir à une démission des responsabilités du peuple et une trop grande et fréquente participation (référendum, élections ...) peut entrainer un blocage des décisions .

- La démocratie devrait être avant tout l’intérêt général.

- Il n’est pas facile de déterminer ce qu’est l’intérêt général à long terme et à l’échelle de toute une société.

- Les médias sont des outils de la démocratie, mais ils déforment la vérité. On s’en rend particulièrement compte lorsque par hasard on est personnellement impliqué dans un sujet qu’ils traitent. Il est nécessaire de multiplier et de croiser les sources d'information.

- Les avis du peuple et des experts doivent être pris en compte.

- Le pouvoir est donné selon un mode régalien et non démocratique à de multiples hautes autorités et conseils nationaux (CNIL, CREE, CSA, etc.) qui prennent des décisions essentielles pour la nation.

- Les lobbys au service des puissants en place influencent trop souvent les institutions européennes et nationales.

- La démocratie c’est la reconnaissance réelle et pas seulement formelle de la dignité humaine.

- La démocratie n’a pas suffisamment joué son rôle dans la protection de la nature. Mais c’est aussi grâce à la démocratie que les voix de l’écologie ont pu se faire entendre.

- La politique a besoin de vertu et d’éthique. Mais pas que dans les discours.

- La démocratie c’est le partage de la parole.

- La démocratie est le seul régime qui tolère en son sein une opposition et lui confère un statut. (« En démocratie on a le droit de dire qu’on est en dictature, en dictature on doit dire qu’on est démocratie »)

- La démocratie reste faible reste encore faible devant certains excès de pouvoir et de violence comme le terrorisme.

- Les crises sont des facteurs de prise de conscience, de libération et de renforcement.

- La démocratie c’est le moyen pour le citoyen de changer le cours des choses.

- Les grands défis de l’avenir pour les démocraties sont l’environnement, le multiculturalisme et les nouvelles technologies de l’information.

- Les peuples ont les démocraties qu’ils méritent. (Tout le monde n’est pas d’accord).

- Les totalitarismes ne sont pas durables.

- La démocratie est un moyen où peuvent se développer le mieux les intelligences collectives basées sur les progrès culturels des peuples et des élites.

- Certains sont pessimistes, d’autres optimistes sur l’avenir de la démocratie dans le monde.

- En 1945, seuls 20 % des nations pouvaient être considérés comme démocratiques. Aujourd’hui il y a 80 démocraties parmi les 200 états représentés à l’ONU, ce qui témoigne d’une amélioration certaine dans la seconde moitié du 20ème siècle (certains pays décolonisés, fin des dictatures en Europe du Sud et de l’Est, en Amérique du Sud).

- Voir classement de The Economist des démocraties dans le monde, où la France est au 24ème rang sur 167.

- L’Europe, sans imposer ses modèles démocratiques, pourrait servir d’exemple au monde en s’améliorant encore un peu.

lundi 26 janvier 2009

Responsabilité de l'homme dans la nature

Le jeudi 22 janvier, Catherine Delaunay et Pierre Haller ont animé un café philo lors de la réunion dinatoire du Lions club de Domont (Val d'Oise) autour du thème La responsabilité de l'homme vis à vis de la nature. L'histoire de la représentation de la nature a été esquissée depuis Aristote jusqu'aux préoccupations contemporaines sur le climat et la biodiversité. Le progrès technologique, issu de la science en grande partie occidentale depuis quelques siècles, a permis, directement ou indirectement, de grands progrès du développement humain (démographie, santé, éducation, sécurité, démocratie, etc...). L'accès à ce développement humain ne sera sans doute pas possible pour l'ensemble de la population mondiale, qui doit passer d'environ 1 à 10 milliards entre 1900 et 2050. Il appartient au monde qui a développé ces techniques d'améliorer ses modes de production de richesse et son système de valeurs afin de permettre le partage, sa propre survie et celle de la nature.

A lire :
Pourquoi l'ancien dirigeant de Greenpeace soutient l'énergie nucléaire
http://www.frenergie.ch/Infos/frenews52.html

dimanche 11 janvier 2009

Après le psy, la philothérapie?

«La philosophie rappelle à ceux qui souffrent qu'ils ne sont pas seuls, que leur mal est lié au fait d'être humain, tandis que la psychanalyse leur dit qu'ils sont seuls à souffrir de la souffrance qui est la leur» ( Charles Pépin) Lire l'article sur Le Temps

lundi 5 janvier 2009

vendredi 12 décembre 2008

L'année 2008 sur le Chemin du Philosophe

Départ du Chemin du Philosophe

Cette année, le Chemin du Philosophe a fait l'objet d'un certain nombre de travaux liés à son aménagement ainsi que d'activités conviviales réalisés par l'ONF et/ou par l'association grâce au soutien du Conseil général 95 et de nos amis :
- Réalisation et pose de nouveaux panneaux.
- Maintenance du fléchage et de la végétation.
- Installation de nouveaux bancs sur la station l'homme et la société.
- Terrassement du terrain de la station l'homme et la nature en vue de recevoir l'oeuvre de land art de Michel Leclercq. Réservation des têtes d'arbres pour cette oeuvre.
- Ateliers de land art (chemin du destin).
- Réalisation d'une brochure guide.
- Edition du livre d'A. Da Sylva, Bosc l'enfant des Lumières.
- Dix conférences dans la région sur Bosc et la Révolution française.
- Sortie histoire autour du cimetière de Bosc.
- Sortie botanique.
- Huit cafés philo à Domont.
- Visites et contacts de notoriété.
- Fête annuelle en juin à Bois Corbon.
- Maintenance du site Internet et de ce blog.

Cimetière de Bosc


Chemin du destin réalisé dans le cadre d'ateliers de land art



Station l'homme et la société avec les nouveaux bancs




Sortie et conférence sur Bosc

Sortie botanique - Ginette C. et les osmondes royales


samedi 29 novembre 2008

L'éthique aujourd'hui

Café philo du vendredi 28 novembre 2008
Nombre de participants : 30

"Le Monde que j'ai connu et aimé avait 2,5 milliards d'habitants". "Le barbare, c'est d'abord celui qui croit à la barbarie". Claude Lévi-Strauss dont on fête les 100 ans ce 28 novembre 2008.

On peut trouver une présentation générale de la question de l'éthique sur Wikipédia. Les différences entre éthique, morale et déontologie, ainsi que les évolutions de ces concepts y sont explicitées.

Voici quelques propos entendus au cours des échanges entre les participants.
- L'éthique est omniprésente dans nos vies. L'essentiel de l'actualité quotidienne des journaux a un lien avec l'éthique : politique, conflits, environnement, technologies, sécurité, santé, social, finances, religions, bioéthique, vieillesse, immigration, etc.
- La loi est universelle, l'éthique est individuelle. Certains ne croient pas à une éthique universelle, car les égoïsmes sont trop forts. Il faut avant tout faire un travail sur soi.
- L'éthique c'est la responsabilité, qui doit progresser à tous les niveaux de la société.
- La crise économique actuelle peut être une chance pour une nouvelle prise de conscience collective. Certains en doutent.
- Les médias contribuent à la prise de conscience éthique (Téléthon).
- L'éthique, c'est faire bouger les mentalités.
- La société laïque évolue dans le bon sens. La laïcité a donné un dynamisme à la réflexion éthique contrairement aux religions. Certains croient au progrès moral des sociétés. Pour d'autres les freins ne sont pas d'ordre religieux mais plutôt culturel. "Même si le religieux baisse, ses morales restent".
- Le frein c'est l'argent.
- Nos sociétés connaissent des dérives et atteintes choquantes à l'éthique : travail des enfants, incarcération des enfants, mauvais traitement des sans-papiers, des prisonniers ou des vieux, abus de pouvoir fréquents.
- L'éthique possède des dimensions individuelles, sociétales, politique, internationales. L'individuel et le collectif sont complémentaires.
- Les Etats, les entreprises et certaines professions se dotent de discours et de normes éthiques (codes de déontologie, normes environnementales et de responsabilité sociale, investissements socialement responsables, etc.). On peut y voir des progrès réels mais aussi des stratégies de marketing et de communication, des corporatismes et parfois même des écrans de fumée cachant des turpitudes.
- Il ne faut pas imposer notre éthique occidentale au reste du monde.
- Les sociétés sont formées d'humains avec tous leurs défauts et qualités. L'éthique est un régulateur.
- En grec ancien, il y a deux mots ήθος = habitude et ήθwς = critique, donc pluralité des vérités. Toutes les éthiques se valent-elles ? Certains concepts n'existent pas dans toutes les cultures. Le mot "liberté" n'existe pas en chinois. Mais n'existe-t-il pas des concepts proches ? Les éthiques évoluent aussi dans le temps.
- Il existe des valeurs universelles qui fondent l'éthique, la compassion, par exemple.
- L'éthique est individuelle et collective ; elle s'appuie sur la raison, sur le cœur et sur les actes. Elle est dynamique. En prenant en compte le local et le global, le court et le long terme, elle est au cœur de la survie et de l'évolution des sociétés.

mercredi 26 novembre 2008

Bosc l'enfant des Lumières


L'ouvrage "De Rousseau à Hugo, Bosc l'enfant des Lumières" écrit par Antoine Da Sylva et édité il y a un an par notre association Le Chemin du Philosophe connaît un certain succès. Plus de 700 exemplaires ont été vendus et une dizaine de conférences ont été prononcées par Antoine Da Sylva. Celui-ci poursuit ses recherches sur la Révolution française en vue d'une prochaine édition. D'ores et déjà l'ouvrage de 379 pages, augmenté de la correspondance de Madame Roland, est téléchargeable sur notre site Internet. Il est également en vente (30 Euros) Commander.

Louis-Augustin Bosc (1759-1828), bien qu'ayant été un acteur significatif de son époque, naturaliste et homme politique, est demeuré méconnu par l'histoire officielle. Ce livre contribue à lui rendre justice.

Notre association a été amenée à s'intéresser à ce personnage notamment à cause de la présence du cimetière, où il repose, sur le parcours du Chemin du Philosophe en forêt de Montmorency.

mardi 25 novembre 2008

Thèmes des cafés philo

Voici quelques thèmes de débats des cafés philo au cours des derniers mois.

- Pour aimer l'art, faut-il le comprendre ?
- Y a-t-il des limites aux progrès ?
- Le multiculturalisme est-il un danger pour la démocratie ?
- Peut-on tout attendre de l'Etat ?
- Y a-t-il un choc des civilisations ?
- L'homme a-t-il besoin de racines ?
- L'opinion peut-elle guider le pouvoir politique ?
- Etre un homme, être un animal ?
- Etre ou ne pas être authentique ?
- L'usage de la force en démocratie.
- Qu'est-ce que l'art ?
- Morale et politique : intérêts particuliers et intérêt général.

A travers ce blog, nous souhaitons voir s'il est possible de poursuivre chaque mois les discussions engagées lors du dernier café philo.

lundi 24 novembre 2008

Les cafés philo de Domont (95)

Ces cafés, fonctionnant depuis les années 2000 sous l'égide du Centre culturel Georges Brassens de Domont, sont animés par Catherine et Pierre. Ils se tiennent tous les derniers vendredis du mois, sauf pendant les vacances scolaires. Ils réunissent environ de 20 à 30 personnes. Ils sont "ouverts à tous, gratuits, laïques et pas obligatoires". Chacun peut prendre la parole s'il le désire. Chacun écoute l'autre dans le respect et la courtoisie. Le mode de fonctionnement, qui s'est affiné au cours des années, est actuellement le suivant :
- L'annonce des cafés se réalise par affiches, par courrier postal et par courriel.
- Régulièrement les thèmes pour les deux ou trois mois suivants sont proposés et votés par l'assemblée présente. Chaque mois le sujet est préparé soit par les deux animateurs et / ou par un volontaire.
- Catherine, qui est professeur de philo, en 10 minutes nous présente un chapitre de l'histoire de la philosophie (les présocratiques, Platon, ....., Sartre). Ce qui constitue un rappel de ce que nous avons parfois oublié.
- Le sujet du thème de la soirée est présenté en 15 à 20 minutes par les animateurs.
- Ensuite la parole est à la salle pendant 1 h 30. Le débat est modulé et modéré par les animateurs.
- Les débats se terminent par un tour de table où chacun, s'il le désire, peut faire part de ses conclusions de manière synthétique.
- La fin du café philo est à 23 h, mais souvent (selon la météo) les débats se poursuivent dans la rue entre personnes passionnées par le sujet.

On sort des cafés philo avec davantage de questions qu'en y entrant. Leur objectif est de favoriser le penser par soi-même et le mieux vivre ensemble.

Certains participants ont souhaité pouvoir continuer à échanger après les cafés philo. Ce blog est un des moyens proposés.