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samedi 6 octobre 2018
Compte rendu du café philo du 06 octobre 2018 - Médiathèque d’Ermont - corps
Nous étions quelque trente-huit personnes à
participer à ce café philo, le samedi 06 octobre 2018 de 15 h à 17 h 10 à la médiathèque André Malraux
d’Ermont (Val
d’Oise). Sur le thème :
« Le
corps est-il un instrument ou un obstacle à notre liberté ? »
Les précédents cafés philo dans cette
médiathèque ont été les suivants :
02 avril 2016 : « Notre
époque aurait-elle oublié la joie ? »
03 décembre 2016 : «
Risquons-nous de passer à côté de notre vie ? »
04 novembre 2017 : « L’autre
et moi »
Ces cafés philo font partie d’une action "Tous philosophes" du Pôle philo des médiathèques de Valparisis. D’autres cafés philo, cours d’initiation à
la philo et conférences sont prévus pour 2019 dans ces médiathèques. Les
programmes sont consultables sur leurs sites Internet ainsi que sur le nôtre.
Télécharger ici
l’ensemble de ce compte rendu http://pc.cd/zrz7 avec les présentations de Catherine Delaunay(en
préparation) et de Pierre Haller.
Ecouter l'enregistrement
audio de :
Pierre
Haller http://pc.cd/ByCrtalK
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Paroles
entendues
+ Le corps
exprime notre histoire. Tantôt il est un obstacle à notre liberté, tantôt, il
ne l’est pas.
+ La tête dirige
le corps. La pensée va essayer d’adapter le corps au handicap. Il y a complémentarité
entre le corps et l’esprit.
+ Le corps peut
fonctionner sans mentalisation.
+ Il y a différentes
libertés liées au corps : déplacements, choix. C’est la chimie du cerveau
qui décide.
+ La liberté de
pensée est la plus difficile à acquérir. Nous recherchons le plus souvent une situation de
confort dans le sens de nos préjugés. Il faut des efforts pour en sortir.
+ Le corps
politique intervient dans nos pensées.
+ Le corps est
le réceptacle de l’âme et un instrument pour le libre arbitre. C’est la matrice
de notre liberté et de notre aliénation. La liberté c’est l’émancipation des
facteurs intérieurs et extérieurs. On a des outils pour l’émancipation, c’est
la soumission à Dieu. La liberté est une illusion. Il faut se détacher de son
ego.
+ Dieu est une
création de l’homme.
+ On peut se
soumettre à un ordre sans référence à Dieu.
+ Le corps
devient prégnant avec le vieillissement. Il change.
+ La vie est une
métamorphose lente du corps et de l’esprit.
+ Le corps et l’esprit
sont en interaction avec l’environnement.
+ Charles
Aznavour a été un grand artiste malgré ses handicaps.
+ Les maladies
psychosomatiques montrent les liens entre le corps et l’esprit.
+ L’esprit
contraint le corps, dans l’angoisse par exemple.
+ L’esprit
impose au corps de se dépasser.
+ L’hypnose
permet de surmonter la douleur dans certaines opérations chirurgicales.
+ L’esprit peut même
influencer la matière inerte....
samedi 29 avril 2017
Compte rendu du Café philo du vendredi 28 avril 2017, Souffrance
Nous étions 32
personnes à participer à ce café philo, le vendredi 28 avril 2017, dans les
locaux du centre Ferdinand
Lesseps
de Bouffémont (Val d’Oise) sur le thème :
«La
souffrance–t-elle un sens ?»
Les thèmes des
prochains cafés philo sont :
+ Vendredi 26 mai 2017 : « La liberté d’expression nuit-elle à la
liberté de pensée ? »
+ Vendredi 30 juin 2017 : « Que penser de l’individualisme ? »
Télécharger ce compte rendu avec les présentations http://bit.ly/2qp7WMJ
, de Catherine
Delaunay et de Pierre Haller.
Les
enregistrements audio des présentations sont également téléchargeables :
celui
de Pierre Haller : http://bit.ly/2pePsRE
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Paroles entendues
-
La
souffrance peut-être sublimée chez les artistes.
-
La
loi Leonetti sur la fin de
vie n’est pas toujours facile à appliquer. L’arrêt des soins n’est pas sans
souffrance.
-
La
souffrance est le revers de la médaille du fait que nous sommes des êtres
sensibles. Le mal est le revers de notre liberté. Il y a des revers positifs.
-
Dieu
n’est pas à l’origine de la souffrance, mais notre narcissisme.
-
La
souffrance, c’est être soumis à la domination d’un autre. Les enfants et les
personnes abandonnés affectivement sont marqués par une atrophie des lobes
pariétaux, selon Cyrulnik. Face à la souffrance
les professionnels sont parfois nécessaires, mais avec de l’empathie. La
guérison demande de la patience et du temps.
-
La
souffrance n’est pas nécessaire mais inéluctable. La solution serait le
détachement, mais ce serait contraire à la vie.
-
La
souffrance résulte de l’attachement.
-
Le
bouddhisme parle le mieux du détachement.
-
On
assiste aujourd’hui à une libération de la parole sur la souffrance.
-
Certains
cancers se développent en silence sans souffrance. Les représentations de la souffrance
varient selon les lieux et les époques.
-
La
souffrance au travail est reconnue aujourd’hui.
-
Le
burnout résulte d’un mal-être dont on n’entrevoit pas la fin. Il faut mieux réguler
le monde du travail.
-
La
souffrance morale est plus importante aujourd’hui à cause de la
complexification du quotidien. Elle a des conséquences sur le corps pour
lesquelles on n’a pas de remède. Il faut trouver du sens. Être dans le vide est
pénible.
-
Il
faut prendre en compte la durée et la réversibilité de la souffrance.
-
La
souffrance est plus dure seul qu’accompagné.
-
Il
faut de l’empathie et de la distance face à la souffrance d’un proche.
-
Souffrir
ensemble crée des liens.
-
Il
faut aider les aidants.
-
Une
souffrance peut en cacher une autre.
-
Peut-on
vraiment accompagner quelqu’un dans la souffrance si on n’a pas souffert
soi-même ?
-
Il
faut faire un travail sur soi pour comprendre une souffrance qu’on n’a pas
vécue soi-même. Le corps et l’esprit ne font qu’un. On peut être attaché à
quelqu’un sans en être dépendant.
-
« J’aimerais
la mort si un jour j’en connaissais la cause ».
-
La
musique a comblé ma souffrance causée par la maladie de ma sœur. J’ai fait le
deuil de mon illusion de puissance.
-
Face
à la souffrance physique ou psychique, on ne veut pas d’explication, on veut
qu’elle disparaisse. Il faut parfois travailler et souffrir pour arriver à un
résultat positif. Pire que la souffrance, c’est l’indifférence à l’autre. Entre
le néant le chagrin, choisir le chagrin.
-
Non
à 100%, la souffrance n’a pas de sens. Peut-être pour soumettre l’autre.
-
Dans
« Réparer
les vivants »,
Maylis de Kerangal évoque la possibilité de sublimer la souffrance morale.
-
Je
n’ai pas connu de grandes souffrances, mais les petites m’ont aidé à déchiffrer
le monde.
-
Le
malheur est inacceptable, il faut le combattre avec fraternité.
-
Seuls
ceux qui souffrent peuvent répondre au sens de leur souffrance.
-
La
souffrance peut être un refuge.
-
Les
gens qui ne réfléchissent pas peuvent commettre les pires actes. Les techniques
de management sont insidieuses. Il faut accepter l’échec.
-
Il
faut réduire les rapports de force pour réduire la souffrance
-
La
souffrance est un outil pour nous faire changer.
-
La
souffrance éveille notre conscience.
ooo
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