Nous étions 24 personnes à participer à ce café philo, le samedi 28 mars 2026 de 15 h à 17 h 30 - Espace Lesseps 12, rue Ferdinand de Lesseps à Bouffémont (Val-d’Oise) sur le thème :
« L’oubli est-il une faiblesse ou une force ? »
Les thèmes des prochains cafés philo ont été choisis :
+ Samedi 18 avril 2026 à 15 h :
« Y a-t-il des colères légitimes ? »
« Une société peut-elle être malade ? »
+ Samedi 27 juin 2026 à 15 h :
« Autorité ou tentation autoritaire ? »
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Télécharger ce compte rendu comprenant les textes des présentations de Catherine Delaunay, de Pierre Haller ainsi que le poème d’Arlette Coutin.
Les enregistrements audios des interventions de ce jour à Bouffémont peuvent être écoutés :
Catherine Delaunay: http://u.pc.cd/uqL7 (35 minutes)
Pierre Haller : http://u.pc.cd/nwxrtalK (14 minutes)
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Paroles entendues dans l’assemblée
- L’oubli est souvent vécu comme une défaillance.
- La mémoire enregistre, conserve, reconnaît et rappelle.
- Les différents types de mémoire sont plus ou moins fragiles. Les mémoires affectives sont les plus robustes.
- Dans un roman de Borges le héros n’oublie plus rien. Il finit par en être asphyxié.
- Les animaux gardent aussi le souvenir de leurs maltraitances.
- Il faut oublier pour pouvoir agir dans le présent.
- Selon Sigmund Freud, le refoulement est un mécanisme de défense. Mais il ne fonctionne pas toujours.
- Selon Bachelard, l’oubli est nécessaire pour le progrès scientifique. La science évolue car les vieux savants finissent par mourir, a dit quelqu’un.
- On se raconte des histoires. Elles sont remaniées constamment par l’affectif, l’intérêt, l’utilité et la fréquence des répétitions La mémoire et plastique.
- Les manipulations des opinions publiques reposent sur celles des mémoires collectives.
- Les protocoles thérapeutiques de la mémoire cherchent à se désolidariser de son passé par l’oubli de l’émotion associée.
- La perception d’un livre est différente selon les personnes et leur mémoire.
- Les témoignages sur un même fait sont souvent fragiles et différents.
- L’EMDR aide à mettre de la distance par rapport à un traumatisme.
- La mémoire sert à vivre dans le présent.
- Les traumatismes sont inscrits dans l’ensemble de l’organisme.
- La mémorisation est variable selon les individus.
- La mémoire affective résiste le mieux au temps.
- Le téléphone portable sert de mémoire.
- Le pardon ce n’est pas l’oubli.
- Il existe une mémoire inconsciente.
- On oublie lorsque le pardon est demandé. Sinon l’oubli est impossible.
- Ce sont les affects du vécu qui permettent les classements dans la mémoire.
- J’ai une mémoire gustative comme Marcel Proust avec sa madeleine.
- Les événements de l’enfance sont difficiles à oublier.
- J’ai un devoir de transmission de ma vie à mes enfants et petits-enfants.
- En général les petits-enfants ne s’intéressent pas à la mémoire des anciens.
- L’oubli est une protection. Les peuples qui ont oublié leur histoire sont condamnés à la reproduire.
- Les nourrissons n’ont pas de mémoire. La mémoire se construit au fil du temps. La mémoire est un phénomène complexe.
- La mémoire est une pathologie.
- On ne peut pas manipuler la mémoire. Il faut faire avec. Il faut accepter.
- La mémoire est comme une nappe phréatique qui se remplit et se vide.
- La vie peut nous anesthésier.
- Mémoire et oubli sont les 2 faces d’une même médaille.
- Il faut développer non pas la mémoire mais la capacité d’adaptation.
- Rien ne sert de ressasser les mauvais souvenirs si on ne peut rien changer.
- Il faut prendre conscience des névroses familiales héritées de nos ancêtres et éviter de les retransmettre à nos enfants.




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