Station "L'homme et le cosmos"

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Cadran solaire analemmatique - juin 2014

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Pour trouver le Chemin du Philosophe : carte (avec le GPS, programmer 177, rue de Paris, Montlignon, le parking est proche)

L'adhésion à l'association implique une éthique de neutralité et de tolérance ainsi qu'une étiquette de courtoisie.
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ACTIVITES

PROGRAMME DES ACTIVITES

NOS CAFÉS PHILO

Nos cafés philo fonctionnent selon les principes de respect des intelligences, de neutralité et de partage

énoncés, par exemple, sous l'onglet "Qu'est-ce?" du site de cafesphilo.org ou la vidéo

en général les derniers vendredis du mois, sauf pendant les vacances scolaires

A 20 heures, 11 rue Ferdinand Lesseps à 95570 Bouffémont Plan

(Photo +Parking derrière l’immeuble de la Poste)

La participation est libre.

Prochains cafés philo

préparés et animés par Catherine Delaunay et Pierre Haller

+ Vendredi 28 avril 2017 : «La souffrance–t-elle un sens ?»

+ Vendredi 28 mai 2017 : « La liberté d’expression nuit-elle à la liberté de pensée ? »

+ Vendredi 30 juin 2017 : « Que penser de l’individualisme contemporain ? »

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Programme 2017 de « TOUS PHILOSOPHES ! »

avec le Réseau des médiathèques de Val Parisis

Télécharger le programme 2017 « Tous philosophes » ou voir sur le site Internet de ces médiathèques.

+ Cafés philo préparés et animés par Catherine Delaunay et Pierre Haller

- Samedi 9 septembre 2017 à 15 h : Médiathèque de Saint-Leu-la-Forêt . « Les progrès scientifiques et techniques vont-ils de pair avec le progrès social et moral ? »

- Samedi 4 novembre 2017 à 15 h : Médiathèque d’Ermont. « L’autre et moi ».

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+ Cours d’initiation sur l’histoire de la philosophie (1 h 30) par Catherine Delaunay

- Samedi 7 janvier 2017 à 15 h : Médiathèque d’Eaubonne. « La naissance de la philosophie, des présocratiques à Socrate ». Compte rendu

- Samedi 4 mars 2017 à 15 h : Médiathèque de Saint-Leu-la-Forêt. «Platon et Aristote ». Compte rendu

- Samedi 3 juin 2017 à 15 h : Médiathèque d’Ermont. « Les Epicuriens et les Stoïciens ».

- Samedi 7 octobre 2017 à 15 h : Médiathèque d’Eaubonne. « Descartes et l’émergence du rationalisme ».

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+ Révisions pour le bac philo dans le cadre de l’opération Big Bosse https://www.facebook.com/operationbibbosse/ des Médiathèques. Intervention de Catherine Delaunay :

- Mercredi 7 juin 2017 de 10 h à 13 h à la médiathèque d’Ermont

- Jeudi 8 juin 2017 de 10 h à 13 h à la médiathèque d’Eaubonne

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AUTRES ACTIVITÉS DE L'ASSOCIATION

+ Dimanche 30 avril 2017 à 10 h : Performance chorégraphique sur le Chemin du philosophe en forêt, dirigée par Christine Léger, chorégraphe.

S’inscrire : chauvoischristine@gmail.com

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Avec l’association Lélia de l’Isle Adam

+ Café philo préparé et animé par Catherine Delaunay et Pierre Haller

- Jeudi 15 juin 2017 à 19 h 30 : « La violence est-elle inhérente à l'homme ? »

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ACTIVITES DE NOS AMIS ET CONNAISSANCES

+ L’ONF invite les usagers de la forêt à une sortie SAMEDI 20 MAI – DEPART 9H30 – RV PARKING FORESTIER DE LA ROUTE DU REPOS DE DIANE. Comment se gère une forêt ? Pourquoi coupe-t-on des arbres ? Quelles sont les différentes interventions de l’ONF et ses missions ? Cliquez sur le lien suivant pour obtenir toutes les informations : En forêt de Montmorency

Réservation : ag.versailles@onf.fr

samedi 15 octobre 2016

Compte rendu du café philo du 14 octobre 2016.Travail.







Nous étions 26 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 14 octobre 2016, dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de Bouffémont (Val d’Oise), sur le thème :
« Travailler moins, est-ce vivre mieux ? »
Télécharger l’ensemble du compte rendu avec les présentations, de Catherine Delaunay et de Pierre Haller.
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Paroles entendues
-         Ecouter la chanson de Georges Moustaki : « Nous prendrons le temps de vivre »
-         Travailler, c’est produire de la valeur économique, différente de la valeur d’usage. Jusqu’en 1970 les fonctionnaires n’étaient pas considérés comme des travailleurs productifs. 30 % du PIB est distribué aux actionnaires. Le salaire est socialisé par les cotisations sociales.
-         Ecouter « Les mains d’or » de Bernard Lavilliers.
-         Ce qui m’a le plus pesé au travail, c’est le poids de la hiérarchie.
-         Il ne faut pas se référer seulement à l’économie pour déterminer la valeur du travail.
-         Le but du travail : l’économie, s’occuper, être en paix avec soi-même.
-         Le travail, c’est produire des objets, des services, des biens intellectuels. La valeur d’usage est différente de la valeur économique. Le salarié en insertion reprend confiance en lui et à son utilité sociale. Les conditions de travail sont variables selon les entreprises. L’économie sociale et solidaire prend en compte d’autres critères qu’économiques.

-         On ne peut pas dissocier individu et société. Le travail est un fait sociétal. Dans le temps, les nobles et le clergé ne travaillaient pas, mais parlaient tout de même de la fonction rédemptrice du travail. Il faut un droit à la paresse.
-         Ne pas travailler, c’est vivre mal dans notre société.
-         Les gens qui ne travaillent pas devraient trouver un autre rôle dans la société.
-         J’ai travaillé avec les dockers en Erythrée, c’est épouvantable. J’ai travaillé avec ceux de Marseille, c’est le paradis en comparaison. 
-         Le temps de travail des bénévoles est parfois valorisé en termes monétaires.
-         L’économie a poussé à la surconsommation au détriment de la planète.
-         La société de consommation pousse à produire sans fin des objets éphémères. Il faut recycler. Réaliser une œuvre est durable.

-         L’addiction au travail est une aliénation.
-         J’ai travaillé 100 heures mon piano pour une heure de concert. Le travail artistique est spécifique à chaque type d’art.
-         Le travail artistique des violonistes semble causer moins de troubles squeletto-musculaires que le travail de bureau. La souffrance physique et morale au travail se traduit souvent par des troubles squeletto-musculaires.
-         Est-ce que les femmes ne vivaient pas mieux au foyer ?
-         Les femmes ont toujours travaillé, souvent durement, sauf dans un certain modèle bourgeois à partir du 19ème siècle. Dans le monde agricole tout le monde travaille. En Afrique, certaines femmes travaillent aux champs avec le bébé attaché dans le dos.
-         D’une part, l’hypertrophie du travail conduit à l’abrutissement. D’autre part,  il y a de moins en moins d’emplois et davantage de cas de décrochement social avec des sentiments de non-sens de la vie et de non-utilité sociale. Le chômage n’est pas synonyme de temps libre pour l’épanouissement personnel. Le chômeur est une proie pour le populisme politique. La dégradation du travail entretien les personnes dans un état de dépendance.

-         L’école ne fait pas le nécessaire pour valoriser l’apprentissage.
-         Les parents ne peuvent plus nommer leur travail aux enfants. Il y a le temps du travail et le temps de la vie.
-         Les gens sont payés pour consommer.
-         Il faut valoriser l’enseignement en payant mieux les enseignants.
Tour de table
-         Le nombre d’emplois va en diminuant. Il faudra intégrer d’autres valeurs non économiques dans le travail.
-         On peut s’investir dans d’autres activités qu’économiques.
-         Travailler mieux pour vivre vieux.
-         Le chômage ne va pas diminuer.
-          A la Cité des métiers , on est confronté aux problèmes de burnout et de bore –out des travailleurs.
-         Il faut réinventer le travail.
-         Les épouses des artisans n’étaient pas reconnues comme travailleuses. Il y a un manque de valorisation.
-         Il y a un problème de formation. Le politique parle trop d’économie. Il faut faire parler les jeunes, les préparer à la coopération, aller sur le terrain. Certains chefs d’entreprises le font.
-         Le sujet « travailler moins pour vivre mieux » est un sujet opportuniste, comme certaines maladies. Je suis « workaholic », retraitée en principe, je continue à être sollicitée 50 heures par semaine par mon travail d’orthophoniste parce que le métier connaît une grave pénurie suite à des ukases ministériels.
-         Le Bhoutan a introduit dans sa comptabilité nationale la notion de Bonheur National Brut. Mais il s’agit tout de même d’une société féodale et moyenâgeuse.
-         On ne s’occupe pas assez des métiers du futur.
-         Les besoins de bases devraient être automatiquement satisfaits. La société de consommation est avant tout hiérarchique.

-         Après 40 ans de métiers et 10 ans de retraite, je continue à travailler par plaisir et par choix. Avant je perdais ma vie à travailler professionnellement. Le travail est source de liens sociaux intenses. Il faut travailler mieux pour préserver la planète et pour partager le travail.
-         On se défausse trop sur le politique. Nous sommes collectivement responsables.
-         En Ardèche ou en Lozère, il y a actuellement un grand nombre de personnes qui ne vivent pas si mal que d’allocations et de petits  boulots.
-         Le travail volontaire sera un jour comptabilisé dans le PIB. Nous allons vers une société de troc de services.
-         Comment vivront à l’avenir les laisser-pour-comptes du progrès ?
-         On assiste à une dégradation psychologique du travail. Le rendement passe avant la qualité du travail. La précarité des emplois profite aux actionnaires. Il faut revenir à l’humain.
-         Le regard sur l’autre est fonction de son travail.
-         Faut-il vivre pour travailler ou travailler pour vivre ? Le travail restera une contrainte. Les besoins de l’homme ne sont pas liés au travail mais au temps libre. Le travail est différent de l’activité.
-         En Allemagne beaucoup de gens ont plusieurs boulots pour survivre, ce qui par ailleurs fait baisser le taux de chômage. L’immigration répond aux besoins de l’industrie. L’économie sociale et solidaire représente en France 10 % du PIB et 2 millions d’emplois. 600.000 postes peu qualifiés ne sont pas pourvus en permanence. On ne connaît pas les métiers de demain (énergies renouvelables, économie d’énergies, recyclage). On est en permanence en mutation technologique. La formation est un enjeu capital. Les savoirs de base font souvent défaut.
-         Pour moi, vivre c‘est travailler. Toute vie est travail.

-         Jacques Duboin(1878-1976) a inventé l’économie distributive basée une monnaie distributive, une monnaie de consommation, correspondant à l'activité économique et ne permettant aucune spéculation ; un revenu de base universel ; un partage du travail lié à la signature d'un « contrat social » ; une démocratie locale et participative ; la propriété d'usage.
-         Personne ne va dire que le but de l’existence est le travail.
-         Il faut une juste harmonie entre travail et loisir.
-         Il faut une juste harmonie entre les intérêts de la personne et celui du système économique.
-         Il faudrait un plus juste équilibre entre les parties prenantes et les pouvoirs en jeu : travailleurs, entrepreneurs, actionnaires, syndicats, politiques, Etat.
-         Il faut former les dirigeants à l’humain.

samedi 1 octobre 2016

Compte rendu du Café philo du 30 septembre 2016, Interdits

Léonard de Vinci-Chapelle Sixtine du Vatican 1512-Adam et Eve chassés du Paradis

Nous étions 37 personnes à participer à ce café philo, le vendredi 30 septembre 2016 dans les locaux du centre Ferdinand Lesseps de Bouffémont (Val d’Oise), sur le thème :
« Peut-on vivre en société sans interdits ? »
Télécharger l’ensemble du compte rendu avec les présentations de Catherine Delaunay, d’Arlette Coutin, de Georges Sananès et de Pierre Haller.
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Paroles entendues
-         Antigone illustre la transgression de l’interdit.
-         La fête des fous au Moyen-âge était une soupape de sécurité.
-         Les carnavals dans le Nord effacent momentanément les hiérarchies sociales.
-         L’interdit a aussi une connotation positive, il crée du lien social. L’interdit alimentaire est constitutif de certains groupes.
-         L’interdit est une limite à nos désirs. Sade a payé ses turpitudes par la prison.
-         Les règles se complexifient à mesure que la société se complexifie.
-         L’homme est sujet et objet de la loi.
-         Est-ce que l’interdit est juste ou injuste pour moi ?
-         L’interdit peut être source de conflit d’intérêt. Le vol peut être moralement justifié.
-         Les règles évoluent dans l’espace et dans le temps.
-         Le droit d’ingérence était interdit dans mon enfance.
-         Il faut parfois braver les interdits. Exemple Rosa Parks pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis.
-         Les interdits obèrent la créativité (ou la stimulent ?). Notre société multiplie les interdits.
-         Le droit social a évolué grâce à la transgression d’interdits.
-         L’origine de la vie est une transgression.
-         Il faut transgresser les lois iniques ou scélérates.
-         Peut-on tout faire ce qui est possible en biologie ?
-         Sans interdit, n’importe qui fait n’importe quoi.

-         « Toute justice est une injustice qui sera remplacée par une autre justice » selon Elias Canetti.
-         Les fous, qui ne savent pas qu’ils sont fous, n’ont pas d’interdits.
-         Il y a des sociétés avec d’autres codes.
-         Je crois davantage aux vertus de la culture qu’à la multiplication des interdits.
-         On ne maitrise plus l’inflation des lois.
-         L’interdit doit être discutable et utile.
-         Le pacte social est constitutif de la personne.
-         Les interdits structurent les sociétés en bien ou en mal. Exemple le système de castes en Inde.
-         Pas de société stable sans interdits et de valeurs morales.
-         J’aurais préféré que l’on parle de prescriptions.
-         Les interdits ne sont pas figés.
-         Il faut tenir compte de l’évolution de la société.
-         Il faut parfois transgresser.
-         Le droit des femmes a évolué par la transgression des lois patriarcales.
-         La démocratie est le meilleur moyen de faire évoluer es interdits.
-         Les interdits révèlent notre humanité qui a besoin de sécurité, de santé et d’environnement sain.
-         A quoi sert un interdit si on ne peut le faire respecter ?
-         Peut-on rester soi sans interdit ?
-         Chacun est responsable.
-         L’éducation doit apprendre aux enfants à obéir sans soumission et sans rébellion perpétuelle.
-         Les normes devraient se discuter avec tous et non être imposées par une élite.
-         Le mot interdit me donne envie de désobéir.
-         « Aime et fais ce que tu veux » , Saint-Augustin.
-         Peut-on vivre en société sans liberté ?
-         On peut combattre les interdits lorsqu’ils ne sont pas justes.
-         Les lois viennent d’en haut. Il faut que chacun questionne ses propres interdits.
-         La technologie moderne est au service de la répression efficace.
-         Les génies (Einstein, Léonard de Vinci) ont transgressé les normes en vigueur.
-         Il faut des règles de vie. Cela s’apprend dès l’enfance.
-         L’esprit qui n’est pas libre ignore sa prison.
-         Il faut contrôler les contrôleurs.
-         Il faut désobéir avec la raison et le cœur.

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