Station "L'homme et le cosmos"

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Cadran solaire analemmatique - juin 2014

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énoncés, par exemple, sous l'onglet "Qu'est-ce?" du site de cafesphilo.org ou la vidéo

en général les derniers vendredis du mois, sauf pendant les vacances scolaires

A 20 heures, 11 rue Ferdinand Lesseps à 95570 Bouffémont Plan

(Photo +Parking derrière l’immeuble de la Poste)

La participation est libre.

Prochains cafés philo

préparés et animés par Catherine Delaunay et Pierre Haller

+ Vendredi 30 juin 2017 : « Que penser de l’individualisme? »

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Programme 2017 de « TOUS PHILOSOPHES ! »

avec le Réseau des médiathèques de Val Parisis

Télécharger le programme 2017 « Tous philosophes » ou voir sur le site Internet de ces médiathèques.

+ Cafés philo préparés et animés par Catherine Delaunay et Pierre Haller

- Samedi 9 septembre 2017 à 15 h : Médiathèque de Saint-Leu-la-Forêt . « Les progrès scientifiques et techniques vont-ils de pair avec le progrès social et moral ? »

- Samedi 4 novembre 2017 à 15 h : Médiathèque d’Ermont. « L’autre et moi ».

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+ Cours d’initiation sur l’histoire de la philosophie (1 h 30) par Catherine Delaunay

- Samedi 7 octobre 2017 à 15 h : Médiathèque d’Eaubonne. « Descartes et l’émergence du rationalisme ».

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dimanche 26 juin 2011

Compte rendu du café philo ; l’idéal


Les anneaux borroméens pourraient symboliser l'intrication du réel, de l'idéal et de l'action,
où chacun maintient l'ensemble.

Nous étions vingt-cinq en ce jour de la Saint-Jean au café philo de Margency pour débattre du thème : « L’idéal a-t-il encore un sens pour nous aujourd’hui ? » Nous avons également voté les thèmes des deux prochains cafés philo. Vendredi 30 septembre 2011 : « La tentation du populisme en politique ». Vendredi 28 octobre 2011 : « Peut-on avoir raison contre les faits ? »

L’étymologie du mot idéal est eïdos en grec et idea en latin qui veulent dire forme, idée. Il s’agit d’une idée positive en vue d’un perfectionnement. Habituellement le terme idéaliste, en s’opposant au réaliste, est plutôt péjoratif. Bien des idéologues idéalistes n’ont pas hésité à sacrifier les vies d’autrui pour leur idéal. Au sens moral, l’idéaliste a une connotation positive, puisqu’il se réfère à des valeurs qui le dépassent. Idéaliser c’est surestimer la valeur d’une personne, d’une situation ou d’un objet. L’idéalisme concerne les doctrines philosophiques qui accordent la prééminence aux idées et à l’esprit. Par exemple Platon, au 5ème siècle av. J.C., considérait que les objets n’existent pas, seules les idées préexistent. L’idéalisme s’oppose au matérialisme, à l’empirisme ou au pragmatisme.

L’idéal est en rapport avec l’appareil psychique humain. Certains modèles psychanalytiques distinguent :
-          Le moi idéal est une formation psychique inconsciente et narcissique caractérisé par un sentiment de toute puissance infantile qui peut se prolonger à l’âge adulte.
-          L’idéal du moi et le sur-moi, chez Freud ces deux instances de la psyché sont tantôt synonymes, tantôt différentes. L’enfant en principe abandonne progressivement une part de son narcissisme pour adopter les modèles d’idéaux collectifs des parents et des éducateurs ; il se construit son propre « idéal du moi ».
-          Le sur-moi désigne une des trois instances de la personnalité constituée par le ça, le moi et le sur-moi. Ce dernier intègre les normes, les règles de conduite et les interdits transmis par les parents et le groupe, ils sont intériorisés pour jouer le rôle de conscience morale.

Dans son ouvrage. « Avoir un idéal, est-ce bien raisonnable ? ».(Marabout),  Michel Lacroix établit les différences entre les notions de valeur et d’idéal sur la base d’exemples tels que  la citoyenneté, la liberté, la laïcité, le respect des lois, l’égalité de l’homme et de la femme, l’antiracisme, etc. Ce sont des valeurs pour les personnes qui se contentent d’en parler ou qui les appliquent occasionnellement en fonction des circonstances. Ce sont des idéaux pour ceux qui en font l’axe même de leur existence. L’idéal peut aussi être refus du réel. C’est parfois une réponse au mal subi « Dis-moi ton idéal, je te dirai quelle a été ta souffrance ». Le passage de l’idéalisme rêveur à l’idéalisme actif correspond à celui de l’éthique de conviction à celle de responsabilité.

Quelques pistes de réflexions.
Pourquoi les idéaux seraient-ils dénués de sens aujourd’hui ?
-          - A cause de l’affaiblissement des religions et des idéologies ?
-          - Parce qu’ils ne seraient que des illusions pour l’homme du 21e siècle ?
-          - Parce qu’ils ne seraient qu’une résurgence de l’univers merveilleux intra-utérin infantile ?
-           -Parce qu’ils seraient tous relatifs et provisoires ?
-           -Parce que notre époque est celle de la transgression ?

Après tout, qu’est-ce que ça changerait si l’idéal n’existait pas ? A quelles conditions les idéaux sont-ils légitimes et utiles ?

L’idéal est avant tout une construction de l’esprit humain. Il semble lié au fonctionnement même du système cognitif humain qui par nature a besoin d’ordonner sa représentation du monde et de tendre en permanence vers le dépassement. « Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison», selon Emmanuel Kant (1724-1804).Par ailleurs, il y aura toujours un décalage entre les modèles de nos représentations mentales  et de la réalité.

Les idéaux dans l’histoire
Dès les VIIIe et VIIe siècles avant J.-C., les astronomes babyloniens commencèrent à étudier la philosophie à partir d'un idéal naturel de l'univers, de même qu'ils ébauchèrent une logique interne au sein de leur système prophétique planétaire.

La première charte des droits de l'homme par Cyrus II (dit aussi Cyrus le Grand, vers 559 av. J.-C. à 529 av. J.-C.) est vu comme un reflet des questions et pensées exprimées par Zarathoustra, et développées dans les écoles de pensée zoroastriennes. Ce courant de pensée fut fondé au cours du premier millénaire av. J.-C.

Les Vers d'Or de Pythagore (80 vers) (580-495 av. J.-C.) constituent un ensemble de préceptes de sagesse :
Honore en premier lieu les Dieux Immortels dans l'ordre qui leur fut assigné par la Loi.
Respecte le Serment. Honore ensuite les Héros glorifiés....

L’idéal des anciens philosophes en Grèce : sérénité  et  maîtrise des passions. Pour les Epicuriens comme pour les Stoïciens, il s’agit de bien vivre en donnant du sens au présent sans se réfugier dans l’illusoire du futur ou du passé. Ordre, mesure, carpe diem.

Les trois piliers de la sagesse chinoise, le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme convergent vers un idéal de bonheur fondé sur une existence paisible : familiarité avec l’invisible, harmonie sociale, qui font intervenir l’ordre social, les rapports au corps, à la nature, à la culture, à la transcendance. Le déploiement des pétales du lotus suggère l'épanouissement de l'âme et l’idéal de la pure beauté à partir de ses origines boueuses aussi bien dans les religions chinoises qu’indiennes.

L'idéalisme allemand est le nom générique que l'on a donné à un ensemble de philosophies développées en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Les représentants sont Kant, Fichte, Schelling, Hegel, Hölderlin. Hegel (1770-1831) et l’idéalisme absolu : la seule réalité est l'Esprit absolu, l'esprit est tout et tout est esprit. L'Esprit absolu est aussi Raison universelle : « Ce qui est rationnel est effectif, et ce qui est effectif est rationnel » (Philosophie du droit, préface).
On appelle idéalisme toute théorie philosophique qui considère que la nature ultime de la réalité repose sur l'esprit, sur des formes abstraites ou sur des représentations mentales. Du point de vue de la philosophie de la connaissance, l'idéalisme s'oppose au réalisme, qui affirme que le monde externe a une existence indépendante de la conscience et de la connaissance qu'on peut en avoir. Du point de vue de la philosophie de l'esprit, l'idéalisme s'oppose au matérialisme, qui affirme que la réalité ultime est la matière. Le réalisme est un terme générique qu'on utilise pour désigner une certaine tradition philosophique. Il s'agit d'une conception qui affirme l'existence ontologique du réel indépendamment de l'esprit, c'est-à-dire d'objets extérieurs à nous. Par exemple, le platonisme, inspiré de la théorie platonicienne des Idées, est une forme de réalisme idéel.

Dans les années 1960 la Californie a été le berceau d’un mouvement avec idéal le développement personnel  qui a touché une grande partie du monde occidental. Ce mouvement plonge ses racines dans les sagesses antiques occidentales et orientales. Le courant New Age date de cette époque. Il a entrainé la mise au point de nouvelles pratiques de transformation de soi (créativité, aptitude à la communication, stabilité émotionnelle, bien-être) et des méthodes psychothérapeutiques (réduction des souffrances psychiques). Les boites à outils de développement personnel se sont progressivement substituées aux idéaux religieux ou idéologiques.

Les religions ainsi que certaines idéologies politiques proposent et le plus souvent imposent des idéaux sociaux et individuels, qu’ils instrumentalisent parfois au service de leurs pouvoirs.

Certains philosophes de langue française proposent des idéaux pour les temps actuels : Luc Ferry : une spiritualité laïque. André Comte-Sponville : un humanisme athée. Alexandre Jollien : la sculpture de soi. Michel Onfray : une éthique hédoniste.

Il n’est toutefois pas certain que les idéalistes ou les philosophes  appliquent à eux-mêmes les leçons qu’ils prodiguent aux autres.

Caractéristiques des idéaux
Le concept d’idéal s’inscrit dans le temps, est inséparable de l’action, s’appuie sur des valeurs et s’applique à différents domaines.
La raison : la vérité.
La morale : les droits de l’homme, les règles de vie.
Les objets matériels : utilité, beauté, sécurité.
Les institutions : utilité sociale (culture, care, sécurité, santé publique, services publics, travail, éducation), équité, probité.
L’idéal naturel : qu’est-ce que l’idéal naturel  aujourd’hui ? La loi du plus fort ? Quelle est la juste mesure entre la nature et la technoculture ?

Comment les idéaux nous accompagnent
L’idéal est un objet de culture qui indique des directions et détermine un cadre de fonctionnement de l’individu et de la société. « On a besoin d'accrocher sa charrue aux étoiles», Ralph Waldo Emerson (1803-1882). « L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide », Albert Schweitzer (1875-1965).

Les idéaux sont souvent mis en œuvre ou régénérés à partir de mythes ou de crimes fondateurs : meurtre d’Abel par Caïn dans la Bible, mort de Jésus sur la croix, atrocités des deux guerres mondiales.  

Les systèmes complexes (sociaux, politiques, technologiques) échappent à un idéal de régulation. Les inconvénients d’une solution accompagnent toujours ses avantages. La stratégie du moindre mal ou du modus vivendi s’impose la plupart du temps.

L’équilibre entre l’idéal et la réalité est toujours  fluctuant. « L’idéalisme, c’est ce qui précède l’expérience ; le cynisme, c’est ce qui lui succède », David T. Wolf (1943-).

Les idéaux se nourrissent aussi de leurs contraires, comme contre exemple, repoussoir ou pour intimider : prison, génocide, racisme, clochardisation, folie, abandon, prostitution.

Les idéaux devraient  s’appuyer prioritairement sur la raison.

Tout idéal excessif est  globalement inapplicable et comporte des effets pervers (moralisme sexuel, prohibition de l’alcool et des drogues douces, liberté, égalité, fraternité, sécurité, communautarisme).

Les idéaux servent aussi à culpabiliser.

Les terres promises deviennent  des enfers lorsqu’on les atteint. « À peine idéalismes, rêves, belles espérances ont-ils le temps de germer en nous, qu'ils sont aussitôt atteints et totalement dévastés par l'épouvante de la réalité », Anne Frank (1929-1945].

« Atteindre son idéal, c’est le dépasser du même coup »,  Friedrich Nietzsche (1844-1900).

Les idéaux sont battus en brèche par les situations de crise : guerre, pauvreté, menace. « Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions », John Fitzgerald Kennedy (1917-1963).

Aujourd’hui, les diversités et les instabilités des trajectoires sociales suivies par les jeunes, les étudiants, les salariés, les chômeurs, les pauvres, les retraités, les divorcés, les célibataires, les handicapés, les immigrés, les sans-papiers, etc. conduisent à s’interroger sur les aspirations immédiates de chacun, même si l’aspiration ultime est le bien-être. Qu’est-ce qu’une existence accomplie idéalement dans chacun de ces cas ?

Les dérives des idéaux.
Parfois la lutte pour un idéal participe au renforcement du vice qu’il combat : prohibition alcool, drogue, prostitution. Certains idéaux s’avèrent délétères : nationalisme, mythe de la pureté virginale maintenant le statut minoritaire de la femme, la perfection ou l’infaillibilité auto-proclamée des potentats, certains codes de l’honneur. En politique l’idéalisme idéologique a couvert les pires crimes : nazisme, communisme, nationalismes, colonialisme. Le libéralisme contemporain se réclame de l’idéal de la loi naturelle du plus fort et des vertus supposées d’autorégulation des systèmes économiques.

Les diktats des idéaux moraux et religieux ont plongé des milliers de personnes dans le malheur au cours de l’histoire : blasphémateurs, bâtards, enfants du péché, femmes souillées, crimes d’honneurs, vendetta (qui aujourd’hui revient en Albanie).

Les déontologies professionnelles et les rôles sociaux essentiels servent de paravent aux abus de positions dominantes : affairisme financier, pouvoirs journalistique, médical, policier, sécuritaire. S’adossant à des idéaux et des besoins sociaux essentiels, les abus sont trop peu souvent mis en cause. Bien des politiciens instrumentalisent les idéaux populaires. « L'idéalisme est la noble toge dont les hommes politiques drapent leur volonté de puissance », Aldous Huxley (1894-1963).

Les idéaux de la chevalerie ont souvent été instrumentalisés par les stratèges et conquérants militaires : fidélité, camaraderie, courage, piété, l'humilité, la bravoure, la courtoisie, la foi et l'honneur.

L’idéal du nouvel ordre mondial
Celui-ci, outre ses turpitudes écologiques, financières et militaires, entraine l’emprisonnement massif des populations (0,8% de la population aux USA, 0,6 % Russie, 0,1 % Chine, 0,09 % France) et la culpabilisation généralisée, par exemple par le piégeage des conducteurs sur la route, la complexité et l’inflation des lois, fiscales notamment, la loi internet Hadopi sur le téléchargement, le projet PIPA de juridiction mondiale des USA sur Internet, la  criminalisation des drogues douces ou du tabac. Selon Bernard Harcourt (dans son livre “The Illusion of Free Markets. Punishment and the Myth of Natural Order », Harvard University), l’incarcération de masse et le dogme du marché libre relèvent d’un même environnement idéologique, fondé sur le mythe de l’ordre naturel ou de l’efficience du modèle marchand, impliquant la chasse aux « déréglés » qui ne respectent pas cet ordre.

Paroles entendues.
-          Il n’y a pas d’idéal, mais que de la conscience morale et des projets.
-          L’idéal doit induire l’action.
-          L’idéal se régénère par lui-même.
-          Notre fin justifie l’idéal.
-          L’idéal c’est du passé, aujourd’hui on a des aspirations.
-          Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, c’est n’importe quoi.
-          Il faut savoir remettre en question ses idéaux.
-          L’idéal collectif est difficile à formuler.
-          Notre relatif bien-être aujourd’hui est redevable des idéaux de nos ancêtres.
-          Les idéaux collectifs sont portés par des associations et des institutions.
-          Il existe encore des idéaux collectifs : l’économie sociale et solidaires représente 10 % du PIB et emploie deux millions de personnes en France ; l’idéal européen existe.
-          La société a fait évoluer les idéaux (science, droits de l’homme, tolérance).
-          Les moyens sont aussi importants que les fins.
-          L’idéal c’est de chercher le bon chemin.  
-          L’idéal est impulsé par un courant spirituel.
-          La sagesse n’a rien à voir avec le savoir-faire.
-          Il existe des idéaux contradictoires.
-          L’idéal peut donner des raisons de vivre ou de mourir.
-          Danger des utopies.
-          L’idéal doit s’appuyer sur des valeurs universelles.
-          Il faut agir dans ses limites.
-          Il faut tirer les leçons de l’histoire.
-          Il faut co-construire ensemble les idéaux individuels et collectifs en prenant des risques. Mais on refuse les risques.
-          Il faut risquer la responsabilité et la liberté.
-          Le bonheur est dans l’escalade de la montagne.
-          On peut se tromper d’idéal.
-          L’idéal est un souffle porteur qui transcende la réalité (amitié, l’art, etc.), mais il faut garder les pieds sur terre.
-          Il faut garder ses idéaux face aux crises.
-          Les idéaux sont en mouvement.
-          Quels idéaux reçoivent les gens à travers les jeux vidéo ?  
-          L’idéal européen, ce n’est pas gagné.  Même s’il indique des progrès.
-          L’idéal bourgeois est une imposture pour les gens dans la précarité.
-          Les idéaux religieux  prêchant l’intolérance sont des impostures.
-          Notre idéal économique, c’est le pillage des autres.
-          Le sens de l’idéal est à trouver par chacun.
-          Toutes les cultures ont des idéaux.
-          La bonté, la beauté, la vérité sont des idéaux universels. Leurs mises en pratiques sont toutefois différentes.
-          L’idéal mis en exergue par la publicité est le matérialisme et le narcissisme.
-          Les idéaux comportent des injonctions contradictoires. Le chemin idéal c’est celui du moindre mal.
-          Le monde est imparfait

Georges Brassens (1921-1981) pour conclure :
« Gloire à qui, n'ayant pas d'idéal sacro-saint,
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins. »

samedi 18 juin 2011

Le droit humain

Acacias symbole maçonnique


La loge « Avenir et paix » de l’ordre maçonnique mixte international  « Le droit humain » a invité ce vendredi 17 juin 2011 les membres et les amis du Chemin du philosophe à la conférence  « Philosophie et maçonnerie » prononcée par Jean-Pierre Thulier. Nous étions dix-sept du Chemin du philosophe lors de cette « tenue blanche » d’une quarantaine de sœurs et frères de l’ordre dans le temple de la « Rose des vents de Presles » (Val d’Oise). La conférence de Jean-Pierre Thulier était pleine d’enseignements pour les non-initiés et sans doute également pour certains initiés. A partir de l’histoire, il a explicité les liens et les complémentarités de la philosophie et de la maçonnerie. La maçonnerie constitue une tentative d’alliance entre la rationalité de la démarche philosophique et l’ésotérisme de l’approche initiatique. Cette dernière s’inscrit dans les grands courants de pensée de l’humanité (Pythagore, Égypte ancienne, Cabale, christianisme,...) dont elle s’est nourrie au cours de  son histoire.

Le Chemin du philosophe est une démarche bien sûr très modeste en regard de l’édifice maçonnique. Nous partageons de nombreuses valeurs : laïcité, raison, tolérance, liberté de pensée, enrichissement mutuel, fraternité, action et bien d’autres sans doute encore. Le Chemin du philosophe se différencie de la maçonnerie par son absence de rituel initiatique, par son désir de ne pas construire de temple, mais simplement d’y participer ici et maintenant avec sobriété.


« Je crois que nous portons en nous une étincelle de cette lumière éternelle, qui au fond doit éclairer l’être et que nos faibles sens ne peuvent deviner que de loin. Notre devoir suprême est de laisser cette étincelle devenir flamme et de laisser le divin se réaliser en nous. » 
Johann Wolfgang von Goethe, auteur allemand, franc-maçon (1749 – 1832)

Commentaire de notre ami JPR :
Cher P,

Je me réjouis de savoir que votre incursion chez les Francs-Maçons s'est bien passée si j'en crois ton compte-rendu sur le site internet du Chemin du Philosophe et les échanges par mail.
Ton compte-rendu appelle de ma part une seule remarque (un petit ajout en fait). La Maçonnerie s'inscrit effectivement dans les grands courants de pensée que tu cites mais elle a aussi trois sources d'inspiration qui orientent fortement sa démarche :
-        - la philosophie des Lumières, qui son creuset originel,
-        -  la tradition opérative des bâtisseurs de cathédrale qui a déterminé ses rituels et son langage,
-        - la tradition chevaleresque qui a été "récupérée" quelques temps après sa naissance.

C'est à bon droit que tu utilises le mot "ésotérisme" (remarque de D.), pour deux raisons :
-        - toute démarche initiatique n'est réservée, par nature, qu'aux seuls initiés (définition même de l'ésotérisme),
-        -  la connaissance qu'acquiert l'initié ne peut pas provenir d'un enseignement de type pédagogique (ce que pratique par exemple l'Ordre Rosicrucien AMORC) mais uniquement du travail sur soi-même (le "Connais-toi toi-même…" socratique) et de la transformation intérieure (on dit chez nous "la construction du Temple intérieur ou du Temple spirituel").

L'acacia est effectivement un symbole maçonnique (remarque de G.). Bois imputrescible, il est le symbole de l'éternité. Hiram meurt, c'est vrai, assassiné par trois mauvais Compagnons (et non pas par des Apprentis) qui voulaient lui arracher les secrets qu'il détenait en tant que Maître Architecte. Mus par l'ignorance, le fanatisme et l'ambition (c'est ainsi que les trois Compagnons sont décrits dans nos rituels), ils voulaient accéder à un niveau de connaissance qu'ils n'avaient pas encore à connaître. En tuant Hiram, ils tuent le Maître et le savoir est perdu. L'acacia, qui refleurit sur la tombe d'Hiram montre qu'il n'es pas totalement perdu, et qu'en partant à sa recherche on devrait pouvoir le retrouver. C'est cette "légende" (voir le texte sur le mythe d'Hiram) qui fait que le Franc-Maçon est à la recherche de la "Parole perdue"  et que, tant qu'elle n'est pas retrouvée, il ne peut tenir une vérité pour acquise.

Il ne faut pas s'affecter des références à Dieu (remarque sur le mot "divin") car en Maçonnerie il est utilisé de façon symbolique. D'ailleurs on ne dit pas Dieu mais "Grand Architecte de l'Univers" ni Bible mais "Volume de la Loi sacrée". Ces termes sont non dogmatiques, en raison du paragraphe précédent, et ne sont pas équivalents. Mais dans mes conférences, j'utilise souvent le mot "divin" au lieu de "sacré" ou de "spirituel", juste pour éviter les répétitions.




samedi 4 juin 2011

Saint-Leu-la-Forêt (Val d’Oise) une ville à découvrir.



Dans le cadre de la journée du 4 juin 2011, de découverte de la  ville de Saint-Leu-la-Forêt et de ses environs, le syndicat d’initiative et l’association « Vallée de Montmorency Rando » ont organisé deux groupes de randonnée à travers la forêt domaniale de Montmorency avec une halte sur le Chemin du philosophe. Nous étions au rendez-vous pour expliquer notre démarche au pied de la sculpture « Humanité » de Michel Leclercq...